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tranchant mieux avec la teinte rouge brillant du carmin sur les noyaux. D'où l'emploi d'une coloration combinée : coloration hématique virée pour le fond, coloration brillante au carmin pour les noyaux. La coloration hématique et le virage devant être surveillés doivent être faits sur coupes, et alors mieux par des solutions aqueuses; la coloration au carmin, destinée à la décoloration élective, et où par suite l'excès est plutôt désirable, se fait plus énergiquement en masse, ce qui en même temps rend visible la pièce dans le bloc de paraffine, sans que d’ailleurs les milieux ordinaires traversés aient effacé le carmin très stable; ici emploi d’une solution alcoolique plus conservatrice et plus pénétrante. La décoloration partielle du carmin est plus commode en masse, mais pourrait être complétée sur coupes. Comme carmin, le carmin boraté alcoolique par son intensité et sa pénétration, d’où résulte assez rapidement une coloration également répartie. Comme colorant hématique, vu le virage ultérieur, une simple solution aqueuse, et mieux, il semble, en vue du virage, d’hématoxyline müûrie que d’hématéine. Comme vireur, le bichromate de potasse, qui donne un bon virage gris, très définissant sans opacité; et comme #n0rdant le même sel, car, s’il mordance moins énergiquement que d’autres, il ne gène pas le virage à la teinte voulue, et ne laisse pas la coloration hématique masquer celle du carmin sur les noyaux ; très étendu (environ — de la solution saturée), il achève le virage bien avant de commencer la décoloration ; la répétition du mordançage pendant la coloration hématique donne plus de rapiaité. La teinte plus ou moins foncée que prend le carmin par l'alun ammoniacal de fer, utile pour une coloration simple, (outre les inconvénients pour le virage hématique), laisserait moins ressortir le noyau dans la coloration combinée. — Le carmin d'indigo, bleu, respectant les parties colorées par le carmin, pourra être employé sur coupes après traitement en masse par le carmin et l'alcool chlorhydrique ; mais la coloration est moins nette et moins définissante que dans la méthode précédente.
Pour le choix d’une paraffine , une variété plus fusible est indiquée pour diminuer le degré de chauffage, et rendre moins dure la pièce elle-même dans le bloc en sectionnement, tandis qu’une variété moins fusible a l’avantage d’être plus maniable malgré la chaleur de la main, de supporter pour le sectionnement une température ambiante plus élevée, et enfin de donner un ruban qui ne sera
pas perdu par le contact de la main dû aux attractions capillaires ; on peut combiner ces diverses conditions en prenant pour la pénétration une paraffine à 45°, et pour l'inclusion, durant seulement quelques minutes, une autre à 55°, ce double emploi ayant encore ce résultat heureux d'éviter le déplacement des coupes de la pièce si on vient à chauffer un peu trop pour les déplisser. La cuisson de la parafline, qui diminue encore la translucidité me paraît inutile avec certains bons échantillons. La péuélration el l'inclusion se font commodèment dans des capsules d’étain que l’on déchire ensuite, ct dont les dessins du fond peuvent servir à l’orientation. Pour le chauffage, le mieux est une simple plaque chauffante, dont la température reste suffisamment constante le régime établi, ou est réglée par un dispositif spécial très simple.
Le dissolvant préférable de la paraffine, pour la pénétration comme pour le dégagement des coupes, est le æylène, indiquant son imbibilion par l'éclaircissement, dissolvant bien la paraffine, et la faisant pénétrer assez facilement, pas assez volatil pour risquer de laisser des bulles dans la pièce.
Il est plus avantageux de coller les coupes à la lamelle, pour régler leur position, pour le maniement dans les réactifs, pour la comparaison sur la même lame de plusieurs séries, pour ne pas exagérer la profondeur de la coupe dàns la préparation.
Le mode de collage de beaucoup préférable est la dessiccation à l'eau, procédé absolument sûr lorsqu'on à soin par une douce chaleur de maintenir la mollesse de la paraffine ainsi mieux appliquée par les actions capillaires, propre et n’altérant pas la préparation par l'introduction de matières étrangères.
Comme milieu conservateur : la résine d’'Ammar, éclaircissant sans exagération, incolore, au æylène, assez et pas trop volatil.
Pour la déshydratation, en masse, avec intermédiaire de l'alcool. En masse, après l’alcool fort, il est plus sûr de passer par l'a/coo! absolu. Sur coupes, l'alcool fort chasse l'eau; puis l'essence de bergamotte mouille l'alcool fort et s'étale facilement; elle se débarrasse bientôt de l’alcool et de l’eau par leur évaporation. — Pour l’hydratation des coupes, l'alcool fort chasse facilement les essences.
De cette discussion résulte l'adoption de la série suivante d'opérations : Fixer par la solution alcoolique (4) d’ac. nitrique (+ ou plus) ou chromo-nitrique : 2? h. ou plus. — Alcool 70, alc. fort. — Colorer en masse : carmin boraté alcoolique : + à 1 j. — Solution alcoolique 70 d’ac. chlorhydrique à 1 ‘,,, jusqu’à ce qu’il ne se produise presque plus de nuage coloré. — Alcool 70, alc. fort. —
Alcoo! absolu. — Mélange à parties égales d’alc. absolu et de xylène : + h.— Xylène pur, jusqu’à éclaircissement : +h. ou plus. — Y dissoudre paraffine 45°, d’abord à froid, puis progressivement jusqu’à 45°. — Transporter dans un bain de paraff. 45°, dans une capsule d’étain, sur une plaque chauffante, à une place telle qu'il reste d’un côté du bain un peu de paraffine solide : 1 h. à plusieurs h. suivant les pièces. — Glisser progressivement cette capsule jusqu'au niveau de la capsule à bain de paraff. 55°. — Transporter dans le bain de paraff. 55°, orienter par ex. avec les dessins du fond ; (ou, pour les objets très petits, antérieurement entre les traitements par l'alcool absolu et par le xylène : cèdre, orienter avec les lignes du fond sur une mince couche de collodion, la pièce imbibée de cèdre, puis xylène) ; laisser quelques minutes dans le bain de paraffine 55°. — Injecter de l’eau froide sous la capsule : la transporter sur Peau froide ; souffler sur la surface, puis sur la pellicule assez épaisse verser de l’eau froide ; enfoncer dans l’eau. ;
Tailler le bloc d'après la pièce vue à travers la surface inférieure un peu graltée, ou d’après les empreintes de cette surface : les bords supérieurs et inférieurs bien parallèles, l'un des bords latéraux oblique. Coller le bloc à la paraffine sur la pièce mobile du microtome. — Sectionner au "ns en tenant par une extrémité le ruban soulevé (mettre un peu de paraffine (rès molle à la face supérieure
du bloc si les sections n’adhèrent pas bien); disposer le ruban sur une feuille de papier.
Chercher à la loupe les parties du ruban portant dans les coupes le bourgeon; indiquer la fragmentation à une dimension notablement plus petite que la lamelle. — Fixer la lamelle à une lame par une gouttelette d'eau; verser de l’eau sur la lamelle (la frottant entre le pouce et l’index, puis la lavant, si l’eau ne s'étale pas bien). — Couper successivement chaque fragment ; le retourner bout pour bout, en contrôlant par la direction des dents du ruban. — Passer la lame sur une flamme avec précaution et surveillant la
température avec le doigt sous la lame, jusqu’à déplissement complet même dans les coupes des pièces. — Avec un bout de manche plat faire écouler sur un côté l'excès d’eau. — Dessécher en chauffant légèrement, mieux pendant quelques heures.
La lamelle tenue entre les doigts, l’inonder de gouttes de xylène, renouvelé, déversé par le contact d'un coin. Chasser l'excès avec des gouttes d'alcool95; déverser l'excès sur le doigt pour nettoyer l'autre face. — Déposer brusquement à la surface d’un bain d'eau. — (Reprendre par alcool, puis bergamotte, si on s'aperçoit de la persistance d’une pellicule de paraffine, puis de même). — Avec une pince, déposer la lamelle à la surface de la solution étendue (quelques gouttes de solution concentrée dans un verre de montre)
de bichromate de potasse: quelques minutes. — Laver à l’eau en déposant à la surface d'un bain. — Déposer à la surface de la solution aqueuse d'hématoxyline. — Laver en déposant sur l’eau. — Virer
en déposant à la surface du bain de bichromate : + h. à 1h. — Répéter ces deux opérations alternées, ou prolonger le bain d’héma. toxyline avant le virage, jusqu'à coloration suffisante, contrôlée au microscope en renversant la lamelle sur une lame. — Laver sur l’eau, où la lamelle peut restér sans inconvénient assez longtemps.
Chasser l’eau avec des gouttes d'alcool %5 ; déverser l’excès par un coin dépassant le bord de la lame. — Verser des gouttes d’essence de bergamotte, en inclinant pour la répandre sur toutes les coupes; verser l'excès par un coin; attendre quelques minutes ; vérifier l’éclaircissement ou mieux contrôler au microscope. — Chasser la bergamotie par des gouttes de xylène, en attendant un peu, puis répétant ; chasser l'excès de xylène par un coin. — Placer la lamelle retournée, en orientant la position du bourgeon, sur une goutte de résine d'Ammar déposée sur la lame.
En somme, on peut arriver à une technique assez satisfaisante, sauf sur deux points : 1° la fixation, encore trop brutale, lorsqu'elle n’est pas très mauvaise ; 2° les réactifs caractéristiques, les colorants, qui ne servent guère qu’à donner de la visibilité, et sont très infidèles au point de vue de la composition, dont en outre l’altération par les fixateurs est loin d’être connue avec précision.