‹ Recherches sur la religion des MalabarsChapitre 7 sur 75 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Lorsqu'un paria est malade, les PP. Jésuites de Pondichéry, pour éviter de paraïître se souiller en entrant dans la maison d’un paria , se le font apporter en dehors du seuil de la porte , quelque infirme qu’il puisse être, et là lui administrent l’extrème-onction , après l’avoir confessé. Quant aux PP. Jésuites du royaume de Madouré et des autres missions malabares, ils n’entrent jamais dans l'habitation des parias, de peur de contracter une souillure : ils font apporter le malade hors de l'habitation , sous un arbre ou sous une espèce de tente que l’on fait de branches d’arbres et de feuillages , et là , après lavoir confessé, ils lui donnent l’extrême-onction. Mais lorsque le malade est trop faible pour qu’on puisse le transporter jusqu’à ce lieu , sans l’exposer à mourir en chemin , le P. se contente d'envoyer un catéchiste pour consoler le malade.

Les PP. Jésuites donnent pour motifs de cette conduite que, s’ils entraient dans les maisons ou même dans les habitations des parias, les autres Malabars et les brahmanes ne les regarderaient plus eux-mêmes que comme des parias immondes; ils ne pourraient plus avoir aucun commerce avec les hautes castes ; en sorte , disent les PP. Jésuites, qu’il vaut mieux laisser mourir les parias sans sacrements, que de manquer de complaisance pour les préjugés des Malabars.

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