‹ Recherches sur la reprodution des végétauxChapitre 2 sur 9 · GUILBERT · texte numérisé non relu

GUILBERT

GUI ART. j CLARION.

Poiiv la Cliiraic.

Poui.’ la Pharmacie.

I Pom- l’Histoire naturelle.

Pour la Botanif£ue.

ir^TRODUCTION

Ï^ARMi les fonctions qui sont le résultat de la vie, une des plus importantes est celle de la rej)roduction, et c’est aussi l’une des plus difficiles a étudier.

Cette fonction est la même dans les deux branches du règne organique, et ses résultats sont des êtres semblables à ceux dont ils proviennent. Blais si le résultat de la reproduction est toujours le même, il n’en est pas ainsi des moyens que la nature emploie pour parvenir .à son but.

Dans les animaux, les sexes sont le plus souvent séparés, mais les individus, jouissant de la faculté locomotive, peuvent se réunir à des époques déterminées.

Dans les végétaux, les sexes sont ordinairement réunis, soit sur la même plante, soit dans la même fleur, et cela devait être, puis([ue ces êtres sont privés de mouvement, et incapables de se réunir comme les animaux.

Il doit résulter de cette disposition des organes sexuels, des différences bien marquées entre les animaux et les végétaux.

i". Le mode de fécondation doit être beaucoup plus varié dans ces derniers que dans les animaux.

La fécondation peut ne pas avoir lieu dans certains cas, non par cause de difformité des organes, mais par l’éloignement des sexes; c’est ce qui n’ariive jamais dans les animaux, et ce que l’on observe quelquefois dans les plantes.

3°. Les espèces pourront se croiser avec des espèces analogues, et il en résultera des hybrides ; ces derniers seront plus fréquens dans les végétaux que dans les animaux, parce que ceux-ci ayant la volonté et la possibilité de changer de place, ils se trouveront rarement dans des circonstances où ils seront forcés de s’accoupler avec d’autres espèces;, tandis que le hasard ou des moyens artificiels favoriseront souvent ces sortes de fécondations dans les végétaux.

Yoilà par conséquent trois choses à examiner dans la reproduction;

des ve'ge'laux . qui sont la seule partie du l’ègne organique dont je m’occu])erai dans le mémoire que j’ai l’honneur de soumettre au jugement de l’école :

i". Les diflférens modes de fécondation que l’on observe dans les plantes.

2 °. Les moyens par lesquels la nature supplée au manque de fécondation.

3". La production des hybrides, et les circonstances qui la favorisent.

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