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avoir discuté cette question, arrive aux conclusions suivantes: le traitement devra être avant toutexpectant. Expectant, quand il n’y aura aucun accident : il faut toujours bien se garder d'extraire le placenta s’il est déjà engagé dans le col: le traitement sera expectant quand il y aura hémorragie : on se bornera alors au tamponnement ; expectant encore, s'il y a décomposition putride du délivre : les injections antisepliques intra-vaginales et intra-utérines seront suffisantes. Enfin en cas d'accidents par trop graves on fera l'extraction du délivre avec la main qui sera du meilleur emploi. |
En 1886. — Genesteix (1), inspiré par le P: Budin, conclut lui aussi, après une intéressante discussion, à la méthode d’expectation qui a sur sa rivale la méthode d’intervention des avantages qui ne peuvent être contestés. À l'appui de sa thèse il cite de nombreuses observations:
La même année, Gerbaud (2) soutient, dans un excellent travail, que l’on doit toujours se renfermer dans l’expectation, quelle que soit l’époque de la grossesse à laquelle on se trouve et quelle que soit la durée de la rétention. Cette expectation doit être armée contre les accidents hémorragiques et infectieux par tous les procédés d'usage. Le traitement général ne sera pas négligé et parfois on sera autorisé à employer comme moyen d'expulsion du placenta la manœuvre de l'expression utérine.
En 1890. — Audebert (3), en l'absence de phéno-
(1) Genesreix. Thèse, Paris, 1886.
(2) Gersaur. Thèse d'agrégation, Paris, 1886. (8) Dr Aupeserr. De l'intervention dans l'infection puerpérale post-
. abortive, 1890.
mènes infectieux, se contente « d'antisepsie vaginale et intra-utérine, faite par les injeclions intra-utérines, lavages vaginaux, pansement iodoformé ou salolé de la vulve et du vagin ».
S'il se manifeste des symptômes d'infection on fera l'extraction digitale, mais si les phénomènes septicémiques sont généralisés on pratiquera le curettage antiseptique de la cavité utérine.
En 1891.— Bourgogne (1), dans sa thèse inspirée par le P' Pinard, conseille : si le placenta est retenu dans la cavité utérine, d'attendre son expulsion tout en faisant des injections vaginales fréquentes et en maintenant à la vulve un pansement antiseptique. S'il survient de l’hémorragie, injections vaginales chaudes et fréquentes.
En 1891 également, Vibert (2), inspiré par le P:' Tarmier, est partisan de l’expectation antiseptique. La rétention sera traitée par des injections soit de permanganate de potasse à ;%5, Soit d’eau phéniquée à #,, accompagnées de pansement salolé ou 1odoformé à la vulve. Si infection, curage digital: si septicémie généralisée, on fera le curettage en présence de l’imminence du danger. D'autres travaux nombreux, tant en France qu'à l'étranger, sont venus apporter à la question de rétention des idées les plus variables, et tous ces auteurs partisans de l’expectation ont basé leurs opinions et leurs théories
sur le fait que le placeñhta pouvait séjourner longtemps dans
la cavité utérine sans occasionner d'accidents.
(x) Bourcoene. Thèse, Paris, 1891. 4 (2) rer: Thèse, Paris, 1891.