‹ Recherches sur la Rétention du Placenta dans l'AvortementChapitre 23 sur 47 · SALON UE · texte numérisé non relu

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M. Budin a aussi préconisé l'expectation, vieille méthode autrefois bien bonne et aujourd’hui excellente, ditil, grâce à l’antisepsie vaginale et intra-utérine. Toutes ces idées et théories de l'école française, nous les trouvons exposées et discutées dans les récents ouvrages et publications qui traitent ce sujet de la rétention pendant ces dernières années. Nous allons en faire l'analyse, de façon à mettre en quelque sorte cette question au point.

En 18-6, Cordes (1), après avoir réfulé les opinions de l'intervention, termine son étude en disant: « Veillons, surveillons, restons dans ce que j'appelle l'expectation armée, prêts à agir au premier symptôme ficheux ayant

sous la main tout ce qui pourrait nous être utile pour

écarter le danger. On n'enlève pas une tumeur qui peut

devenir dangereuse, mais qui ne l’est pas actuellement et qui même nest pas gênante...…. Mais si le placenta est décollé, la scène change. Décollé, il peut se putréfier si l’antisepsie n’est pas faite régulièrement ; les lochies commencent à devenir odorantes, etc. Nous devons done venir en aide à l'organisme impuissant quand il se produit des contractions utérines, quand la patiente perd du sang, quand la perte sanguine ou simplement séreuse roussätre a une odeur putride. — Enfin, dit-il plus loin, je crois

qu'il a été fait plus de mal par une intervention intempes-

tive, violente ou maladroite, que par une expectation trop

prolongée. »

En 1879, Gruson (2), dans sa thèse inaugurale après

(x) Corpes. Ret. du plac. après l'av. Ann. de gyn., oct. 1876. (2) Grusow. Thèse, Paris, 1879.

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