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ment du sang, suseilant en même temps par sa présence les contractions de l'utérus, achevant par son contact la dilatation du col etenfin au bout d’un certain temps entraînant derrière lui, lorsqu'on le retire, le délivre emprisonné.
Ces avantages précieux ont élé reconnus par beaucoup de partisans de l’expectation. Citons-en quelques-uns :
En 1866, Challier (1) en conseille l'emploi consécutivement avec l’ergot de seigle : c’est pour lui un excellent moyen d'hémostase. D’après lui voici quelle est l’action du tamponnement. Il a une double action : d’abord il s’oppose à l'écoulement de sang qui, en se coagulant, oblitère les vaisseaux, ensuite par sa présence 1l irrite le col et en détermine la dilatation qui aboutit à l'expulsion du délivre. Son emploi est préférable à celui de l'ergot.
Albert (1878) (2) considère comme seul moyen pratique d’hémostase en présence d’hémorragies placentaires le timponnement du vagin, qui arrête la perte de sang et ses accidents conséculifs. Les reproches adressés au tamponnement sont pour lui excessifs et trop sévères ; à ceux qui prétendent que le tampon n’a pour eflet, la plupart du temps, que de transformer une hémorragie externe en interne, 1l répond : « Le tamponnement une fois opéré, le sang s’épanche encore en petite quantité dans la cavité interne ; bientôt 1l se prend en caillots et ces caillots euxmêmes oblitèrent les bouches vasculaires qui étaient la source même de l’hémorragie ».
(1) Carrier. Thèsè inaugurale, Paris, 1866, page 16. (2) ALBERT. Thèse, 1878, Paris, p. 4x.