‹ Recherches sur la Rétention du Placenta dans l'AvortementChapitre 33 sur 47 · ST · texte numérisé non relu

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Alimentation abondante et prise avec plaisir.

Depuis ce jour, la température ne s'est-jamais élevée au-dessus de 374,5.

Marguerite Ju... quitte la clinique le 15 mai, dans un état

satisfaisant. (Tirée de l'ouvrage d'Audebert: de l'intervention dans l'infection puerpérale post-aborlive, 1890).

OBSERVATION

Avortement de cinq mois. — Accidents de septicémie enrayés

par l'irrigation continue avec une solution phéniquée au 1/100:.

— Issue d’un cotylédon placentaire du volume d’une noix, non putréfié.

D... Marie ,:27 ans, cuisinière, entre, le 10 janvier 1886, dans le service de M. Pinard. Deux accouchements antérieurs à terme. Bien conformée, d'une. bonne santé habituelle, bien réglée tous les mois pendant quatre ou cinq jours. Elle a eu ses dernières règles le 8 août. Aucun accident pendant la grossesse.

Le 11 janvier, à 8 heures du soir, rupture spontanée des membranes. A l'entrée, on avait trouvé le col non effacé, perméable. Sommet.

Pas d'hémorragie; quelques contractions douloureuses. Injection sous-cutanée de morphine, lavement laudanisé. Appari-

tion des premières douleurs le 12 Janvier, à 9 heures du soir. Terminaison spontanée le 12 à 11 heures 50 du soir, après deux heures de travail. L'enfant est du sexe fémimin; il a vécu un quart d'heure. Poids, 750 grammes.

Délivrance naturelle le 13 janvier, à minuit 45. Hémorragie après la délivrance. Injections chaudes. Le placenta paraît normal. É

13. — À 8 heures et demie du soir, frisson d’une demi-heure. T.4o°. P. 120. Écoulement sanguinolent, sans odeur. Ventre non douloureux spontanément ou à la pression. Rien n’explique l'élévation de la température. L'état sanitaire du service est parfait. Les femmes accouchées le même jour par la même sage-femme ne présentent et n'ont présenté les jours suivants aucune élévation de température.

À 9 heures du soir, on commence l'irrigation continue avec solution phéniquée à 1/100°. À 2 heures du matin, 41°; puis la température tombe brusquement, et à 8 heures du matin, le lendemain, elle atteint 36°,9. Etat général et local excellents.

14. — Le maximum thermique est 37°,3. On continue l'irrigation avec solution phéniquée à 1/200°.

19. — Le matin, 359,8. Vomissements bilieux, fourmillement des extrémités; P.80; douleur épigastrique. Urines brunes, noircissant rapidement. Ni bourdonnements d'oreilles n1 éblouissements. Rien d'inquiétant. On substitue à la solution phéniquée la solution boriquée à 3/100°. A 10 heures du matin, issue (entre la canule et le col) d’un cotylédon placentaire non putréfié, du volume d’une noix. (1 Pinard, Maternité de Lariboisière. —

Tirée de la thèse de Gerbaud, 1886).

$ V. — Du drainage de l'utérus.

SOMMAIRE : Son principe. — Description du procédé employé autrefois. — Ses partisans. — De nos jours : drainage complément du curettage. — Comment procède-t-on ?

Il nous faut dire un mot ici d’un procédé relevant directement de l'irrigation continue dont il n'est qu'un mode varié en quelque sorte, et qui est le drainage de la cavité utérine. Partant de ce principe, plusieurs auteurs avaient préconisé ce mode de traitement qui est aujourd’hui complètement abandonné,

La découverte en revient à Schede (1) qui le premier “en montra les avantages. Après Lui, Veit (2) en fut un partisan fidèle et en soutint énergiquement les avantages et l’utilité: ce fut lui qui en vulgarisa l'emploi. Beaucoup d’autres auteurs les employèrent avec SUCCÈS : on peut résumer ainsi leurs opinions : grâce au drainage, l'utérus

reste toujours perméable et les liquides septiques enfermés

dans la cavité utérine peuvent facilement s’écouler au

dehors. Pour drainer, on employat un tube de caout-

chouc plus ou moins rigide qui faisait communiquer Ke

() Rand. Ueber die à Drainage der Uterus (In: Berlin. Klin. Wochensch., 1877). £ (2) Vir. Ueber Drainage der Puerperalen erkranten Uterus, id, 1879.

l'utérus avec le dehors. De nos jours, quand on fait maintenant un drainage, c’est en général à la suite d’un curettage. C'est alors à l’aide d’un ruban, d’une mèche de gaze iodoformée ou salolée antiseptique que l'on introduit - dans l’utérus et qui pend dans le vagin. Disons enfin que ce procédé n'est plus employé aujourd’hui et se trouve remplacé par l'irrigation continue qui constitue un drainage permanent de la cavité utérine.

Avec ce dernier procédé nous terminons ici l'exposé

des moyens de traitement employés par les pre de la méthode d expectalion.

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