‹ Recherches sur la santonineChapitre 7 sur 16 · PROPRIÉTÉS CHIMIQUES · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS CHIMIQUES

Action de l’hydrogèner — L’acide iodhydrique est déjà décora* posé à froid par la santonine. Mais je n’ai point encore examiné les produits de cette réaction, et je me propose d’en faire sous peu l’étude complète.

L’amalgame de sodium, ainsi que je l’ai observé, n’exerce aucune action sur la santonine en solution alcaline.

Action de l’pxygène. — Le permanganate de potasse en solution alcaline, l’acide ebromique, et l’acide azotique fumant à l’ôbuUitîon, transforment la santonine en une matière jaune soUde, incristallisable^ déliquescente et fort soluble dans l’eau.

Cetle substance est douée d’une amertume très-prononcée. La solution

précipite par l’acétate plombique, et le précipité se dissout dans un excès de réactif, ' '

Toutes mes tentatives pour obtenir ce produit d’oxydation à l’état cristallisé sont restées infructueuses.

D’après G. Schmidt (1), cette substance se formerait également dans l’économie, après l’ingestion de la santonine, et on peut la retrouver dans l’urine des sujets soumis à son emploi journalier.

On avait signalé la présence de l’acide succinique parmi les produits de l’oxydation de la santonine au moyen de l’acide azotique. Je n’ai pu vérifier ce résultat dans deux opérations où j’avais soumis à l’action de l'acide azotique deux échantillons de santonine du poids de 20 grammes.

Chlore, brome. — Le chlore et le brome réagissent sur la santonine et paraissent donner naissance à des produits de substitution cristallisés.

Heldt a décrit une santonine bichlorée obtenue par l’action sur la santonine d’un mélange d’acide chlorhydrique et de chlorate de potasse.

Je n’ai obtenu jusqu’à ce jour par l’action des halogènes aucun résultat digne d’être noté dans cette thèse.

Acide nitrique monohydraté. — J’ai dit plus haut que l’acide azotique monohydraté pouvait dissoudre une notable proportion de santonine, que l’eau reprécipitait en majeure partie. 11 se forme pourtant toujours, môme en opérant à une basse température, une certaine quantité du produit d’oxydation signalé plus haut ; mais il ne paraît pas se former de produit de substitution nitré.

Je n’ai pas réussi davantage à nitrer la santonine, en la faisant dissoudre dans 18 fois son poids d’un méiange à volumes égaux d’acides sulfurique et nitrique monohydratés, tous les deux parfaitement purs.

La matière reprécipitée par l’eau de cette solution présente tous les caractères de la santonine.

Alcalis. — La santonine se combine aux oxydes métalliques, en donnant des combinaisons cristallisables. Lorsqu’on la dissout dans

(1) Centrdblatt fûr dio rnedeoinischm Wmmkiften, p, 804, 1870, — Zeitschrift lir am'.ylische Chmic, t. X, p, 204,

l’alcool et qu’on y ajoute un peu de potasse ou de soude, il se produit une coloration rouge tout à fait caractéristique et disparaissant à la longue.

Lorsqu’on fait cette expérience avec la soude et qu’on abandonne la solution décolorée à l’évaporation spontanée, il se dépose des cristaux de santonine sodée dont je parlerai plus bas.

Si l’on dissout ces cristaux dans l’eau, on peut par un acide reprécipiter de la solution toute la santonine sous forme d’une masse gommeuse que l’on peut faire recristalliser dans l’alcool.

Ainsi que je l’ai constaté, cette san^om'ne régénérée donne encore avec la soude et l’alcool la coloration rouge caractéristique.

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