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lui est propre: «On est étonné, dit-il, en parcourant les divers ouvrages de chimie, du vague de nos connaissances sur la dissolution des sels. Elles se bornent, pour ainsi dire, à l'observation que les sels sont plus solubles à chaud qu’à froid, et à la solubilité de quelques-uns d’entre eux à une température ordinairement très incertaine. Cependant c'est sur cette propriété des sels que
sont fondés leur décomposition mutuelle, leur séparation et divers
procédés d’avalyse. Comme opération chimique, la dissolution mérite d’ailleurs une attention particulière, car bien que les causes auxquelles elle est due soient les mêmes que celles qui produisent les autres combinaisons, leurs effets nese ressemblent pas. Il est à désirer que cette partie intéressante de Ja chimie, restée si longtemps dans des généralités vagues, rentre enfin dans le domaine de l'expérience et qu’on détermine la solubilité de chaque corps, non seulement pour une température fixe, mais pour des températures variables.»
Récemment encore, M. Bourgoin fait remarquer dans son
Traité de Pharmacie galénique que la solubilité d’un grand nom-
bre de corps est imparfaitement connue, et qu'il reste beaucoup à faire dans cette voie.
Sur les indications de M. le professeur Diacon j’ai entrepris de déterminer les coefficients de solubilité de quelques tartrates solubles. Ces composés qui appartiennent à la chimie organique
forment un groupe de sels offrant entre eux les plus grandes
analogies, el leur élude nous a paru n'être pas sans intérêt à cause de leur emploi en pharmacie. | J'ai étudié également les variations de densité avec la température, de solutions contenant pour cent parties en poids des quantités de sel de plus en plus grandes jusqu’à la saturation. Ces recherches sont longues et délicates, je dirai au cours de cette étude les précautions minutieuses que j'ai prises pour éviter autant que possible les cases d'erreur.
FRS ES VCPEMREECT,