‹ Recherches sur la solubilitéChapitre 11 sur 61 · JA · texte numérisé non relu

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dès que, par l'évaporation, il commence à se déposer des cristaux.

Lorsque la masse saline est desséchée, et qu’il ne se dégage plus d’eau à une chaleur presque rouge, on souffle dans le matras avec un tube de verre adapté à l'extrémité d'un soufflet, afin de chasser la vapeur aqueuse qui remplit la capacité ; on laisse ensuite refroidir le matras, et on le pèse.

Soit p le poids du ballon vide.

Soit p’ le poids du ballon contenant la dissolution.

Soit p” le poids du ballon après l’évaporation.

p — p donnera le poids de la dissolution — A.

p“—p donnera le poids du corps dissous — À”.

À — À’ donnera le poids du véhicule employé.

8. Modification du procédé de Gay-Lussac, indiquée par M. Schützenberger. — Prendre un ballon de 250°° environ dans le col duquel est soudé un entonnoir dont la douille est tournée en bas. Peser le ballon sec, y introduire une certaine quantité de la dissolution saturée et filtrée, et peser de nouveau. La différence des deux poids donne le poids P de la solution. Incliner le ballon sous un angle de 45°, et le mettre en communication avec un réfrigérant et un flacon, qui est lui-même relié à une trompe à eau. En chauffant au bain-marie, sous une pression affaiblie, on porte le liquide à l’ébullition, et le dissolvant est promptement distillé. On achève la dessiccation en portant le ballon à une température déterminée, pendant qu’on y maintient le vide. Le poids du ballon avec la substance solide sèche, diminué du poids du ballon vide, donne le poids p du corps dissous dans le poids P de solution saturée à #°.

y. Procédé suivi dans mes expériences. — Sur les conseils de mon savant maître, M. le professeur Jungfleisch, j'ai apporté quelques modifications à ces procédés, et c’est en opérant comme il va être dit, que j'ai fait les diverses expériences consignées au ch. II de cette thèse.

Introduire dans une capsule tarée À un certain volume de la dissolution saturée et filtrée (10°° par exemple). Peser le tout. En retranchant de ce poids le poids de la capsule À, on obtient un poids P représentant le poids des 40° de dissolution. Porter la capsule contenant la dissolution sur un bain-marie, et après l'avoir recouverte d’un entonnoir en verre pour éviter les projections qui pourraient se produire, évaporer la dissolution à siccité. Porter ensuite la capsule A dans une étuve chauffée à 100 de manière à chasser les dernières traces d'humidité; la faire refroidir dans un exsiccateur, et la peser. Reporter la capsule À dans l’étuve, la faire refroidir à nouveau dans l’exsiccateur, et la peser une seconde fois. Renouveler cette série d'opérations plusieurs fois, jusqu’à obtention d’un poids constant. En retranchant de ce dernier poids le poids de la capsule A, on obtient un poids p, représentant la proportion du corps soit anhydre, soit hydraté (s'il retient de l’eau de cristallisation) contenu dans les 10° de dissolution essayée. P — p représentera le poids du dissolyant.

N. B.— Comme contrôle, on doit faire avec une capsule B, eten même:

temps, la série des expériences pratiquées avec la capsule À, et il est : même nécessaire, avant d'adopter un chiffre comme certain, de recommencer les opérations jusqu’à ce qu'on obtienne un ensemble de résultats comparables.

Lorsqu'il s'agit de déterminer la solubilité de sels très déliquescents, comme le nitrate de zinc par exemple, la méthode que nous venons d'indiquer doit être modifiée de la manière suivante :

Introduire dans une capsule tarée A un certain volume de la dissolution saturée et filtrée (10 centimètres cubes par exemple); peser le tout. En retranchant de ce poids le poids de la capsule A, on obtient un poids P, représentant le poids des 40 centimètres cubes de dissolution. Porter la , capsule contenant la dissolution sur un bain-marie et, après l'avoir recouverte d’un entonnoir pour éviter les projections qui pourraient se produire, évaporer la plus grande partie de la dissolution. Porter ensuite la capsule A sur un vase contenant de l’acide sulfurique et placé sous une cloche où l’on fait le vide à l’aide d’une trompe. Maintenir la capsule dans cette enceinte le temps nécessaire pour chasser les dernières traces d'humiditéet jusqu'à ce que son poids, plusieurs fois observé, soitdevenu constant.

En retranchant de ce dernier poids le poids de la capsule A on obtient un poids p, représentant la proportion du corps soit anhydre, soit hydraté (s’il retient de l’eau de cristallisation), contena dans les 10 centimètres cubes de dissolution essayée.

P — p représentera le poids du dissolvant. Ê

N. B. — Il est également nécessaire de faire dans ce Cas, avec une $econde capsule B, les expériences comparatives dont j'ai parlé plus haut.

2 Méthode chimique. — Cette seconde méthode, qui est souvent plus facile et plus rapide, s'emploie dans beaucoup de cas et notamment :

#. Quand la substance dissoute ne peut être évaporée parce qu’elle se décompose ou se volalilise pendant l’évaporation de la dissolution;

8. Quand la température à laquelle la dessiccation doit être faite est imparfaitement connue (M. Bourgoin) ;

y. Quand la substance est très soluble ou très peu soluble (M.'Bourgoin);

5. Quand il s’agit de déterminer la solubilité d'une substance acide ou alcaline, parce qu'’alors le problème devient très facile et se réduit à un simple essai alcalimétrique ou acidimétrique.

Le dosage des liqueurs par la méthode chimique peut s'effectuer par les deux grandes méthodes générales d'analyse quantitative, c'est-à-dire la méthode des poids et la méthode des volumes où des liqueurs lhtrées, sur lesquelles nous n'avons pas à insister ici.

F. Interprétation des résultats. — Lorsque, par une des méthodes que nous venons d'indiquer, on à trouvé la proportion de matière dissoute, à une température donnée, dans un certain poids du dissolvant, on cherche la quantité de matière qui pourrait se dissoudre, à la même température, dans 400 parties du dissolvant, eton appelle cette quantité le coefficient de solubilité du corps, à la température indiquée.

Voici comment on arrive à déterminer ce coefficient :

Soient P le poids de la dissolution,

p le poids de matière dissoute,

P —p représentera le poids du véhicule.

Puisque P —p contient p de matière en dissolution, 4 gramme contiendra P—p fois moins, soit — , et 100 grammes contiendront 100 fois plus,

. 100Xp soi ——" P—p

Le coefficient de solubilité du corps à la température 1° sera donc 160 Xp, Pe=p

11 arrive souvent, et c'est le cas pour certains corps dont nous avons déterminé la solubilité, comme le chlorure de manganèse par exemple, que les corps cristallisent avec un ou plusieurs équivalents d’eau; il est donc important, lorsqu'on donne le coefficient de solubilité d'un corps, de dire si ce coefficient de solubilité se rapporte au sel anhydre ou au selhydraté. Il est facile, du reste, de déterminer le coefficient d'un sel hydraté, lorsqu'on connaît le coefficient de solubilité du sel anhydre.

Supposons que le coefficient de solubilité du chlorure de manganèse anhydre dans l'eau distillée à 15° soit de 745°,02. Cela veut dire que 100 grammes d’eau distillée à 75° dissolvent 74,02 de chlorure de manganèse anhydre. Pour savoir la quantité de chlorure de manganèse hydraté ayant pour formule MnCI + 6H0, susceptible de se dissoudre dans 100 grammes d'eau distillée à 45°, c'est-à-dire pour savoir le coefficient de solubilité du chlorure de manganèse hydraté, à la température de 15°, il faut faire le calcul suivant :

L'équivalent du chlorure de manganèse hydraté MnCl+- 6H0 est

représenté par la formule

Mn — 27,50 C1 = 35,50 Total = 111.

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