‹ Recherches Sur La Structure Anatomique Du Fruit Et De La Graine Des MyrtacéesChapitre 23 sur 24 · ERA PR CE · texte numérisé non relu

ERA PR CE

; He Fi. 62. us Melaleuca hypericifolia. — Coupe transversale de la région périphérique du réceptacle : s, suber ; ps, poche sécrétrice. Gr. 80

c'est le cloisonnement tangentiel des cellules de parenchyme situées sous les poches sécrétrices. Parmi les nouvelles cellules formées, un grand nombre épaississent leurs parois qui se selérifient, avec ponetuations.

Ce cloisonnement ne se produit pas sur toute la périphérie du réceptacle, mais au moins en deux régions diamétralement opposées.

Des formations analogues, avec apparition de nombreuses cellules scléréuses, contribuant également, dans une large mesure à l’épaississement du fruit, s'observent aussi dans le M. uncinata.

LEPTOSPERMUM LÆVIGATUM EF. v. M.

Contrairement à ce qui existe chez d’autres Leptospermum, l'ovaire est, dans cette espèce, totalement infère.

Les cellules épidermiques du réceptacle, présentent, de très bonne heure, une membrane externe fortement épaissie et cutinisée. Les stomates sont profondément enfoncés dans l’épiderme (fig. 7). Au voisinage de ce dernier, les poches sécrétrices sont assez nombreuses et disposées sur un seul cercle à peu près régulier.

Fig. 63. — Leptospermum lævigatum. — Coupe transversale de l'ovaire : ps, poche sécrétrice ; fl, faisceau libéro-ligneux ; s, suber ; lov, loge ovarienne ; pl, placenta. Gr. 12.

Indépendamment des faisceaux libéro-ligneux (fig. 65, ft1) qui se trouvent au niveau de la base des poches sécrétrices, il en existe beaucoup d’autres très petits, répartis dans le parenchyme sous-jacent fortement découpé

par les loges très développées dans le sens radial, et au nombre de 8 à 10 dans cette espèce.

L’épiderme ovarien interne est fortement cutinisé.

Dans la suite du développement, un certain nombre de fibres ligneuses font leur apparition, à l’intérieur des faisceaux conducteurs, en même temps que quelques fibres se forment en dehors du liber des faisceaux les plus développés, tous ces éléments étant orientés dans le sens du grand axe du fruit.

FiG. 64. — Leptospermum lævigatum. — Coupe Etransversale de la zone ou interne du péricarpe: s, suber; fb, fibres ; ei, épiderme interne. Cr?" F

Contre l’endocarpe, 5 à 10 couches de fibres allongées

dans le sens transversal du fruit, impriment à cette région une assez grande dureté. Mais, chose particulière, en dehors de cette zone fibreuse (42. 64, fb), du liége (s) a pris naissance sur tout le pourtour des loges ovariennes

(fig. 03, 8). En dedans de ce liège, des cristaux d’oxalate de calcium, de forme rhomboédrique, sont assez fréquents.

AurREs LeprosPerMuM. — Les autres espèces étudiées, L. scoparium Vorst., L. triloculare VNent., L. Thea Willd., L. lanigerum, possèdent, avec le L. lævigatum F.v.M.,le caractère commun d'offrir du liége au voisinage de la zone fibreuse interne, sur le pourtour des loges ovariennes, mais elles en diffèrent en ce qu’elles sont toutes pourvues d’un liége périphérique sous l’épiderme réceptaculaire.

De plus, les fibres ligneuses et les fibres voisines des faisceaux conducteurs sont plus abondantes que chez le L. lævigatum, surtout chez les L. triloculare et L. Thea où d’assez nombreuses cellules scléreuses sont en outre disséminées dans la paroi réceptaculaire.

CALOTHAMNUS QUADRIFIDUS R. Br.

Dans cette espèce, comme chez les Callistemon et Melaleuca, l'ovaire occupe la base d’une coupe réceptaculaire, assez profonde, à laquelle il n’est soudé qu’inférieurement, comme dans le C. sanguineus (fig. 65).

L’épiderme du réceptacle et surtout celui de la région supérieure libre de l'ovaire, portent de longs poils unicellulaires, à membrane très épaissie. Dans la paroi réceptaculaire, les poches sécrétrices sont disposées en deux cercles, celles du cerele interne étant de beaucoup les plus développées.

Dans la partie supérieure dela paroi ovarienne proprement dite, on peut observer également un certain nombre de poches.

Indépendamment des nombreux faisceaux conducteurs de la région médiane de la paroi réceptaculaire, orientés

en tous sens, on en observe une quantité d’autres très petits dans la zone externe parenchymateuse.

L'oxalate de calcium est disséminé dans toute la paroi du réceptacle où il est déjà très abondant dans le fruit jeune.

F1G. 65. — Calothamnus sanguineus. — Cnèpe longitudinale du fruit * s, suber ; ps, poche sécrétrice ; zse, zone seléreuse interne, Gr. 8.

Au cours des transformations de l'ovaire en fruit, de nombreuses cellules du parenchyme de la coupe réceptaculaire se selérifient, mais de plus, de très nombreuses fibres font leur apparition en dehors des éléments libériens des premiers faisceaux conducteurs, Ces fibres, qui rappellent, par leur aspect, celles des £ucalyptus, mais ont une origine différente, contribuent surtout à la selérification du fruit.

On les voit s’insinuer à la façon de selérites entre les cellules du parenchyme.

Sous l'épiderme réceptaculaire, un liége abondant apparaît.

Dans le fruit mûr, l’oxalate de calcium ne s’observe guère que dans la région interne de la coupe réceptaculaire.

La sclérification de la région interne du fruit proprement dit est due à la formation de fibres à lumen très réduit,

CALOTHAMNUS SANGUINEUS Labill.

Dans cette espèce (fig. 65), la structure est la même que celle du €. quadrifidus.

Tout au plus peut-on noter une plus grande quantité de cellules seléreuses dans la paroi réceptaculaire, un liége plus épais (s) à la périphérie, et un peu plus d’oxalate de calcium, mais les poches sécrétrices semblent y être moins nombreuses.

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