‹ Recherches Sur La Structure Anatomique Du Fruit Et De La Graine Des MyrtacéesChapitre 4 sur 24 · DANS · texte numérisé non relu

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Les carpelles, concrescents entre eux, sont ordinairement fermés en un ovaire 2-8 loculaire, le plus souvent 2-5 loculaire.

Ils demeurent parfois ouverts et forment un ovaire uniloculaire à placentas pariétaux (/hodamnia) où basilares (Chamaælauciées).

Chez les Rhodomyrtus, les loges de l'ovaire sont divisées par une fausse cloison longitudinale, et par de fausses cloisons transversales, de telle sorte que chaque graine est contenue dans une loge particulière. Il en est de même dans les genres Decaspermum et Fenzlia. Chez plusieurs Myrcinées, il y a aussi cloisonnement par de fausses parois longitudinales, au moins dans la partie supérieure de l’ovaire. Dans les ovaires pluriloculaires de beaucoup de Myrtées, les cloisons avancent jusqu'au centre d’où les bords placentaires se replient dans les loges.

Le plus souvent, les ovules, anatropes ou campylotropes, sont nombreux dans chacune des loges, rapprochés côte à côte, ou bien en deux ou plusieurs rangées longitudinales, ou en forme de couronne sur un placenta de forme variable plus ou moins en écusson (voir Tisox, loc. cit.).

Dans les Pimenta, on peut ne rencontrer dans chaque loge que deux ovules anatropes pendants, et le même nombre également, mais ascendants, dans les Myrcia et Marlierea. 1] n’y en a qu'un seul dans le genre Conothamnus.

Le fruit fournit, chez les Myrtacées, un caractère de classification. Chez les Myrtoidéées, le réceptacle floral est fortement concrescent avec l'ovaire charnu, tandis que le péricarpe proprement dit conserve sensiblement la même consistance. Il en résulte un fruit baceiforme qui est habituellement couronné par les pièces calicinales (Myrtus, Eugenia, ete.).

Chez les Aulacocarpus, le fruit possède 2 à 5 noyaux pierreux renfermant chacun une semence, Dans les Fenzlia, le fruit est également drupacé, et les graines sont

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isolées chacune dans une logette formée par les fausses cloisons du noyau.

Chez les Leptospermoïdéées, Le fruit est le plus généralement une capsule loculicide, tantôt complètement enchâssée dans le réceptacle (£Eucalyptus, Angophora), tantôt simplement unie par la base avec la cavité réceptaculaire dans une étendue variable (Callistemon, Melaleuca,Calothamnus, Leptospermum, Metrosideros, Tris- Lania).

Chez ces derniers genres, d’ailleurs, et en particulier chez les Leptospermum, Metrosideros et Tristania, on peut rencontrer toutes les nuances possibles, depuis une adhérence totale jusqu'à une entière indépendance du fruit. Chez les Backhousia, le fruit déhiscent se divise en akènes ; chez l'Osbornia et beaucoup d'espèces de Bæckea, le fruit est indéhiscent, sec et cloisonné. Les Chamælauciées ont un fruit indéhiscent, sec, akénoïde, à une loge, qui est couronné le plus souvent par la partie supérieure de la coupe réceptaculaire et les feuilles calicinales.

Habituellement, chez les Myrtacées, quelques ovules seulement,oumême un seul, se développent en graines. Les autres s’atrophient tout à fait ou bien se transforment en corpuscules linéaires, filiformes, cunéiformes, plats ou membraneux (ÆEugenia, Myrcia, Myrceugenta, ete.).

Chez certains Æucalyptus, la graine est ailée sur un côté, ou sur tout son portour. La graine est dépourvue d’albumen.

L’embryon, pourvu le plus souvent de poches sécrétrices, est tantôt droit, tantôt plus ou moins courbe. Les feuilles cotylédonaires, minces ou charnues, sont parfois plates, parfois courbées ou plissées. Dans certains genres, la tigelle et les cotylédons sont également très développés ; dans d’autres, les cotylédons le sont fortement, tandis que la tigelle reste petite ; quelquefois entin les cotylédons sont très réduits, alors que la tigelle acquiert un grand développement.

Tribu I. — Myrtées.

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