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face du fruit qui parait glabre (certaines variétés de Psidium Guayava, Feijoa Sellowiana, par exemple).
Chez les Psidium Cattleyanum et P. Araca, des poils unicellulaires, comme ceux de l’épiderme externe, existent même sur l’épidermé interne, mais beaucoup plus courts.
Les stomates, excessivement rares chez les Myrtus communis, Myrceugenia apiculata, Eugenia glaucescens, sont au contraire nombreux chez les Psidium, le Myrcia acris, VEugenia caryophyllata. Chez cette dernière espèce, ils forment à la surface de l’épiderme une saillie très apparente.
Poches sécrétrices.— Toutes les espèces observées possèdent, en plus ou moins grand nombre, des poches sécrétrices, au voisinage même de l’épiderme, aux dépens duquel elles ont pris vraisemblablement naissance. Certaines espèces semblent n’en posséder uniquement que dans cette région. Chez d’autres, au contraire, telles que l’'Eugenia glaucescens, on en trouve, en outre, quelquesunes isolées dans le mésocarpe. Chez l’Eugenia caryophyllata, elles y sont exceptionnellement très nombreuses, allongées dans le sens radial et disposées sur plusieurs rangées.
Parenchyme. Eléments scléreux.— A l’exception des vaisseaux de bois, tous les éléments du péricarpe demeurent parenchymateux dans les Myrtus communis (fig. 1), Myrceugenia apiculata, Eugenia glaucescens, Stenocalyx Michelii. Au contraire, chez le Feijoa Sellowiana, les Psidium et le Myrcia acris (fig. ?), de très nombreuses cellules scléreuses, beaucoup plus grandes que leurs voisines, apparaissent de bonne heure dans la paroi ovarienne, où on les retrouve plus abondantes encore dans le fruit mûr, soit isolées, soit groupées en ilots plus ou moins volumineux.
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ae ; Chez l'Eugenia caryophyllata, au cours du développe- Se rte :
ment de l'ovaire en‘fruit, des fibres apparaissent en assez grand nombre à l’entour des faisceaux conducteurs, au voisinage du liber.
Fic. 4, — Myrtus communis. — Coupe transversale du fruit mûr: ps, poche sécrétrice ; fil, faisceau libéro-ligneux. Gr. 80.
Faisceaux libéro-ligneux.— Les faisceaux libéroligneux, dont la disposition est variable suivant les espé-
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ces, en un ou plusieurs cercles, n’atteignent jamais, chez les Myrtoïdéées, la complication de structure que nous rencontrerons chez les Leptospermoiïdéées.
FiG. 2. — Myrcia acris. — Coupe transversale du fruit avant complète maturité : pe osRe sécrétrice ; cs, cellules scléreuses ; fl, faisceau libéroligneux. Gr, 80.
Ils ont conservé sensiblement, en effet, dans le fruit
mûr, leur organisation primitive, c'est-à-dire, un liber
mou en dehors de quelques trachées de bois. Le plus souvent les faisceaux sont collatéraux, et chez les plus développés, en dedans du bois, on peut observer des tubes criblés, ce qui n’a rien qui doive surprendre, le tissu criblé périmédullaire étant, comme on le sait, une des caractéristiques de la structure anatomique des Myrtacées. Chez l’Eugenia caryophyllata, tous les faisceaux sont concentriques, avec bois central entouré complètement par le liber, mais plus généralement, dans une espèce quelconque, on peut rencontrer l’une ou l’autre des dispositions que nous venons d'indiquer, les deux cas pouvant se présenter d’ailleurs dans le même faisceau, aux divers points de son parcours.
Oxalate de calcium. — L'oxalate de calcium, toujours sous forme de mâcies, ne fait jamais défaut, mais il est beaucoup plus abondant dans certaines espèces (Feijoa Sellowiana, Myrtus communis, Myrcia acris, Myrceugenia apiculata, par ex.), que chez d’autres (Eugenia caryophyllata, Stenocalyx Michelii). Sa répartition, à l'intérieur du péricarpe, est très variable. Dans lEugenia caryophyllata et le Feijoa Sellowiana, les cristaux semblent être plus nombreux au voisinage des faisceaux libéro-ligneux ; chezles Myrtus communis et Myrceugenia apiculata, la région interne du péricarpe parait en renfermer davantage.
Liège.— Dans ce groupe des Myrtoïdéées, nous n'avons pas observé de liège à la surface du fruit, ce qui est la règle générale, d’ailleurs, pour les fruits à péricarpes charnus. ;
LEPTOSPERMOIDÉÉES.
On sait que, dans ce groupe, le fruit proprement dit est enchässé plus où moins complètement dans une coupe
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réceptaculaire à laquelle il est entièrement soudé. Dans les £ucalyptus, le Tristania conferta, YAngophora lanceolata, par exemple, l’adhérence est complète sur toutes les faces latérales du fruit, tandis que dans les Metrosideros, Callistemon, Melaleuca, Calothamnus, Le Tristania laurina, la soudure ne se fait qu'a mi-hauteur environ (fig. 3, 29, 65).
Fi. 3. — Melaleuca linariifolia, — Coupe longitudinale du fruit: ps, poche sécrétrice ; s, suber ; zfv, zone fibro-vasculaire ; -zsc, zone scléreuse. Gr. 16.
A partir du niveau où l’épicarpe se sépare de l’épiderme réceptaculaire interne, la paroi du fruit proprement dit se trouve nettement distincte de celle du réceptacle.
Dans l’étude anatomique qui va suivre, les descriptions ayant trait aux Metrosideros, Callistemon, Melaleuca, Calothamnus, seront faites le plus généralement dans la région où la paroi réceptaculaire et le péricarpe sont indistincts, mais les figures représentant les coupes transversales étant accompagnées de celles des coupes longitudinales, il sera toujours possible de se faire une idée de ce qui appartient à lune et à l’autre.
LRO TES
Epiderme. — Au moment de la floraison, l’épiderme réceptaculaire (1), vu de face, se montre contitué chez les Tristania, Eucalyptus, Leptospermum, Callistemon, Melaleuca, Calothamnus, par des cellules de forme polygonale, à contours rectilignes ou très légèrement sinueux. Leurs parois, minces chez certaines espèces (nombreux Eucalyptus, Melaieuca, Callistemon, Tristania conferta), s’épaississent au contraire, et parfois très fortement, chez
FiG. 4, — Eucalyptus gomphocephala. — Coupe transversale de l’épiderme réceptaculaire, à cuticule très épaisse. Gr. 500.
d’autres (ÆEucalyplus goniocalyx, E. melliodora, E. PA , , 3 À \
bicolor, Leptospermum lævigalum, par exemple). En section transversale, la cuticule de ces cellules épidermiques se montre déjà, à ce stade, très développée dans la plupart des espèces, et en particulier chez certains Eucalyptus (E. gomphocephala (fig. »), E. propinqua, E. eximia, par ex.) et aussi chez le Leplospermum
lævigatum.
La cutinisation hâtive, et souvent très marquée, des
cellules de l’endocarpe, est également un fait assez généal. La cuticule de Pendocarpe est très épaisse, en particulier dans les ovaires jeunes des £ucalyptus viminalis et Æ. Stuartiana.
(1) L'apparition assez hâtive d’un liège, sur le développement duquel nous
reviendrons en détail, un peu plus loin, exfolie plus ou moins complètement cet épiderme.
co:
Les stomates, très nombreux dans certaines espèces (ÆEucalyptus gomphocephala, E. jugalis, E. cinerea, E. goniocalyx, ÆE. melliodora, E. bicolor, E. dives, Callistemon rigidus, C. salignus, Melaleuca armillaris, par exemple), le sont moins dans les Tristania con-
F1G. 5. — Eucalyptus amygdalina. — Coupe transversale de l'ovaire, au moment de la floraison : ps, poche sécrétrice ; cs, cellule scléreuse : fl, faisceau libéro-ligneux. Gr. 300. À
ferta, Melaleuca linartifolia, Calothamnus quadrifidus,
Leptospermum lævigatum. Tantôt ils proéminent en
dehors de l'épiderme (£ucalyptus amygdalina, fig. 5),
tantôt se trouvent au même niveau que lui (Welaleuca armillaris, (fig. 6), plusieurs Eucalyptus) où bien sont
- FiG. 6. — Melaleuca armillaris. — Coupe transversale de la région périphérique du réceptacle. Gr. 325.
enfoncés au-dessous de l’épiderme (Leptospermum lævigatum (fig. T), Eucalyptus gomphocephala (fig. #.
Ces stomates se trouvent parfois entourés par des cellules disposées sur deux rangées plus petites (Eucalyptus cinerea) où plus grandes (Eucalyptus calophylla) que leurs voisines, et que l’on pourrait peut-être considérer comme cellules annexes.
Fi. 7.— Leptospermum lævigatum. — Coupe transversale de la région périphérique du réceptacle. Gr. 500.
Si jeunes soient-ils, les Æucalyptus semblent toujours être dépourvus de poils sur leur épiderme réceptaculaire. Au contraire, ces poils sont assez fréquents dans cette région chez les Callistemon et Melaleuca, très nombreux même
chez les Leptospermum lanigerum et Calothamnus quadrifidus. Chez l'Angophora intermedia, ces poils nombreux sont très courts et constituent des sortes de papilles.
Chez les Callistemon, Melaleuca et Calothamnus, ete., l’épiderme de la région supérieure de lovaire, voisine du style, est recouverte de poils très abondants, fortement allongés et unicellulaires, à membrane généralement très épaissie. Si ces derniers persistent dans le fruit mür, il n’en est pas de même de ceux de l’épiderme réceptaculaire, puisque cet épiderme est exfolié par le liège.
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F1G. 8. — Eucalyptus polyanthema. — Cellules collenchymateuses de la paroi réceptaculaire de l'ovaire, Gr. 395.
Parenchyme. — Lorsque le fruit est encore jeune, les cellules parenchymateuses de la paroi réceptaculaire présentent chez certains Æucalyptus (E. aggregata, E. Jugalis, E. Gunnii, E. pulverulenta et surtout £. olbiensis, E, polyanthema) (fig. 8), une modification de leur membrane et une disposition tout à fait particulières. Elles
prennent en effet (fig. 8) l'aspect collenchymateux et se disposent en longues bandes séparées plus où moins les unes des autres, en simulant, dans l’ensemble. une sorte de pseudo-parenchyme.
Dans le fruit mür, par suite de la compression due à l’apparition de nombreux éléments scléreux, ces caractères ont perdu de leur netteté primitive.
Faisceauxlibéro-ligneux. — Les faisceaux libéroligneux qui parcourent le réceptacle sont excessivement nombreux, en particulier dans les £ucalyptus et les Angophora ; ils se dirigent, les uns parallèlement au grand axe du fruit, les autres dans le sens transversal. Ces faisceaux, le plus souvent concentriques, se réduisent à l’origine à quelques trachées de bois qu’environnent les éléments toujours peu abondants du liber.
Cette structure ne se modifie pas chez certains Melaleuca (M. linarufolia (fig. 9, M. armillaris, M. squarrosa, M. uncinata, M. ericifolia, par ex.), Callistemon (C. . salignus (fig. 58), C. lanceolatus, C. linearis), Calothamnus (C. quadrifidus, C. sanguineus), tandis que chez les Æucalyptus, Angophora lanceolata, Tristania conferta, T. laurina, Melaleuca Wilsonti, M. decussata, M. hypericifolia, Leptospermum lævigatum, L, triloculare, L. Thea, elle est totalement transformée par suite de la formation, en dehors des premiers éléments de bois ({g. 10), de fibres ligneuses qui refoulent le tissu criblé, et le compriment au point de le rendre très dificile à observer à la maturité du fruit.
Ces fibres, toujours très abondantes, dans tous les Æ£ucalyptus que nous avons étudiés, et développées naturellement dans le même sens que les autres éléments des faisceaux auxquels elles appartiennent, contribuent, enparticulier, à procurer au réceptacle de ces Myrtacées une dureté souvent excessive. Leur paroi est en effet fortement sclérifiée et leur lumen très réduit.
nn) —
Eléments scléreux. — Les fibres ligneuses ne constituent pas, dans les espèces où ellesexistent, les seuls éléments scléreux. Chez de nombreux Eucalyptus, au moment de la floraison, et bien avant l’apparition de ces fibres, d'énormes cellules scléreuses envahissent déjà la région externe du réceptacle (Eucalyptus amygdalina,
fig 5) parer):
FIG. 9, — Melaleuca linariifolia. — Coupe transversale de la paroi réceptaculaire et du péricarpe : ep, épiderme ; s,suber; ps, poche sécrétrice ; zsc, one scléreuse (noyau). Gr, 90,
Ar ic 1P vf) 4 { , : (fo 5 Chez les Mélaieuce (Ag. 9), Callistemon (fig. 58), Lep- Lospermum, Calothamnus, d'abondantes fibres se forment à un moment donné en dehors du liber, pour compenser en quelque sorte le manque de fibres ligneuses. La sclérification des cellules parenchymateuses primitives s’observe
le plus fréquemment chez les £Eucalyptus, en particulier, au voisinage des faisceaux libéro-ligneux ({2. 10), dans la région profonde du réceptacle. Enfin dans les Melaleuca (/ig. 61), en dedans du liège, apparaissent des cellules
scléreuses provenant de la lignification des cellules phellodermiques.
at SO TEE DOSSUNNNESe CORTE RACE OL RSS EAN ESOOS PRE) Pa es pe OS GUN CRC) de SX ee HS A CR ose) SES RO Dr m b Fi. 10. — Eucalyptus amygdalina. — Coupe transversale d'un faisceau
libéro-ligneux de la paroi réceptaculaire : L, liber ; b, bois ; fb, fibres ligneuses. Gr. 225.
Les éléments scléreux dont il vient d’être question appartiennent, sans aucun doute, à la paroi réceptaculaire, mais il est bien certain, en revanche, qu’on doit rapporter au fruit proprement dit toute la zone scléreuse interne, voisine de la loge carpellaire et qui constitue pour les Myrtacées une sorte de noyau. Ne voit-on pas en effet chez les Callistemon, Melaleuca (fig. 3), Calothamnus (fig. 65), Tristania laurina, au niveau de séparation du fruit et du réceptacle, cette bande scléreuse toute entière passer dans
NS
le péricarpe ? Par analogie, nous rapporterons à ce dernier toute la zone scléreuse interne, voisine d’ailleurs de l’endocarpe, des Æucalyptus, Angophora, Leptospermum, et pour plus de compréhension nous la désignerons toujours dans la suite sous le nom de « noyau ».
Considérés chez les ÆEucalyptus, les éléments scléreux du noyau, dont le nombre des assises est très variable, ainsi que nous le verrons au chapitre de la description des espèces, peuvent se ramener d’après leur forme à trois types distincts. Dans un premier cas (Eucalyplus santa lifolia, par ex.), ils sont constitués (fig. 47) par des fibres à parois très épaissies, à lumen excessivement réduit, et allongées dans le sens transversal du fruit. Dans un second cas (ÆEucalyptus eximia, par ex.), la zone scléreuse (Jig. 52) se compose de cellules à parois sclérifiées, mais très peu épaissies et finement ponctuées, plus longues que larges et de même direction queles fibres de l’£ucalyptus santalifolia. Enfin le noyau peut être formé (£ucalyptus cosmophylla) par des cellules fortement épaissies et lignifiées (fig. 49) dont la structure est presque rendue méconnaissable par suite de la présence, à leur intérieur, de nombreux cristaux d’oxalate de calcium.
Chez l’Angophora lanceolata, les éléments de la zone scléreuse sont représentés par des cellules analogues à celles de l'£ucalyptus eximia.
Dans le Tristania laurina et les divers Leptospermum, Callistemon, Melaleuca et Calothamnus examinés, le noyau est toujours constitué par des fibres à parois fort épaissies, sclérifiées et ponctuées, comme celles du premier cas mentionné chez les Eucalyptus.
Poches sécrétrices. — Dans toutes les espèces étudiées, les poches sécrétrices se montrent formées de très bonne heure et certainement par voie schizogène, à en juger d’après leur conformation, dans les parois ovarienne
et réceptaculaire, dans le placenta et les diverses parties de la fleur, etleur nombre ne s’accroit pas dans la suite.
Ainsi qu'on le constate d'ordinaire, les membranes des cellules bordant la poche sécrétrice sont subérifiées. Ges cellules de bordure conservent toujours, chez les Myrtacées, leurs parois absolument intactes.
Ces éléments sécréteurs sont relativement peu développés dans la paroi supérieure du fruit proprement dit, nettement distincte de celle du réceptacle, chez les Metrosideros, Callistemon, Melaleuca (fig.3), Calothamnus, mais ils le sont bien davantage dans la paroï réceptaculaire, où, suivant le niveau considéré, on peut en observer une plus ou moins grande quantité. Le hant du réceptacle, toujours plus parenchymateux, en est surtout largement pourvu, aussi bien dans les genres qui précèdent que dans les £ucalyptus, Angophora, ete. Aussi est-il indispensable, pour avoir une idée aussi exacte que possible de la répartition du plus ou moins grand nombre de ces poches, chez les diverses espèces, de faire les observations sur des coupes choïsies en une région comparable, à mihauteur du fruit par exemple. C’est ce que nous n'avons pas manqué de faire, en complétant l’examen de nos coupes transversales par celui de coupes longitudinales.
A ce niveau, les poches sécrétrices se trouvent, dans les genres Leplospermum, Metrosideros, Callistemon, Melaleuca et Calothamnus, disposées sur un seul cercle, très voisin de l’épiderme réceptaculaire, dans le Leptospermum lævigatum en particulier ({g. 63). Dans les Angophora lanceolata (fig. 54) et Tristania conferta (fig. 55), indépendamment du précédent, on observe un cercle plus profond d'éléments sécréteurs plus nombreux et plus développés, qui se fusionnent même chez l’'Angophora lanceolata. |
Les poches sécrétrices ne manquent jamais dans le réceptacle des Eucalyptus, mais elles offrent, en ce qui con-
cerne leur disposition, leur plus où moins grand nombre, et aussi leurs dimensions, de grandes variations suivant les espèces. Dans celles où la sclérification de la zone interne du réceptacle est très accentuée(£ucalyptus amygdalina, E. santalifolia, etc.) on ne trouve qu’un cercle extérieur de poches, au voisinage de l’épiderme (fig. 48).
Chez les espèces, au contraire, où cette région est demeurée parenchymateuse, ou tout au moins peu envahie par les éléments scléreux (/g. 50), un deuxième cercle de poches sécrétrices s’y est développé sur toute la hauteur du fruit(Æ.cosmophylla, E. globulus,E. longifolia, E. calophylla, E. microtheca, E. Gunnü, E. Stuartiana, E. rudis, etc. Chez les Æ. punctata et E. propinqua qui présentent le même caractère, on peut remarquer que les poches de la région sous-épidermique, sont bien moins nombreuses et bien moins développées que celles de la région interne parenchymateuse.
Dans l’Æucalyptus calophylla, indépendamment des poches extérieures, on en trouve quelques-unes très développées, situées plus profondément, et chacune d’elles à la base d’un faisceau libéro-ligneux qui l’entoure plus ou moins.
Elles sont souvent disposées sur deux rangs chez l’£ucalyptus corynocalyx et même sur trois dans l’£ucalyplus eximia (fig. 51), indépendamment du cerele de poches sécrétrices plus internes.
ChezlÆ. Schwannit,ces poches sont éparses dans toute la zone externe parenchymateuse du réceptacle au milieu des éléments scléreux de la région moyenne et aussi dans la partie parenchymateuse de la zone interne.
Chez les Æ. occidentalis et E. cornuta, les poches sécrétrices les plus développées sont celles qui se trouvent au voisinage des fibres de larégion médiane du réceptacle. Là aussi, elles sont fréquentes chez l'Æ. oleosa.
On peut dire que les poches sont très répandues chez
toutes les espèces, au moins dans la partie supérieure, toujours parenchymateuse, du réceptacle. Mais, à un niveau inférieur, les poches sécrétrices de la région sous-épidermique sont loin d'être toujours aussi nombreuses. A cet égard, les Æ. cinèrea et E. jugalis sont de ceux qui sont les plus pauvres en éléments sécréteurs. Inversement ces poches sont très abondantes, dans la même région, chez les Æ£. globulus, E. corynocalyx, E. calophylla, E. exinmia, E. Schwannii, etc. Elles s’y trouvent côte à côte et de dimensions très grandes dans l’Æ. globulus. Leur diamètre est aussi très large chez les £. cornuta, E. calophylla, E. eximia, etc.
Il n’est pas rare d'observer, sur des sections longitudinales, principalement dans la zone réceptaculaire interne, de longues lacunes remplies d’essence. Chez £Æ. calophylla, où elles existent déjà dans le fruit jeune, il semble bien qu’elles ne proviennent pas d’une fusion d'éléments sécréteurs voisins, et qu'on doiveles considérer comme de grandes poches analogues à celles du fruit des Ombellifères. Le fait de retrouver intactes les cellules de bordure de ces lacunes, paraît d’ailleurs justifier cette manière de voir.
Chez un certain nombre d'Eucalyptus, nous avons pu constater l’existence fréquente de liège, entourant les poches sécrétrices. Cet anneau subéreux constitue un nouvel exemple de ces formations subéro-phellodermiques observées par MM. J. Maneu et R, Comges (1) au pourtour de quelques canaux sécréteurs et laticifères.
Liège. — Le liège forme très rarement une couche continue, au moins en certaines régions, à la périphérie du réceptacle, chez certains £ucalyptus (E. cosmophylla, E. santalifolia, ete.). Parfois il ne s’en forme pas du tout, mais le plus souvent il apparaît par plages plus ou moins étendues (nomb. Eucalyptus, Angophora). Ce liège, tou-
(1) J. Maxeu et R. ComBEs. — Sur quelques formations subéro-phellodermiques anormales (Bull. Soc. bot. Fr., LIV, 429-442, 5 fig., 1907). :
er re
jours accompagné de quelques assises de phelloderme, prend naissance, chez les Eucalyptus, plus où moms profondément sous l’épiderme. Il exfolie par places, chez les E. cornuta, E. aggregata, E. propinqua, par ex., jusqu’à une dizaine d'assises de cellules, en même temps que des poches sécrétrices.
La formation de liège chez les Myrtacées est surtout intéressante à considérer chez les Callistemon, Melaleuca, Metrosideros et Calothamnus.
Chez ces plantes, l’inflorescence en épi se continue, comme on sait, en un rameau feuillé pouvant donner ultérieurement d’autres inflorescences analogues, de telle sorte qu’on peut trouver, à un moment donné, sur le même axe, les fruits de différentes périodes de floraison.
Cette observation, déjà relatée par DE CANDOLLE, et plus tard par HILDEBRAND, l’a été de nouveau plus récemment par H. WinkLer (l) qui, dans les Cellistemon cultivés à Tjibodas, a constaté sur la même tige, les fruits de sept périodes de floraison (2). Mais ces fruits, tout en restant sur la tige, continuent à croître ainsi que l’a remarqué DE CANDOLLE ; ils sont en effet d'autant plus gros que la branche qui les porte est plus grosse et plus vieille. Or, le processus de cet accroissement, chez les espèces étudiées par H. WinkLer, trouve son explication dans la formation d’un liège périphérique abondant puisque sur les plus vieux fruits des €. coccineus et C. phœæniceus, cet auteur à pu compter jusqu à 40 assises subéreuses. Dans les espèces de Callistemon étudiées par nous, le liège s’y trouve également toujours très développe (42. 57). Il en est de même pour les Melaleuca (fig. 62), le Metrosideros tomentosa, les Calothamnus quadrifidus et C. sangui-
neus (fig. 05).
(1) H. WINKLER. — Loc. cit.
(2) M. PorrauLT nous écrit, qu'à Antibes, les fruits de Callistemon persistent aussi très longtemps. Une branche, dit-il, qui porte encore des fruits, a # centimètres de diamètre, et doit avoir de 49 à 15 ans.
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Sur la presque totalité de la périphérie du réceptacle, ce liège est d’origine sous-épidermique et la première assise formée, en contact avec l’épiderme, quelquefois les deux ou trois premières assises, se transforment en liège dur à membranes très épaissies ({g. 11).
Fi. 11.— Callistemon lanceolatus. — Coupe transversale de la région périphérique du réceptacle : ep, épiderme; s, suber. Gr. 340.
Parmi les espèces que nous avons étudiées, nous n’avons observé, ni chez les Callistemon, ni chez les Melaleuca, la formation d’un cambium subéreux, analogue à
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celui que cite WinxLer chez le Callistemon phæniceus, au voisinage de l’épiderme interne, mais chez le Tristania conferta (fig. 55), un liège très abondant se développe dans cette région.
Chez les Leplospermum lævigatum (fig. 63, 6%), L. scoparium, L. triloculare, L. Thea, L. lanigerum, une couche subéreuse continue se forme en dehors, et au voisinage immédiat de la zone fibreuse interne. De plus, chez toutes ces espèces, à l'exception de la première, il existe, à la périphérie du réceptacle, un liège assez déve-
loppé.
Oxalate de calcium. — L’oxalate de calcium existe en plus ou moins grande quantité, dans la paroi réceptaculaire et le péricarpe des espèces du groupe des Leptospermoïdéées que nous avons étudiées, et on peut même, dans certains cas (Eucalyptus (1), Angophora, Calothamnus), le rencontrer déjà dans de nombreuses cellules du fruit jeune, au moment de la floraison, soit sous forme de mâcles, soit à l’état de cristaux rhomboédriques plus ou moins volumineux.
Considérée dans le fruit mür,la répartition de l’oxalate de calcium ne sy montre pas soumise à une règle bien précise. Chez les Eucalyplus cependant, la substance minérale semble plutôt répartiedans la région interne de la paroi réceptaculaire, et chez beaucoup d’espèces dans les cellules elles-mêmes du noyau, au point d'en rendre la structure anatomique méconnaissable ainsi que nous l’avons indiqué précédemment.
Chez les Melaleuca et Callistemon, l'oxalate s’accumule de préférence au voisinage des faisceaux conducteurs et
(1) L’écorce de certaines espèces d’'Eucalyptus renferme également une proportion très élevée d’oxalate de calcium et jusqu'à 16 0/9 dans l'E. salubris, d'après SuiTu (Journ. and. Proceed. of the Royal Soc. of New-South Wales, XXXIX, 23-32, 1905).
de l’épiderme réceptaculaire interne, et aussi au contact du noyau.