RECHERCHES PERSONNELLES
Le fruit des Myrtacées étant tout différent, suivant qu'on le considère chez les Myrtoïdéées où il est une baie, ou chez les Leptospermoïdéées qui possèdent une capsule loculicide, l'étude de sa structure anatomique sera faite séparément pour chacun de ces groupes, et, parmi les genres étudiés, d’une part chez les Feijoa, Myrtus, Psidium,
(1) A. G. GARGIN. — Histogénèse des péricarpes charnus (Ann. Sc. Nat., 7e s., XII, 175-401, pl. 23-26, 1890).
(2) E. BaroNI. — Ricerche anat. sul frutto e sul seme di Eugenia myrtillifolia D. C. (Bull. d. Soc. bot. italiana, 275 -9283, 1899).
(3) TscurRCH et (ESTERLE. — Anatomischer Atlas der Pharmak. und Nabhrungsmittelkunde, 47-50, t, 13.
Myrceugenia, Myrcia, Eugenia, Stenocalyx, d'autre part chez les Metrosideros, Tristania, Angophora, Eucalyptus, Leptospermum, Callistemon, Melaleuca, Calothamnus.
Nous suivrons, pour la graine, un ordre identique, après avoir indiqué, pour quelques Myrtacées choisies dans l’un et l’autre groupe, la structure de l’ovule, et montré les modifications dont cet organe est le siège pendant le cours de la transformation en graine.
ERUIT.
MYRTOIDÉÉES.
Epiderme.— Chez toutes les espèces étudiées (Feijoa Sellowiana, Myrtus communis, Psidium Guayava, P. Araça, Myrceugenia apiculata, Myrcia acris, Eugenia caryophyllata et autres Eugenia, Stenocalyx Michelii), l’épiderme ovarien, plus tard l’épicarpe, vu de face, se montre constitué par des cellules polygonales, petites, à contours rectilignes, qui laissent voir, par transparence, les poches sécrétrices sous-jacentes, plus ou moins nombreuses.
Ces cellules épidermiques, à parois minces ou très peu épaissies, affectent, en section transversale, une forme tabulaire. Elles sont en général légèrement cutinisées extérieurement, assez fortement dans l’Eugenia caryo= phyllata.
Chez un certain nombre de Myrtoïdéées, l’épiderme de l'ovaire est pourvu de poils plus ou moins abondants, mais dont on ne retrouve plus que des vestiges à la sur-