PLANCHE IV
Toutes les figures sont relatives au Spirographis Spalîanzanii, Viviani.
Fig. 1. Ciiupc bjngitudinale et normale à la surface à travers la paroi ventrale du ver. La partie figurée comprend quatre segments, comme on le reconnaît aux quatre sillons intersegmentaires (se). Ces sillons pénètrent jusqu'au fond des boucliers ventraux {set) dont
l'extrême richesse vasculaire est surtout manifeste au voisinage de l'inpoderme (hp), où les vaisseaux se recourbent en anses. Dans la plupart des boucliers on dislingue un vaisseau principal (f), courant dans le plan transversal médian du segment. Sous les boucliers est placée la couche de libres musculaires transversales (ms'^) dont les sections apparaissent comme des points dans la figure. Au niveau des sillons intersegmentaires, cette couche prend une plus grande épaisseur pour s'introduire (en «, par exemple), dans chaque bouclier ventral, entre la couche dermique et le tissu particulier du bouclier. Cette couche renferme dans chaque segment les sections de deux nerfs (« et «'), les nei'fs ventraux dont le parcours est exactement transversal. Vient enfin la couche fort épaisse des fibres musculaires longitudinales (ms^) qui n'a pas été représentée dans toute son épaisseur. Gr. 24/1.
Fig. 2. Partie d'une coupe longitudinale et normale à la surface à travers la paroi ventrale du corps du ver. Celle figure n'est au fond que la reproduction à un plus fort grossissement d'une partie de la figure précédente, à savoir de la région qui entoure le fond des sillons intersegmentaires. En effet, l'espace se n'est que le fond de l'un de ces sillons, limité par la cuticule et l'épithélium hypodermique. Dans ce dernier on distingue soit la rangée des nucléus («) des cellules cylindriques, soit les nucléus (û) de la couche profonde de l'épithélium (cellules de remplacement). Sous l'hypoderme apparaît une couche transparente homogène (y). Dans le tissu caractéristique des boucliers ventraux (set) on voit de nombreux vaisseaux. Dans la couche de fibres musculaires transversales (ms^), on reconnaît que les coupes des fibres sont groupées en faisceaux noyés dans une base connective. Une partie de ces faisceaux se glissent, sur les côtés du sillon intersegmentaire, entre la membrane homogène et le tissu du bouclier: /««' désigne quelques fibres du muscle longitudinal inférieur. Gr. 250/1.
Fig. 3. Partie d'une section verticale transversale à travers le corps du ver. Le fragment représenté appartient à la région ventrale, auprès du sillon copragogue. Il correspond, sauf la différence de grossissement, à la région désignée par un astérisque dans la fig. M de la PI. I ; hp est l'épithélium hypodermique qui se recourbe vers le haut de la figure pour former le fond (y) du sillon copi'agogue. Cet épithélium est recouvert de la cuticule (cfc) et porte les cils vibratiles (C) qui tapissent toute la surface du sillon copragogue. La partie profonde de l'épiliiélium (o) est formée par une couche de nucléus, indiquant peut-être des cellules de remplacement en voie de formation. A l'épithélium fait suite une épaisse couche de substance amorphe (y) transparente qui passe insensiblement à la substance fondamentale d'un tissu counectif (S), dans lequel sont semées de longues cellules fusiformes munies dans la règle d'un seul nucléus. Puis vient le tissu propre des boucliers ventraux avec ses fibrocellules caractéristiques (a) et ses vaisseaux («), dont quelques-uns (y') sont vus en coupe transversale. Enfin, on voit des fibres (ms) appartenant à la couche musculaire transversale. (Ce sont les mêmes qu'on trouve désignées par ;«s^ dans la fig. 2 de celte planche, figure i-eprésenlant une coupe dans un plan mené à angle droit avec la présente.) Quelques-
unes de ces libi-es s'inllécliissent aiilour du fond du sillon copragogue (ce sont les mêmes dont la section est indiquée par vl dans la fig. 2). Gr. 1150/1.
Fig. 4. Coupe tangentielle à la surface ventrale du ver, plus superficielle que le fond des sillons intersegnientaires;cte est la cuticule du bord d'un segment dans un sillon intersegnientaiie. Elle ne porte aucun cil et repose sur répitliélium hypodermique [hp), qui présente dans sa partie la plus profonde une couche de nucléus («) appartenant peut-être à des cellules de remplacement. Cet épitliélium est suivi d'une couche amorphe (S) et du tissu particulier aux boucliers ventraux, dans lequel on distingue de nombreux vaisseaux («). Une grande partie de ceux-ci sont atteints transversalement (»'), parce qu'ils se recourbent au voisinage de l'hypoderme pour revenir bientôt sur eux-mêmes. On voit enfin les sections (y) des librocellules (comparez fig. 3, «) particulières des boucliers ventraux, dont plusieurs passent au niveau des nucléus. Gr. llSO/1.
Fig. 5. Partie d'une section transversale de la paroi de l'œsophage. La cavité œsophagienne est limitée par la cuticule (de) finement striée. Celle-ci repose sur l'épilhélium (ep) ijui forme une couche sinueuse. Les nucléus des cellules épithéliales, disposés tous à la même hauteur relative dans les cellules, forment par leur ensemble une sorte de traînée sombre («). Une accumulation semblable de nucléus a lieu dans la région la plus profonde |S) de l'épithélium. L'épitbélium repose sur une épaisse membrane amorphe (y). Celle-ci est suivie de ce qu'on pourrait appeler la couche nerveuse (désignée par a dans la fig. 7 de la PI. III) ou sous-épithéliale (S). Cette couche, qui varie d'épaisseur en raison des sinuosités de répitliélium, est formée dans sa plus grande masse par un tissu connectif (-î). Celuici consiste en une substance fondamentale semée de nucléus. Dans cette couche on remarque, en outre, les sections transversales (ms^) des faisceaux de fibres musculaires longitudinales de l'œsophage, puis les sections transversales des nerfs œsophagiens (h), enfin de nombreux vaisseaux (v) cheminant en sens divers. Enfin suit la couche de fibres circulaires (»«•) de l'œsophage dont on n'a représenté que les fibres les plus voisines de la couche précédente. Gr. 46o/l.
Fig. 6. Coupe transversale à travers le vaisseau ventral et le ligament mésentérique. Le vaisseau est tapissé d'un épithélium (ep^) dont toutes les cellules portent le nucléus près de l'extrémité tournée vers la cavité vasculaire. Puis vient, en dehors de l'épithélium, une couche de fibres musculaires circulaires {ins^), qu'on a représentée incisée en « pour montrer les rubans musculaires s'effeuillaiit les uns derrière les autres. Enfin, tout à fait à l'extérieur, suit une couche de grosses cellules (ep"^) faisant partie du revêtement péritonéal de la cavité périviscérale. Celte couche s'épaissit considérablement pour former les deux gros cordons de chloragogène (cg) dont on voit la coupe à la partie supérieure du vaisseau. Deux cordons analogues (cg^), mais bien moins marqués, coui'ent le long de la surface inférieure
du vaisseau. La section est beaucoup plus mince du côté droit que du gauche, aussi les nucléus y sont-ils visibles, tandis qu'ils sont masqués à gauche par la masse de pigment chloragogène. Dans l'intérieur des cordons chloragogènes, tant supérieurs (pi'inférieurs, cheminent quelques fibres musculaires longitudinales dont les sections transversales sont désignées par ms. Le ligament mésentérique, recouvert sur toute sa surface par l'épithélium péritonéal (e/i^), renferme soit des fdjres musculaires longitudinales (ms'}, soit des fdires (*««') dirigées à peu près verticalement. Gr. 160/i.