‹ Recherches sur la structure des annélides sédentairesChapitre 39 sur 55 · PLANCHE III · texte numérisé non relu

PLANCHE III

Toutes les figures sont relatives au Spirographis Spallamanii, Viviani.

Fig. 1. Coupe transversale à Iravei's le cai-lilage et le tissu conneclirsur le lioi'd du canal servant au passage du vaisseaux lnamliial. Le fragment représenté correspond exactement à la région distinguée par un asléiisipie (*) dans la tig. 3 de la PI. I. La paroi du canal qui loge le vaisseau branchial est i-ecouverte par répilhélium {ep), dont une partie (ep') a été détachée parle rasoir et couchée dans le canal. Le ti.ssu connectif (f.c/i) est formé d'une hase homogène, soit substance intercellulaire, dans laquelle apparaissent de nombreuses fentes remplies de noyaux ('i). Le cartilage (et) est formé de cellules à paroi épai.sse dont les plus petites avoisinent le tissu connectif périchondrique. Quelques-unes de ces cellules («) ont eu une partie de leur pai'oi enlevée par le rasoir. Gr. 41o/l.

Fig. 2. Coupe longitudinale à travers le périchondrium de la partie postéi'ieiu'e du cartilage branchial. La figure correspond exactement (sauf la différence du grossissement) à la région désignée par un astérisque dans la fig. 5 de la PI. II; et, cellules du cartilage branchial dont quelques-unes ont eu un morceau de la pai'oi enlevé («, a) par le rasoir. A la suite du cartilage vient le périchondrium fort épais, formé d'une base homogène {et), dans laquelle sont semées des fissures (3, 'i) remplies de nucléus cellulaires. Au bord postérieur du périchondrium viennent s'attacher des fibres musculaires longitudinales (ms). En y, on voit des amas ovoïdes de nucléus, constituant une zone régulière dans la partie périphérique du périchondrium. Les amas donnent naissance à des faisceaux de fibres {i, •?•), ou plutôt de stries, qui perforent le périchondrium. C.r. 413/1.

Fig. 3. Coupe longitudinale à travt^rs une pai'tie ilu cartilage branchial et de son périchondrium. (Cette figure représente à un lieaucoup plus fort grossissement la région désignée par un astérisque (*) dans la tig. 2 de la PI. II.) Si l'on compare cette coupe avec la précédente, toutes les désignations sont les mêmes, on verra que le périchondiàum présente toujours la môme structure, malgré sa moindre épaisseui". La dii-ection absolue des amas de nucléus (y) et des fibres pei-forantes du périchondrium (S) est, il est vrai, différente de 90°, mais cela tient à ce que cette direction reste toujours normale à la surface du cartilage. En dehors de la zone des amas de nucléus, les fissures du tissu connectif acquièrent parfois une trè.s-grande longueur, comme en û', tout en conservant une faible largeur. Les noyaux sont, dans ce cas, si multipliés, qu'ils ressemblent à une couche épithéliale sur la paroi de la cavité. Dans la base amorphe du tissu connectif pénètrent les extrémités de quelques fibres musculaires longitudinales (»w) qui se teiniinent en pointe. Gr. 4l.o/I.

Fig. 4. Section transversale à travers une partie du muscle longitudinal supérieur, non loin (le son atlaciie au périciiondriuui du cartila.ue branchial. Cette coupe coirespond exactement (sauf le gi'ossissement bien plus considérable) à la région marquée d'un astérisque dans la fig. 6 de la PI. I. On voit que les faisceaux musculaires (ws), de diamètre trèsvariable, s'écartent les uns des autres, de manière à permettre un beaucoup plus grand développement du tissu connectif intramusculaire que dans des régions plus postérieures. Dans des coupes faites un peu plus en avant, ou verrait ce tissu connectif passer graduellement à celui du périchondrium. On remarquera que les nudéus (a) de ce tissu ne sont point semés au hasard, mais distribués en traînées, réunis entre eux par une substance granuleuse, sans nul d()ule prol(iplasmali(iue. Lasulistance fondamentale du tissu connectif pénètre môme entre les fibres musculaires de chaque faisceau. On aperçoit çà et là quelques nucléus (8) semés entre les sections des filires musculaires. Gr. SOO/1.

Fig. 5. Section transversale d'un rayon branchial dans le plan de deux liarbules branchiales, ipii n'ont pas été représentées jusqu'à leur extrémité. — La cuticule est si mince qu'on ne la distingue pas à ce grossissemeiil. En revanche, les cellules del'hypoderme {hp) et leurs nucléus sont bien visii)les. On remar(iuera l'épaisseur de cette couche du côté externe du rayon branchial, ainsi qne sui' le coté interne (cilié pendant la vie) des deux barbules. Celte épaisseur devient bien autrement c(uisidérable sur le côté interne, soit concave, du rayon branchial. Là se trouvent deux bourrelets dont la section se voit en a. Ces bourrelets, qui partent des cils vibratiles pendant la vie, sont formés d'un simple repli de l'hypoderme. Mais les cellules de ce repli s'allongent cousidéraiilement pour former une couche d'épithélium cylindrique d'une hauleui' exceptionnelle. Le coussinet 3, à la base de chaque barbule, du côté interne, est formé par une couche de cellules toutes semblables. Le cartilage [et) forme le squelette du rayon branchial, mais il est entouré, soit en dehors, soit en dedans, par un épais périchondrium {pc) homogène. Le squelette de clnupie bai'bide esl formé d'une seule rangée de cellules cartilagineuses (ff) sans couche périchouihique appréciable. En ms', on voit la coupe des muscles fléchisseurs du rayon branchial. La section de chacun de ces rubans nuisculaires suppoile un nucléus (y) du côté interne. Les muscles ws^ sont les fléchisseurs des barbules et une partie de leurs fibres se prolongent jusqu'à l'extrémité de celles-ci. Le vaisseau branchial (») est représenté dans un état de demi-contraction. Dans les coupes où il se trouve en diastole complète, il remplit à peu près entièrement la cavité ce. Le vai.sseau de la barbule [v^) n'est représenté que du côté droit. Du côté gauche, il est contracté, partant invisible, ce qui permet de reconnaîti-e plus facilement le fléchisseur (ms^) de la barbule. Gr. 455/L

Les coixlons de cellules (»() sont probablement de nature nerveuse.

Fig. 6. Section transversale à travers une barbule liranchiaie. La couche hypodermique atteint une beaucoup plus grande éjjaisseur du côté interne {fip') que du côté externe (hp). C'est le côté épais qui porte les cils vibi'atiles non conservés dans cette préparation ;

DES AiVNÉLIDES SÉDENTAIRES. 153

et, axe cartilagineux; r, vaisseau susreptijjle de se dilater dans la cavité qui l'entoure; ms, sections de tilires nniscnlaires IrAs-amincies: w, cordons (peut-être de nature nerveuse?), r.r. 080/1.

Fig. 7. Seclion transversale à travers l'œsophage et les organes voisins. Celle figure, très-grossie, est empruntée à une coupe faite à peu près au môme niveau que la fig. 7 de la PI. I, laquelle peut servir à l'orientation des détails: le, cavité de l'œsopliage dont on n'a représenté (jue la partie dorsale: ep. couche épithéliale, dont l'épaisseui' minimum est aussi hien à la ligne ventrale qu'à la doi'sale; ep\ la traînée de nucléus épithéliaux, ep^ couche de nucléus dans la partie la plus profonde de l'épiliiélium (cellules de remplacement?). L'épithélium est recouvert d'une épaisse cuticule; a, couche sous-épithéliale dont on h'ouvera les détails fortement grossis dans la fig. 5 de la PI. IV. La couche musculaire (ms') de l'œsophage, formée pai- des fihres annulaires, envoie quelques faisceaux divergents (ms^) dans le tissu connectif placé au-dessus. La plus grande partie de ces fibres se perdent dans la substance fondamentale amorphe du tissu connectif; ([uelques-unes s'étemlent jusqu'au muscle abducteur des branchies (ms^). (Ce muscle porte la même désignation dans la fig. 7 de la PI. I.) Les fentes du tissu connectif sont dilatées dans cette région en vastes cavités (o^) allongées, ovoïdes ou même spliériiiues, remplies de liquide. Les muscles, très-multipliés, sont donnés très-régulièrement sur la paroi, où ils représentent une couche épithéliale. Quelques-unes des cavités {S^) ont été atteintes pai- le rasoir tangenliellement à leur paroi, de manière à ce tpi'une partie de répitiiéliumsoil conservée comme un toit transparent sur la cavité; pi sont des lameaux de plexus œsophagien enchevêtrés les uns dans les autres. On distingue les nucléus soit des parois vasculaires, soit du tissu connectif intei-médiaire. Le vaisseau c est un gros rameau né delà fusion des branches d'une partie du plexus. On distingue dans sa paroi une couche épithéliale (3), une couche de fibres musculaires (ms'), et enfin, une enveloppe celluleuse externe (y). Gr. 3I8/L

Page 1