‹ Recherches sur la structure des annélides sédentairesChapitre 45 sur 55 · PLANCHE IX · texte numérisé non relu

PLANCHE IX

Toutes les figures concernent la Tcrchcllu flc.nwsa.

Fig. 1. Coupe Iransversale par le lobe céplialique de la Tercbclhi flr.niom en avant du cerveau. On remaniue cnmhien l'hypoderme («) est plus épais du cùlé ventral ou concave que du coté dorsal (P) ou convexe. L'échancrure (y) est la coupe de l'extrémité du sillon (jui sert à l'implaulalioii des tentacules, bien que le plan de la section soit mené en avant de ceux-ci. La paitie ventrale de la cavité du loiie est remplie par un réseau sanguin fort riche (pi) à travers lequel passent des fibres musculaires (ms) plus distinctes dans la partie ventrale. Gr. 55/1.

l>i:S ANN(:i,ll)ES SÉDEMAIUES. 173

Fig. 2. ('.nn\H' du lohe céplKiliiiue à travers le cerveau. Toul aiilour du lolie céplialique ciriule la cdllerclli' (d), soit le Itoiirrelel formé par le segment buccal. Les deux angles (a) (lu I()l)e céplialii[ue se sont allonut^s et rnpprnclu^s pour former le vestibule buccal (cb) au fond ducjuel l'iiypodei-me atteint une énorme épaisseur. Du côté externe du lobe, implanté dans le sillon tentaculitere, sont de cliaque coté deux tentacules (ïf). Le plan étant oblique, par rapport à ce sillon, la préparation ne renferme que les quatre tentacules dont la position est la plus ventrale et (jui sont, |iar conséquent, les plus jeunes et les plus petits. A la base de ces tentacules s'uttacbe le muscle m.s. Le cerveau a la forme d'un demi-aniieau, partout d'égale épais.seur. La zone dorsale (cr^) est seule fournie de cellules nerveuses qui lui d(unient. à ce grossissement,, une apparence granuleuse. La zone ventrale (f /•') est simplement lilirillaire. Le vaisseau est placé immédiatement sous l'Iiypoderme dorsal sans l'intei-position d'aucune couche musculaire. En revanche, plusieurs vaisseaux (i') passent entre eux. Sous le cerveau on voit la continuation du riche plexus vasculaire (pi) déjà signalé dans la figure précédente.

NB. Dans les trois figures suivantes, j'ai adopté une coloration basée sur une propriété remarquable ilii rouge d'aniline, soit fuchsine, de colorer d'une manière intense certains tissus à l'exclusion des autres. Il existe, en effet, dans la région thoracique certaines parties formées par un tissu connectif sui generis {lis.m conneclif siellaire) qui est toujours en relation avec un liypoderme d'une nature également toute spéciale (hypockrme fibrillaire). Ces deux tissus, à peu près incolores par eux-mêmes, prennent en peu de temps, sous l'influence d'une dissolution étendue de fnchsine, une couleur d'un rose-rouîçe intense, tandis que le tissu connectif et l'hypoderme (différents d'ailleurs de structure) des autres régions du corps se colorent peu ou point. Sous l'influence de la fuchsine, le tissu particulier aux boucliers ventraux et aux organes qui en dépendent se colore en rose. J'ai donc indiqué aussi cette couleur dans les trois figures en question pour mieux faire saisir les différences de tissu à un grossissement où les détails de structure ne seraient pas appréciables. Gr. 55,1.

Fig. 3. Section ti-ansversale du ver menée par la Ugne de jonction du lobe céphalique et du segment buccal. On voit en tt la base de quelques tentacules implantées dans le sillon tentaculigère (sc). Au-dessous suit la coupe du cerveau (cr), un peu plus mince au millieu que dans les régions latérales on elle jiasse aux commissures œsophagiennes; cb est la bouche avec la surface (a) de la lèvre inférieure conservée dans la section. Au-dessous en p est une fente bordée d'hypoderme. C'est la section d'un récessus sous-labial qu'on voit en coupe longitudinale en p dans la tig. 6. Le tissu connectif stellaire {t.cn) forme deux amas latéraux qui se continuent dans la collerette (cl). Gr. 9/L

Fig. 4. Coupe très-voisine de la |irècèdente, mais faite à peu près tlans le plan de l'anneau œsophagien. Du moins voit-on la partie sus-œsophagienne (cr) au complet et une foi-te proportion de la partie sous-œsophagienne (c?-^). L'œsophage est très-déprimé et en-

louré (le nomlireux vaisseaux. On remartiiifm aussi la riche vasiiilarKé de la coUeretle; ms est le commencement du muscle loniiitudinal inférieur et set celle du premier houdler ventral. La section étant légèrement oblique par rapport à l'axe, de telle manière (jue la moitié gauche (relativement au spectateur) a été fi'appée par le rasoir un peu en arrière de la moitié droite, le muscle longitudinal a été mis à découvert du côté gauche seulement, où la commissure œsophagienne est enlevée. Du coté droit, le muscle est recouvert en grande partie par la commi.ssure conservée. Pour la même raison, la moitié liamlic du houclier ventral est plus grande que la droite. Gr. 9/1.

Fig. 5. Section transvei'sale menée au niveau de la première paire de branchies. On a dessiné la partie de la branchie conservée dans le côté gauche seulement. On reconnaît à la couleur rouge (lu'une grande partie de la paroi du corps est formée par le tissu connectifstellaire (t. en) et riiypoderme librillaire (pii le recouvre. Une auti'e partie importante de la section est foi'mée par le tissu (coloré en rose) du bouclier ventral (set) tissu qui se gli.sse dans la cavité du corps de mainère à envelopper le sxstème nerveux, le vaisseau ventral (v.r) et d'autres organes. On reconnafi que le lissu conneclif siellaire est de provenance toute cutanée, à ce qu'il est placé en deliors de la couche de fibres musculaires transversales (ms) de la pai'oi du corps. Même dans la coupe inlerne où se produisent les îlots rouges (comme dans la précédente coupe), ces îlots ne sont que des processus de la couche superficielle dont la base est en dehors du plan de la préparation. Les muscles longitutlinaux supérieui's(/HÂ'^) présentent sur la coupe une apparence de stries ontlulées dues à la section par- le rasoir de très-minces rubans musculaires élémentaires. Les muscles supérieurs ne sont d'ailleurs pas distincts, mais fondus en un seul sur la ligne médiane, où leur puissance atteint cependant son minimum. Un autre muscle longitudinal (ms^) doni la surface oft're un aspect tout différent, coui't tout le long de la surface dorsale du cordon nerveux ventral et empêche, sans doute, les mouvements d'exlension qui pourraient nuire à celui-ci. Divers faisceaux musculaires {ms'^, ms'') traversent cependant la cavité périviscérale. Le cordon nerveux ventral (en) a ses cellules nel■^euses disposées au côté ventral et sur les parties latérales [en') où leur accumulation forme des taches. L'œsopliage [œ) avec sa couche musculaire (ms*) liien distincte est toujouis forlenieiU déprimé. Sa tunique épithéliale est plissée en sens divers. Au-dessous de l'iesopiiage est un riclie réseau (pi) de vaisseaux sanguins provenant d'une sorte d'anneau vasculaire qui aboutit au vaisseau dorsal (o.d). De cet anneau naît le vaisseau (f '6') qui mène le sang du vaisseau dorsal à la branchie et qui se ramifie dans toutes les subdivisions de celle-ci ; vb est, au contraire; le vaisseau qui ramène le sang oxygéné au vaisseau central (v.v). On voit en st le faisceau de soies lubulées. Quant aux tores uncinigères, ils n'existent pas dans ce segment. Gr. 23/1.

Fig. 6. Section sagittale menée dans bipartie antérieure du ver, en deliors du plan médian, entre les tieux rangées de branchies. (La section est^ à pioprenienl parler, un peu oblique et atteint la paroi du corps un peu plus près de la ligne médiane du côté dorsal

(|ae (lu cùlé veiilral. Celle dévialion esl d'ailleurs peu importanle.) On voit en « un lobe céplialique avec son plexus et en tt un «i-oupe de tentacules dont la liase seule est dessinée. Ces organes naissent d'une sorte de bourrelet placé au fond du sillon tentaculifère. Derrière les tentacules est la section d'un autre boun'elot (ô) linTilant le sillon lentacniilere en arrière, puis \ieiHU'ul les trois tuliercules bi-anchilV'n's. avec les brancbies doul on n'a représenlé que la p.u-|ieinférieure.Enavant, euy eslle iioi'd Libial de l'orifice buccal et sous la lèvre inférieure en 'fi le profond récessus dont (Ui voit la coupe li'ansvei'sale en P, fi,?, -i. Dans la paroi du corps on r-econnaît les muscles longitudinaux inféi'ieurs (ws') et supérieurs (ins'') et du côté ven- IimI les boucliers ventraux set avec la ma.sse clypéaire (scî') qui en dépend dans l'intérieur de la cavité périviscérale. Cette cavité est divisée en deux parties par un dissépinient {dss} qui produit une dilatation de l'œsopbage (œ) au point où il s'insère avec lui. On voit la coupe du cerveau en cr, sous la coupe tentaculifère. Il est facile d'y distinguer la moitié granuleuse avoisinaiil l'Iiypoderme, foi'mée par une partie celluleuse, et une moitié en apparence plus bomogène. formée par la partie llbrillaire. En cm est la section de la partie inférieure d'une commissure œsoiibagienne, aussi volumineuse que celle du cei'veau ; ce est la cavité ilu corps. Ci-. 8/1.

Fig. 7. Coupe longitudinale de l'exliémité antérieure du ver, menée par le cordon ven- Iral et les trois brancbies d'un même côté. Par suite de son oitliquité, cette coupe n'a atteint l'œsophage qu'au voisinage môme de la bouche. Enjavant, en a, un lambeau du lobe céphalique a été conservé avec son plexus (/)/). Sa partie postérieure renferme la coupe du cerveau (cr) immédiatement sous le sillon tentaculifère dont tous les tentacules sont détachés. Plus en arrière sont les lacines des trois biancliies (bv) et la paroi dorsale du thorax avec la coupe du muscle lonuiludinal supérieur f(*(s^). En avant est la bouche (c.éj conduisant dans l'cesophage {œ). Sous la lèvre inférieure est le récessus P déjà indiqué dans la llg. •'! et la fig. 6; en el l'extrémité de la collerette. La coupe de la paroi ventrale est comme ondulée par suite de la succession des lioucliers ventraux. Dans chaque segment on voit la coupe transversale d'un faLsceau musculaire (m.s^) situé entre le bouclier ventral et le cordon nerveux. Ce faisceau est le môme que celui qu'on trouve désigné par un astériscpie dans la fig. o. Dans le cordon nerveux (e.n), on distingue une couche ventrale granuleuse et opaque (celle des cellules canglionnaires) et un couche dorsale plus transparente. Une grande partie de la cavité périviscérale (ce) est occupée par la prolongation (set'] interne du tissu des boucliers ventraux.- Celte i-avité est divisée en deux parties par la cloison (dss) située immédiatement en arrière des branchies. En r est le vaisseau (pii ramène le sang de la hrancbie au vaisseau venti-al. Cr. fi/l.

Fig. 8. Coupe sagittale à travers la base de la première branchie et les parties voisines. On voit en r, le premier tubercule branchifère avec la partie inférieure du tronc (br) de la première biancbie. La section est l'aile en dehors du plan des vaisseaux branchiaux; «' désigne le second lulierciile biancbifère indiqué seulement par son contour. En 3 on voil la

section d'une partie (in liourrelet placée en ai-rière du sillon tentaculifère (comparez lig. 6, •?) ; ms ' est une partie du muscle longitudinal supérieui', coupé dans le sens des fibres ; ms^ est la coupe de fdires transversales et obliques formant la plus grande masse du bourrelet rétro-tentaculaire. La plus grande masse du tubercule brancbifère est formée par du tissu connectif stellaire (y), qui s'étend jusque dans le canal où passent les vaisseaux branchiaux (/). A la périphérie ce tissu passe à Thypoderme llbrillaire (o) dont la rangée de luicléus est facilement reconnaissable (comparez fig. 9). Le bord postérieur du bourrelet rétro-tentaculaire est aussi recouvert d'une couche de lissu connectif stellaire (>") recouveii luimême de l'hypoderme libi-illaire caractéristique (o'j. Ces deux tissus mampient au sonnnel du bourrelet. — Les muscles longitudinaux de la branchie envoient leurs prolongements ramifiés (m«') jusqu'au sein ilu tissu connectif du luhercule brancbifère. Gr. â.o/L

Fig. 9. Fragment d'une coupe à travers un tubercule ln-anchifère (tlg. 8). Le tissu connectif stellaire (a) qui forme la masse du tultercule s'unit, par les prolongements de ses cellules périphériques, aux fibres l'ayonnantes de l'hypoderme; celles-ci portent chacune leur noyau (P) à peu près au même ni\eau. A la surface même de l'hypodei-me, les extrémités des fibres noyées dans la suiislance gélatineuse intermédiaire forment un pointillé très-fin. Gr. 218/1.

Fig. 10. Section (fune partie du bord de la collerette. On voit en « le tissu stellaire qui forme la masse de la collerette ef qui est parcouru par des faisceaux de filires musculaires (y«.s). Le bord même delà collerette est formé par un liypoderme d'apparence particulière. Gr. 218/1.

Fig. 11. Coupe longitudinale à travers la masse scutellaii'e qui occupe la moitié de la cavité abdominale dans la région thoracique; «, surface limitante de f organe baignée par le liquide de la cavité du corps. Elle est bosselée par suite des sillons qui délimitent superficiellement les prismes constitutifs de l'organe, sillons (pii correspondent aux cloisons intérieures (p). Ces cloisons, très-distinctes vers le haut, le deviennent de moins en moins vei-s le bas. Tant qu'elles sont facilement reconnaissables, elles sont tapissées de corps arrondis pâles et homogènes (y). L'intérieur des prismes est occupé par un tissu (ô') semé de nudéus et parcouru par des fibrilles très-délicates qui paraissent émaner d'un axe médian. Dans la partie inféi-ieure cette structure se modifie et ne parait plus furmée ipie pai- une substance ()i) finement flbrillaire dans laquelle sont semés les nucléus. Gr. 220/1.

Fig. 12. Section à travers la partie tubulaire d'un tube tligestif qui occupe la région thoracique postérieure. On reconnaît les grosses papilles épitJiéliales (e/j), la couche de fibres musculaires annulaires (ms'), la couche de fibres musculaires longitudinales {ms'*) et,

entin, la cduche de cflliiles péritonéales (pt). Celle-ci contieiU de nombreux vaisseaux longitudinaux. Gr. (541.

Fig. 13. Partie de la précédente section vue à un fort grossissenient. Les désif^nalions sont les mêmes. Un lemanjuei-a que les nucléus des papilles épilhéliales occupent tous une position superficielle. Gr. 2.30/1.

Fig. 14. Coupe lonnitudinale à travers l'œsophage. F.es papilles épitliéliales sont vues en coupe en ep et de face en c/j' ; ws\ lllires musculaires annulaires; ms'\ fibres musculaires longitudinales ; pt, couche péritonéale. Gr. .35/1.

Fig. 15. Coupe longitudinale de rextrémité antérieure du cordon nerveux ventral (comparez fig. 7). Un voit en a la terminaison du cordon nerveux en avant. La couche de cellules nerveuses (y) est exclusivement ventrale et la couche fibrillaire dorsale (P). Il n'y a pas de renfiements ganglionnaires appréciables. Gr. (iO/l.

Page 1