‹ Recherches sur la structure des annélides sédentairesChapitre 46 sur 55 · PLANCHE X · texte numérisé non relu

PLANCHE X

Los fignros 1-5 sont rolativps à la Terehella flcxnosa; les fig. 6-7 à la Terehella Meclidii; les figures

suivantes au Sti/larioides monUiferus.

Fig. 1. Coupe 'ransversale à travers le coidon nerveux ventral dans la région Ihoracique. La [ilus grande partie de la surface est formée par la substance puncliforme et finement tiln-illaire (>) dans laquelle les cellules nerveuses sont accumulées en trois bandes. L'une (a), occupant la région médiane ventrale, a une section presque quadrangulaire. Les deux autres (p) sont placées sur les côtés. Les cellules nerveuses sont plus reconnaissables à leur's nucléus qu'à leurs contours mal définis. Entre elles cheminent des fibrilles ondulées. Ces fibrilles, à partir de la surface, rayonnent dans la substance puncliforme. Deux de ces faisceaux («, «') partent de la surface supérieure de la bande médiane de cellules nerveuses et s'élèvent verticalement. Leur coupe re.çsemble à des pinceaux renversés dont les poils divergent à l'extrémité. Oncliliies cellules nerveuses accompagnent la base de ces pinceaux. Deux autres faisceaux (>") partent de faugle externe supérieur de la même bande médiane et se dirigent, en décrivant un ai-c. vers la même bande externe du môme côté, dans lequel ils pai-aisseni sf [icrdif. La coupe est menée dans le plan des deux nerfs ventraux («)dont

on peut suivre les racines à travers les bandes latérales de cellules nerveuses dans un tractus de fibrilles nerveuses («') jusque vers la région dorsale du cordon nerveux. En o on voit la coupe d'un cordon de substance médullaire entièrement dépourvu de toute gaîne enveloppante. Dans la substance finement fibrillaire soiil semés de rares nucléus qui deviennent de plus en plus abondants à mesure ipi'on se rapproche du né\rilemnie {}.). Dans ce dernier on distingue soit des fibres musculaires circulaires {ms''), soit la coupe {ms^} de l'épaisse couche de libres obliques et longitudinales qui protège le cordon nerveux en-dessus. Sous le cordon est un riche lacis de vaisseaux. Gr. ^Ût1/1.

Fig. 2. Extrémité d'un lobe uncinigère d'une Terebella flexuosa pour monti'er le moile de formation des plaques onciales {unciiii). On voit que les premiers iiuliments de ces plaques, soil crochets, n'apparaissent point du tout dans la rangée même où elles prendront place plus tard, mais tout à fait en ib'bors d'elles pour venir, à niesuie île leui' croùssance et de celle de la liase ipii les porte, se placer dans la l'angée en décrivant un arc de cercle considérable. Le fi'agment représenté ne renfei-me que des crochets en forinalion, mais chacun d'eux est un peu plus avancé en formation que celui qui le précède sur la courbe de l'arc. Le plus jeune se présente sous la toi-me d'un simple petit capuchon chitineux (p) recouvrant exactement la cellule qui le sécrète. Ce capuchon est le bec de ce qui sera plus tard la pointe principale de la plaque onciale. Les ci'ochets les plus avancés dans la formation (S) se présentent au spectateur dans une position telle que leur bec principal se projette sur le corps même de la plaque onciale et que les becs accessoires (ô'°) soient vus en raccourci. Le tissu même de la liase («) est formé d'une substance fmcmenf siriée. dans laquelle les nucléus sont semés avec ime grande régidarité. (!r. 4L^/1.

Fig. 3. t^.oupe monlranl l"inqilanlalio]i de Irois pla(|ues (uiciales dans un bue uncinigère. La plaque de gauche est vue tie face, c'est-à-dire par la tranche armée du bec, celle de droite en trois quarts, celle du milieu dans une position à peu près intermédiaire entre celles des deux autres. Le tore est formé de la cuticule (ctc); d'une couche hypodermique [hp] qui sécrète les plaques onciales et doni les nucléus sont accumulés sous ces dernières en beaucoup plus grand nombie que dans le reste du tore ; d'une couche de filires (m) parallèles à la surface, et enlin d'une couche de flbi'es (m') presque pei'pendiculaii-es à cette même surface. Ces deux couches, quoique formées de fibres extrêmement fines, sont, sans doute, de nature unisc'ulaire. Dans chaque plaque (uiciale (Ui peut distinguer une substance médullaire (a) granuleuse et une substance corticale à peu près homogène. En outre du bec principal, il existe plusieurs becs accessoires qu'on voit, soit de piofil, soit en raccourci ou en coupe optique, dans les trois plaques figurées. Ces becs sont, en général, au nondue de cinq : les plus grands sont les latéraux (g, fi'), puis suit pour les dimensions le her médian ou impair {S, S'), et enfin viennent les becs intermédiaires (y, -/). La substance médullaire granuleuse pénètre dans l'axe du plus gros des becs accessoires ff). Ce sont les becs accès-

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s()ir('S(|iii, a mi l'aililc .nidssissenitMit.iloiiiU'iil iino apparence siriér au \eiie\ des plaipifs oiiciales dans la vue de piolil. (ir. ."i^O, 1.

Fig. 4. Deux pla(pies onciales tlutraciques enlièrenient formées fêliez la Terehcllnflp.riiosa). Dans ees plaques on distingue toujours la suListance médullaire (a) de la substance corticale et l'on remarque surtout le processus (f') qui pénètre profondémeni dans le tore uiicinigère et qui sert à l'attache des muscles; ctc est le repli de la cuticule dans Lupu'lle est logée la plaque om-iale. Or. il,^/l.

Fig. 5. Partie d'inie coupe li'ansversale à travers un muscle longitudinal. Les traits ondulés repi'ésentent les coupes des feuillets, soit lames musculaires, entre lesquelles sont disséminés de nombreux nudéus. (îr. riOO'l.

Fig. 6. Coupe transversale à liavers l'ahilomen de la Terebella Meckelii. La cavité périviscérale ([i) est entièrement remplie parla masse de couleur rulùgineuse particulière à cette espèce. Dans la coupe de la paroi du corps, on distingue la couche de libres musculaires transversales [ms^] de la couche de Tdires longitudinales (m«^) qui, toutes deux, s'aminclsscnl beaucoup dans la région tergale. En ms^ sont les rubans musculaires obliques (pii paraissent exister dans l'abdomen de tous les Térébelliens. L'intestin (i) présente en a deux l'eplis longiludinauN^ comparables, sans doute, pour la fonction à la ■' lyphlosole » des Lombrics. Gr. 8/L

Fig. 7. Partie médiane ventrale de la figure précédente, vue à un [dus fort grossissement. Cette ligure est essentiellement destinée à montrer la structure delà partie inférieure de l'intestin. Dans la paroi de ce dei'nier on reconnaît l'épaisse couche épilhéliale {ep) et la couche musculaire relativement fort mince (ms''). Dans la cavité intestinale (/) font saillie les deux gros replis qui sont formés inm-seulemeut par l'épithélium, mais par un tissu aréolaire (a) semé de nombreux nudéus. Ce tissu est très-riche en sang, i-enfermé dans des lacunes ou peut-être des vaisseaux (je n'ai pu distinguer de parois propres). Dans la ligure on reconnaît, en outre, les coi'puscules de la cavité périviscérale (û), le vaisseau ventral (y.f), les muscles île la paroi du corps (ms'), des muscles obliques de la cavité du corps (ms^) et, enfin, le cordon ner\eux abdominal {cm) remai(piable par son aplatissement en un mince ruban. Gr. oO/l.

Fig. 8. Coupe sagittale par la lé.nioii aiilérieure du Stylarioides moiiilifenis. Le plan de section coïncide avec le plan de symétrie de l'animal. La paroi dorsale est à la gauche du spectateur, la ventrale à sa dioite. Le ver utilisé pour la coupe avait rétracté non-seulement ses branchie.s^ mais encore l'entonnoir du segment buccal. Dans la paroi de ce corps on ne distingue nettement, à ce grossissement, que la couche cutanée et la couche de fibres mus-

culairos lon^ntiirlinales (ms^). On voit celte paroi s'iiivaciner en avant pour former le repli (3) qui passe lui-même à la iiase de rentonnoir y (ici cvliudrique par suite de plissements résultant de la rétraction) ouvert en c. En o es! le sac musculaire ([ui loge l'appareil branchial et. qui, pal- son extroveision.pei-iuet à cet appareil de saillir à l'extérieur au travers de l'ouverture (ci) de l'entonnoir. Les iiranchies sont serrées les unes contre les autres en un faisceau (br) à la base duquel on distingue le vaisseau principal {v.b). En tt est l'un des tentacules avec son vaisseau unique {p):m est l'œsophage et ms le muscle rétracteur de l'appareil branchial. La gaine ganglionnaire {en) a un parcours un peu ondulé et sa partie antérieure (en') est réfléchie par suite de l'invagination de la partie antérieure du corps. Gr. 9/1.

Fig. 9. Coupe transversale du premier segment sétigère chez un Stylarioïde dont l'appareil branchial et l'entonnoir sont en état de rétraction. Le contour h peu près rectangulaire de la partie principale de la tigure est formé par le premier segment sétigère. Toutefois, le rasoir a enlevé deux petits fragments du segment suivant qu'on voit en A. Cela provient de ce que le second segment sétigèi'e est beaucoup plus large ([ue le premier et que les points de sa surface, par laquelle émergent les gros faisceaux de soies, font fortement saillie en avant, aux côtés mêmes du segment précédent. Ce sont ces points qui ont été, pour ainsi dire, décapités pai- le rasoir et qu'on voit, en etTet. traversés de tronçons de soies iat). Dans la paroi du corps, hérissée de ses nombreuses papilles cylindriques [y), on reconnaît l'épaisse cuticule [ctc) recouverte d'un dépôt d'inci'ustations étrangères (a), puis l'hypodei-me {hp) et enfin la couche musculaire tout à fait à l'intérieur. La coupe du cylindre qui occupe la partie centrale de la figure et qui n'est que le premier segment invaginé dans le second, pi'ésente naturellement toutes les mêmes couches, seulement en ordre inverse, à savoii- : à l'extérieur la couche musculaire (m-s'), puis la cuticule (cte') et enfin la couche incrustante (a'). Dans l'inférieur de ce cylindre on trouve la coupe ti'és-sinueuse (|3) de l'entonnoir, plissée par l'état de rétraction. Sur la coupe de la paroi de cet organe on peut distinguer trois couches: l'une médiane, musculaire, les deux autres superficielles hypodermiques. La cavité 1, est la cavité de l'entonnoir qui mène, à travers l'appareil branchial situé plus en arrière, jusqu'à la bouche. La cavité <î est celle du repli d'invagination et appartient, par conséquent, à proprement parler, au monde extérieui'. Dans les coupes des soies (sf) on distingue une sulistance coiticale et inie cavité axiale : st^ sont des pointes de soies en voie de formation. Gr. 20/1.

Fig. 10. Coupe à travers le second segment sétigère et l'appareil branchial invaginé d'un Stylarioïde. Tout le pourtour de la figure est formé par la paroi du second segment sétigère. dans l'épaisseur de laquelle on distingue la couche d(> fibres musculaires transversales (m.s') et la coupe de fibres longitudinales ()h.s-J. En sp sont les coupes des soies dorsales et en st'^ les soies ventrales de ce même segment ; st désigne la coupe transversale de l'extrémité de soies du premier segment sétigère qui pénètrent jusque dans la cavité du se-

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roiul. lin a est la coupe transversale de la saine musculaire de l"apparc'il luancliial (comparez tig. 8, o). A l'intérieur sont les nombreuses coupes des hiancliies (br) serrées les unes contre les autres, chacune avec sa veine et son artère, et du côté ventral, la coupe des deux ^ros tentacules plissés (tl) avec un vaisseau unique (v) dans Taxe. Cette fiîure présente deux coupes ilu système nerveux : l'une (en), à superficie plus [lelite, appartient au second segment sétigère, l'autre (c.«'), à superficie plus grande, appartient au segment antérieur et n'est réfléchie dans ce segment ipie par suite de la réfraction de l'appareil hrancliial. Gr. 20/1.

Fig. 11. Section transversale de la lame liranchifère d'un Slylarioides. Une moitié seulement a été représentée. En « est la coupe d'un bourrelet saillant sur la ligne médiane du côté ventral (tourné par exception, vers le haut, dans cette figure). L'épideriue prend dans la région médiane la forme d'un épithélium cylindrique {ep). Dans la partie de la membrane bi-anchifèi'e, enroulée en spirale, on voi! se délimiter les bases des rayons bi'anchiaux avec leurs vaisseaux. Gr. (i(j/l.

Fig. 12. Section transversale d'un rayon branchial chez un Stylarioides. Soit le bord externe (a), soit le bord interne ({',) portent des cils vibratiles; les bords latéraux en sont dépourvus. La cuticule {de), jiartout fort mince, disparaît presque i-omplétcinent sous les cils. Dans la couche hypodermique (hp), fort épaisse, les nucléus sont bien reconnaissables. Les vaisseaux p et «;' ont toujours des sections très-inégales. Gr. 340/L

Fig. 13. Partie d'un rayon branchial d'un S?ii//ano«rfesmo/w/j/erMs. La moitié supérieure de la figure montre la surface même du rayon, mais à partir de la ligne a le rasoii- a enlevé la paroi du tube branchial, de manière à mettre à découvert la cavité et son contenu. On ne voit que l'un des vaisseaux principaux du rayon branchial, mais p représente vraisemblablement la paroi du second contracté et vide de sang. Les anses vasculaires sont visibles en totalité en v\ mais en section seulement en y': ctc est la cuticule qui recouvre l'hvpoderme. Gr. .340/1.

Fig. 14. Fragment d'une .section longitudinale à travers un ganglion de la chaîne ventrale lYnn Stylarioides. Le ganglion, enveloppé d'un névrilemme (iivr) assez mince, a toutes ses cellules nerveuses réunies dans la moitié inféi'ieure (-x). La moitié supérieure (P) est toute fibrillaire. Quelques vaisseaux (t>, y') circulent à la surface du névrilemme. Gr. 240/1.

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