‹ Recherches sur la structure des annélides sédentairesChapitre 47 sur 55 · PLANCHE XI · texte numérisé non relu

PLANCHE XI

Les figures 1-10 sont relatives à VAadoumia fiUgeni; les figures 11-13 à la Te rebella flexuosa.

Fig. 1. Coupe transversale menée par le segment buccal. On reconnaît de suite la cavilé pharyngienne, soit oesophagienne (œ) rlont la paroi forme des replis très-caractéristiques. L'épaisseur de répitiiélium {ep) es( très-variable, mais atteint toujours son minimum au c(Mé ventral de l'œsophage adhéiant à la paroi du corps. De nombreuses brides musculaires (m.s) .s'étendent de l'ipsopbage à la jiaroi du corps à ti'avers la cavité périviscérale. Dans celle-ci cheminent de nombreux vaisseaux (t'.r). La paroi du coi-ps est formée d'une épaisse couche d'hypodei-me {hp) et d'une couche de fibres annulaires (rns '). Dans la première, on découvre les tiès-petites sections de la commissui-e cérébrale (m) et dans la seconde, les sections des extrémités des muscles longitudinaux {ms'). Gr. 25/L

Fig. 2. Section faite un peu en arrière de la précédente. On v reconnaît toutes les mêmes parties avec des désignatituis semblables. On remarquera que les commissures cérébrales ont leur section à un niveau plus lias, mais lenr superficie est plus grande. D'ailleurs elles sont encore renfermées dans la couche Inpodermique. Le récessus ventral (y) de l'œsophage est toujom-s très-marqué. Gr. 25/1.

Fig. 3. Cdiiiie transversale menée par le segment suivant. Ce segment est beaucoup plus large que le précédent. Cela explique comment on peut trouver en hp\ enclavé dans la couche de fibres musculaires annulaires (m.s'), un ilôt de substance hypodermique enlevée au segment précédent vers le point le plus profond du sillon inlersegmentaire. D'ailleurs tous les détails de la préparation s'expliquent par les deux ligures précédentes. On remarquera seulement que le canal alimentaire s'est éloigné de la paroi ventrale et que les commissures nerveuses qui passaient dans les coupes précédentes au-dessus du muscle longitudinal inféi'ieur (m.s^) sont maintenant au-dessous de lui et ont beaucoup augmenté de volume. En outre ces commissures ne sont plus comprises dans l'hypoderme, mais bien dans la couche de rd)res musculaires annulaires fms') de la paroi du corps. Gr. 2.5/1.

Fig. 4. Coupe transversale à travei-s le cincjuième seginiMit dune Audouinia pligera. c'est-à-dire par le segment porteur des faisceaux de tentacules dorsaux. Les bases de (pielques-uns de ces tentacules («) sont conservées dans la préparation avec leur vaisseau uni- ([ue, en opposition aux branchies latérales {br) dont les deux vaisseaux sont distincts. La paroi du corps montre sur tout son pourtour, l'hyiioderme et la couche de fibres muscu-

laii-es transversales (ins '). Mais lu nombre des muscles longitiulinauv est plus considérable que dans les autres régions du corps. En outre des muscles longitudinaux inférieurs (ms') et latéraux (ws*), le muscle longitudinal supérieur est double. En elTet, pour livrer passage aux nombreux vaisseaux de l'appareil lentaculaire, il s'est scindé en deux parties, l'une plus grande el intérieure (ma), Taulrc [ilus pctile el supéi'ieure (ins^). La coupe du tuiie digestif [i) est ici l'xaclenii'nt circulaire avec mic coiii-be musculaire (ms) li'ès-ap|iréciable. Celte coupe est surtout reuianiualile au point de vue de la distribution des vaisseaux qui dilTére de ce qu'on voit dans tous les autres segments. Le vaisseau dm'sal existe déjà en v.v, bien que d'un faible diamètre. 1! repose sur la liraiicbe supérieure (r')du circuit vasculaire (v-) (pi'on retrouve dans tous les segmeids suivants. Ce circuit fournit le vaisseau qui porte à la brancliie (br) le sang du vai.sseau dorsal, sang qui est ramené de là par le gros vaisseau t'^juscpie dans le vaisseau ventral (v.v). Sous le rapport de la circulation br'ancbiale, ce segment ne s'écai'te donc pas des suivants; mais ce qui manque aux autres segments, c'est le riche plexus de vaisseaux logé en pi entre la couidie de fdires musculaires transversales et le gros muscle (itis). Les branches de ce plexus fournissent les rameaux vasculaii-es des nombreux tentacules. Ces plexus des deux côtés sont mis en communication par quelque gros vaisseaux transveises, dont deux (v^) sont visililes dans la préparation. Le cordon nerveux venlial (en) est entouré d'ini lacis vasculaii'e. Il apparaît dans cette figure et la suivante connue tlouble, pane i|u'iin ne distingue à ce grossissement (jue la partie luiement tilirillaire de la section. En ii on aperçoit la sei'tion du nerf des tentacules. Iiieii |ielite. il est vrai, à ce grossissement. Gr. 12 1.

Fig. 5. Section transversale faite dans le premier tiers de la longueui' du ver. La paroi du corps est constituée comme dans la préparation précédente, seulement le muscle longitudinal supérieur (iiis'^) est uniijue de chaque côté. Il forme une bandelette plus épaisse au ImmiI interne qu'au bord externe qui es! en outre régulièrement ccuu'bé en dessous. On remar(iuei'a aussi eu « un faisceau paiiiculiei' de libres musculaires loni:itudinales. situé aude'^sus el eu dehoi's du système nerveux, faisceau distinct du muscle longitudinal inférieur, déjà indi([ué dans la coupe précédente. Il existe dans la plus grande partie de la longueur du ver. Le vaisseau dorsal (r.d) renferme le lioyau lirun et communique avec la iiranche inférieure (;;') du circuit vasculaire (v-). Ce circuit fournit la brandie qui se rend au vaisseau latéral contractile (t'^) à paroi fort épaisse. Ce dernier émet le vaisseau lirandnal ((■'.6'). Quant au second vaisseau liraui-bial (r.b). il provient de l'anse (i'°) émise par' le vaisseau ventral (r.r). (Ir. I.t'L

Fig. 6. C.duiie transversale à travers l'un des tentacules dorsaux du cinquième segment. L'un des cotés est muni d'un proloud sillon porteur de cils vibratiles. L'hypoderme (lip) est recouvert de sa cuticule et forme une couche fort épaisse dans laquelle sont semés des follicules glandulaires. Il atteint son épaisseur maximum sur les bords du sillon, où les cellules paraissent uièiue birmer plusieurs couches, à en juger, du moins, par la luultiplii-ation des

niicléiis. Sous riiypodenne se trouvi'iit quelques rares fibres musculaires aiiuulaires, suivies d'uue épaisse rouclie de fibres longitudinales dont on voit les sections en ms\ Cette couche est suivie elle-même d'un revêtement connectif ou péritonéal {pt) qui limite la cavité du tentacule. Celle-ci renferme le vaisseau unique (v) qui n'adhère à la paroi du tentacule qu'en deux points, à savoir en celui (pii correspond au fond du sillon cilié et au point opposé. La paroi du vaisseau possède une conclie musculaire propre (nis^) avec une couche épithéliale (ep) en dedans et un revêtement péritonéal (/if) en detiors. F^e tentacule possède deux nerfs, logés tons deux entre Fliypoderme et la couche musculaire. L'un (»') a une section ovale et coni't tout le long de la ligne du tentacule opposée au sillon vibratile. L'autre (n') forme un large ruban renflé sur ses bords et placé sous le dit sillon. Ce nerf ou, si l'on aime mieux, ce i-uban nerveux émet de chaque ccMé un processus (/t^) qui pénètre dans le repli liypodermique qui limite le sillon, dr. 3f)S/I.

Fig. 7. Section à travers une branchie latérale d'une .Vudouinie. Si l'on compare cette ligui'e avec la précédente, on verra qu'elle n'en ditTèi-e guère que par l'absence du sillon vibratile et parla duplicité du vaisseau longitudinal |ret/;'). L'bypoderme atteinl son maximum d'épaisseur au niveau des nerfs branchiaux {n' et ?*'■'). Dans lieaucoup de préparations ces deux régions sont enfoncées de manière à donner à la coupe la forme d'un biscuit étranglé en son milieu. De nombreuses brides («) s'étendent de la paroi des vais.seaux à celle de la branchie. Gr. 355/1.

Fig. 8. Coupe transversale à travers le vaisseau d(Msal poui' montier le plissement du boyau brun («) inclus. Gr. 3rii.

Fig. 9. Coupe transveisale par le cm'don nerveux et les oi'ganes avoisinants, c'est-àdire par le milieu de la paroi ventrale du corps. On voit la cuticule (ctc), lliypoderme (lip) avec .ses follicules et la ti'aînée de ses nucléus, la couche de filtres transversales (m.s'), la partie la plus interne des muscles longitudinaux inférieurs (m«^), le faisceau longitudinal particulier (Ç) détaché de ce muscle, les fibres musculaires transversales (ms^) délimitant la cavité du corps, enfin le vai.sseau ventral (v.v) avec sa paroi musculaire et son revêtement péritonéal (pt). Au milieu de tons ces organes se trouve placé le cordon nerveux entouré de son névrilemme (uvr). Une cloison (->) qui divise le cordon en deux moitiés paraît dépendre aussi de ce névrilemme. Cependant il n'est pas facile de distinguer les fibrilles qui le forment des fibrilles constilulives des nerfs. Les cellides nerveuses, plus reconnaissables à leurs nucléus qu'à leurs contours assez vague.s,, fornienl un cordon (y) de chaque coté de la cloison dans la régiiui venli-ale du système nerveux. Il eu naît une sorte de proce.ssus fibrillaire qui divise en deux parties très-inégales le cordmi de substance punctiforme (?). Ce dernier occupe la région supérieure et latérale et présente toujours dans son angle interne la section d'un cylindre de substance médullaire (i) pâle et dépourvu d'enveloppe. Gr. 280/d.

Fig. 10. Cdupe à travers riiypodiM-me d'une Aiidoiiinie. La cuticule (de) est percée de paît eu part de petits canalicules (>). De chacun d'eux s(irt un petit cylindre, le plus souvent inlléchi ou tordu en spirale (S). C'est nue siilislauce nmlie sécrétée par les follicules («) lo- Kés dans rii\i)oderine uranuleux (A/»). Les limites des cellules de ce dernier ne sont i)as distinctes, mais lein's nucléus se voient en ■i. Gr. 1400/1.

Fig. 11. Coupe à travers um^ partie d'un organe segmentaire de la Terebella flexuosa. La figure représente la liranclie interne ou éli-oiie de l'organe en section longitudinale; on reconnaît son éiiilliélium cylindri(pie (ey/) portant des cils vihratiles (a) et sa couche péritonéale (pt) dans l'épaisseur de laquelle circulent des vaisseaux. Cette branche interne est accolée à la hranche externe, beaucoup plus large, dont on a représenté partiellement la paroi {ep-) en suiface, paroi dans lacpielle les nucléus des cellules épilhéliales apparaissent comme des taches sombres. Gr. 100/1.

Fig. 12. Section à travers la paroi dorsale du corps et le vaisseau dorsal dans la partie postéiieure de la région tlioraciipie chez la Terebella flexuosa. Dans l'épaisseur de la paroi du corps on reconnaît la couche hypodermique (ftp) et la couche des fibres musculaires transvei'sales (m*''). Quant aux sections des muscles longitudinaux supérieurs, on les aperçoit seulement sur les côtés, en ms'^, parce que ces muscles viennent mourir à une petite distance de la ligne médiane, sans jamais l'atteindre. A la ligne médiane s'attache le ligament suspenseur [Ig) du vaisseau dorsal et de l'intestin. Ce ligament est formé de rubans musculaires à apparence striée dont les sections se présentent comme des fibres verticales. La partie attachée à la paroi du corps renferme seule quelques libres cylindri(iues. Le vaisseau dorsal {v.d) montre les sections de cordons solides, granuleux, bruns, soil ilaiis sa paitiesupél'ieui'e (a\ soil dans l'inférieure (3). Gr. 260/1.

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