‹ Recherches sur la structure des annélides sédentairesChapitre 49 sur 55 · PLANCHE XIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XIII

Les ligures soiit relatives au Telepsaoun costamiii.

Fig. 1. Coupe transversale d'un Telepsamm par le segment buccal. La section est menée par l'insertion îles deux tentacules dont on voit les contours (tt). Entre ces derniers est l'émineiice ([iie l'on peut considérer comme un lotie céphalique rudimentaire. Letube épithélial œsophagien (œ), à grande épaisseur, est dans toutes les préparations séparé des muscles (»is') par un espace vide. 11 est proliable cepenilant que celte cavilé est purement artificielle et provient d'une contraction du tulie épitliélial par l'alcool. La véritable cavité du corps est en ce, occupée en grande partie par le vaisseau latéral {cl) dilaté en un vaste réservoir sanguin. La paroi du coi'iis a une grande épaisseur, grâce surtout à l'hypoderme {hp) qui prend partout dans ce segment la structure scutellaire. La couche de fijires transversales (»*«') est fort mince, tandis que les fibres longitudinales ((/««•^) forment un niaiicbon à peu près continu et fort épais. Cette couche semble se confondre avec la couche musculaire (ms') du lube digestif. Gr. 75/1.

i»i;s A\N(.i.iin:s s(:i)E.MAiKES. 180

Eutii' olles sont |il,i(és ce|)oii(l;iiil lu vaisseiiii dorsal (v.d), le veiilral [r.i-), in loiUraclé, el les vaisseaux laléraux. Le cerveau (ce) est logé entre l'hypodernu! el la couche musculaire, il esl ri'iluit à une sini|)le commissure transversale, partout à peu près d'égale épaisseur, (|iii réunit entre eux les cordons laléraux. Les yeux ne sont iiue des taches i)igmentaires (o) à la surface.

Fig. 2. Coupe transversale du thorax, faite un peu en arrière de la pi'écédente. Le plan de section a été mené un peu oliliquement, de telle manière qu'il frappe de l'un des côtés le processus pédieux, avec son faisceau de soies, dans toute sa longueur, tandis que de l'autre il en effleure seulement la hase. Cette ohliquité a mis à découvert d'un seul côté le vaisseau latéral (vl) dilaté en un vaste réservoii' ; du côté opposé ce réservoir n'est plus dans le plan lie la coupe, mais on voit, en revanche, le faisceau de soies et ses muscles (ms^). L'hypoderme atteint ici son maximum de puissance pour former le houclier ventral (set), tandis qu'il reste mince au côté dorsal. On rcconnail la mince couche de fihres musculaires trans- \ei-.sales (m*''), les muscles longitudinaux \enli'aux (ms-) elles dorsaux (iiis'). Ces derniers sont traversés par de nombreux faisceaux verticaux ou obliques. La position des deux corilons nerveux ventraux (en) est tout à fait latérale. Gr. 53/1.

Fig. 3. Coupe transversale à traveis le quatrième segment. Cette section se dislingue surtout par le développement colossal de la soie (if) et des muscles (m.s*) ipii servent à la mouvoir; tout d'ailleurs dans la figure s'explique par la ligure précédente. Le bouclier ventral (.s i) est moins épais. Les coid(His nerveux occupent une position plus ventrale, de manière à n'être pas comprimés par les mouvements de la gi-osse soie. La prépondérance des muscles dorsaux sur les venliaux est très-manifeste et rend compte de la concavité constante de la face dorsale du thorax. Gr. 53/1.

Fig. 4. Coupe transversale de la région moyenne; ici les muscles dorsaux sont frappés d'une ati-ophie complète, taudis que les muscles ventraux (/;*»') atteignent un développement énorme. Aussi cette région est-elle pour Toi^dinaire convexe au côté dorsal. A l'arête dorsale des bandes musculaires on ti'ouve la coupe de l'organe segmentaire (o.s). Les cordons nerveux (c.«) occupent une position latérale immédiatement sous l'épiderme. Cette coupe est surtout remarquable par l'épaisseur extraordinaire des parois plissées de l'intestin («), épaisseur si considéralile (|ue la cavité (/') est réduite presqu'à rien ; l'intestin est entouré d'un sinus sanguin dont on voil l;i [laroi en or ; ce sinus communique avec le vaisseau ventral {v.v). Gr. 45/1.

Fig. 5. Section à travers la région abdominale; le plan de la section est légèrement obli(iue d'avant en arrière, de telle sorte qu'il renferme d'un côté une partie du lore uncinigère inférieur {t.uc) avec ses plaques onciales (mc) ainsi qu'une partie du supérieur (mc'),

|i)() STRUCTliHE

laiidis iiu'oii ne voit |);is trace de ces organes du cùlé (iiiposé. Un n'a iiiilKjiié (jue la hase des rames dorsales avec leurs soles (st). Les muscles longlludinauN ventraux offrent toujours un développement énoi'me, (pioique moindre que dans la coupe précédente. Les cordons nerveux (en) conservent leur position latérale sous l'hypoderme. Les rapports de l'inleslin et du sinus sanguin sont les mêmes que dans la figure précédente. Au-dessus de l'organe segmentaire {o.s) on voit l'dvaire (oc). Gr. 43/1.

Fig. 6. Coupe à travers la partie la plus épaisse du bouclier d'un Telepsavus (compaiez fig. 2, set). En de est la cuticule de la surface du corps ; elle est suivie des longs prismes («) à contenu granuleux, dans la paroi desquels on aperçoit çà et là quelques nucléus (S). Vient ensuite la couche de fdires musculaires transversales (ms'), puis les sections de quelques filtres (ms^) du muscle longitudinal inférieur. Gr. 378/1.

Fig. 7. Coupe à travers une partie tle l'ovaire et de l'oi'gane segmentaire. Cette coupe correspond à la région désignée par un aslérisipie, dans la fig. "i. On voit en )ns les coupes des fdires les plus supérieures du muscle longitudinal inférieur. Au-dessus vient l'organe segmentaire (o.s) i-empli de concrétions excrémentitielles, enfin l'ovaire (ov) avec des œufs près de leur maturité. Gr. 4.o0/l.

Fig. 8. SeclidU à travers une partie de la paroi de Tinlestin dans la l'égion ahtiominale, chez un Télépsave. On voit que cette paroi otTie en (juelque sorte une structure acineuse, les masses remplies de spliérules étant disposées le long de canaux (a et «') (]ui jouent, sans doute, le rôle de tubes excréteurs (diverticules de l'intestin). Gr. 2.35/1.

Fig. 9. Coupe perpendiculaire à l'axe il'un lenlacule de Télépsave. Le contour de la section est fort accidenté. On y i-eniarque surtout la section d'un sillon profond (se) et celle d'un second un peu moins apparent. Ces sillons et toute la région voisine portent de longs cils vibialiles; l'Iiypoderme (lip) renfei-me des cellules pigmentaires coniques (pg) qui sont colorées avec le maximum d'intensité au niveau du .sillon. La cavité du tentacule (ce) est divisée en deux parties par une cloison longitudinale (y.) tapissée, comme du reste la cavité tout entière, d'une couche épithéliale (ep) soit péritonéale. En dehors de ce même épithélium on trouve une couche assez épaisse de muscles longitudinaux (ms ') constituant des espèces de rubans dont on voit les sections dans la figure. Les fibres musculaii'es transversales ne forment de couche épaisse qu'en h/.s^ En deliors de ce muscle on trouve constamment un second manchon de filires musculaii'es longitudinales (ms^) ayant à ses côtés un bo\au memliraneux (û); peut-être ce dernier est-il un vaisseau? Le reste de la section est formé par du tissu connectif (i.oi) semé de nucléus. Gr. 185/1.

DES ANNÈTJDES SÉDENTAIRES. 191

Fig. 10. Coupe voi'licale à Inivers le hoiiclier ventriil dans une do ses parties les moins épaisses el colorées en \iolet. On voil (pie rinpodenne de ce bouclier esl foi-nié par une série de prismes Juxtaposés demi Tun esl repi-ésenté isolé en A. Ces prismes sont .semés de nucléus. surtout dans la région la plus profonde, au voisinaw immédiat de la couclie musculaire dont (ui aperçoit le commencement en nts. Le pigment (pg) se ti'ouve seulement sous la cuticule (cte). Celte dernière paraît être d'ailleurs une couche de mucosité plutôt ipi'une memlti-ane pi'oprenienl dite. La région représentée fig. 0 ne se différencie de cette llgure-ci que par le développement extraordinaire des prismes. Gr. 'AIO'I.

Fig. 11. Partie d'une coupe transversale des muscles longitudinaux supérieurs dans la région tlioracique (comiiarez fig. 2 et 'S, ms^). On voit que les fihres musculaires longitudinales (b) ont une section arrondie ou polNédriqiie et qu'elles sont gi'oupées en faisceaux par un réseau (b) de fibres plus ou moins vei-ticales. Gr. 800/1.

Fig. 12. Section à travers la couche épithéliale de l'œsophage; on voit que cette couche othe une structure très-voisine de celle de l'iiypoderme, elle est formée de prismes ■juxtaposés semés de nucléus, surtout dans la région la plus profonde («). Le pigment (pg) de l'œsophage est confiné dans la couche la plus voisine delà cavité de l'organe. Gr. 370/i.

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