PLANCHE XV
^ Toutes les figures sont relatives à la Nerine Oirratuhis.
Fig. 1 . Coupe transversale du ver à travers le segment buccal et le lobe céphalique. On voit que la partie postérieure du lobe céphalique, atteinte parla section, repose entièrement sur le segment buccal. Dans l'intérieur on rocoiniaît non-seulement les taches oculaires (o), mais encore la commissure cérébrale (cr) à section en forme de 8. A droite et à gauche du lobe céplialique sont les insertions des tentacules (W), chacun muni de son profond sillon longitudinal et de son vaisseau (v) unique. Dans la paroi du segment buccal on distingue la couche dermique (hp) fort épaisse, la couche de fibres musculaires transversales (ois'), les sections de faisceaux musculaires longitudinaux (ws^) et d'autres fibres musculaires obliques. Le faisceau dorsal (*i) de soies et le ventral {st^), conservés d'un côté seulement, sont fort rapprochés l'un de l'autre. Le pharynx (p/(), à paroi fortement plissée, est entouré d'un riche réseau vasculaire. La partie antérieure du vaisseau dorsal se voit en v.d. Gr. 25/1.
Fig. 2. Coupe à travers le premier segment branchié (second sétigère). Cette coupe atteint encore la partie postéiieure de la carène céphalique (a) sous laquelle passe le vaisseau dorsal (v.d). Les branchies (èr) avec leurs ailerons membraneux sont implantées auprès du faisceau de soies dorsal (st^). La rame ventrale, qui n'est encore représentée que par un petit aileion membraneux et un faisceau de soies (st^), est très-rapprochée de la
dorsale. La couche de fibres musculaires longitudinales (/«s') prend de répaisscui'. La section du pharynx Qû], malgré les replis de la paroi, a l,i foiine d'un fei' à cheval dont la concavité serait tournée vers le haut; celte concavité est remplie par un riiiie plexus vasculaire (p), émanant du vaisseau doi'sal. En pi est une section du plexus vasculaire latéral contractile. Les deux cercles peu apparents (y) sont peut-être les sections des commissures œsophagiennes. Gr. 25/1.
Fig. 3. Section transversale à travers la région thoracique. Un dissépiment (dss) est compris dans le plan de la coupe ; il est formé par des fdires musculaires à direction plus ou moins verticale dont les extrémités vont traverseï', soit le musde longitudinal supérieur (ms'), soit l'inférieur (ms^). Il en résulte ([ue les muscles longitudinaux sont divisés en un grand nombre de faisceaux distincts. Ces faisceaux ont, comme on le voit par la figure, une puissance bien moindre dans le muscle longitudinal supérieur que dans l'inférieur. Les bords, soit internes, soit externes de ces muscles se terminent par un énorme faisceau (« et a au muscle inférieur, P et p' au muscle supérieur) qui fait fortement saillie dans le corps du ver. Ce faisceau est formé par des lames musculaires longitudinales, réunies entre elles de manière à fournir dans la section transversale une figure pennée. Le dissépiment se renfle tout autour du tube digestif en une sorte de sphincter (ms^). L'œsophage est comprimé, à paroi plisséo; on y distingue une épaisse couche épithéliale et une mince couche musculaire (ms^). La cavité du corps est traversée dans chaque segment par les muscles obliques (ms*), si fréquents chez une foule d'autres Annélides. On voit en pi les plexus latéraux qui sont en relation avec les vaisseaux branchiaux. Les deux cordons nerveux (en) sont compris dans l'épaisseur de l'hypoderme et séparés par la grosse fibre tubulaire (tb). La branchie est ciliée du côté interne seulement; mais des liouquets de cils vibratiles [y] forment sur le dos une ligne de l'une des branchies à l'autre. Gr. 25/1.
Fig. 4. Section à travers la région abdominale. Les deux branchies (br) sont couchées sm- le dos ; dans cette région les étranglements intersegmentaires réduisent la cavité de l'intestin ((') à très-peu de chose au niveau de l'élranglemenl. Dans l'intérieur même de chaque segment, l'intestin se dilate, au contraire, de manière à former de grandes poches latérales. Le rasoir ayant été mené obliquement pai' rapport à l'axe, a ouvert la poche du côté droit, de manière à montrer soit la surface interne de la muqueuse (i'), soit la section de la paroi (i^). Au contraire, du côté gauciie, celte paroi (i^) a été conservée intacte et l'on y reconnaît le mode de distribution des vaisseaux dans sa couche externe. Ces vaisseaux constituent une série d'arcs tendant du vaisseau dorsal (i\d) au ventral (v.v) et réunis entre eux pai- des anastomoses nombreuses. Du côté droit ces vaisseaux ne se montrent qu'en coupe. Les muscles longitudinaux supérieurs (ms^) et niférieurs (ms') sont bien plus développés que dans la région thoracique. Au muscle inférieur les faisceaux latéraux ci section pen- Hée (a et a) se sont en particulier fort allongés et recourbés en dessus, l'un à la rencontre de l'autre. Il en résulte que chaque muscle longitudinal inférieur forme une sorte de boyau
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aplati, renfermant un lacis de vaisseaux (c) dans l'intérieur. La cavité de ce boyau communiiiue avec la cavité du corps (ce) par une pente longitudinale du toit subsistant entre les bords des deux faisceaux « et «'. Les ovaires (op) sont à peu près piriformes et logés dans les parties latérales de la cavité du segment. Les ovules les plus jeunes occupent la pointe et la partie supéi'ieui'e ; ils augmentent de volume à mesure qu'on marciie du dedans au dehors. Gr. 25/1.
Fig. 5. Section transversale par le milieu de la paroi ventrale du corps dans la région tlioracique. On voit en ce la partie inférieui'e du vaisseau ventral avec le ligament péritonéal renfermant quelques fibres musculaires ; à droite et à gauche sont les extrémités des muscles obliipies (ws^) recouverts d'une couche péritonéale, soit périmysium (prm). Entre les points d'attache de ces deux muscles à la paroi ventrale on voit les sections de quelques fibres musculaires longitudinales. En ms' est la couche de fibres annulaires de la paroi du corps, suivie en dehors par l'hypoderme. Cet hypoderme est formé d'une masse homogène traversée de nombreuses filires (section de membranes) qui viennent se perdre dans une faible accumulation de protoplasme, placée sous une cuticule à peine appréciaijle et semée de nucléus (a). Dans l'hypoderme, ou entre celui-ci et la couche musculaire, sont placés les deux cordons nerveux ventraux (en). La section est menée précisément par une commissure (cm) qui réunit ces deux cordons entre eux et par l'origine de deux nerfs ventraux. Sous la commis sure passe la grosse fibre tubulaire longitudinale (tb). Gr. 2So/l.
Fig. 6. Coupe à travers l'hypoderme et les couches musculaires de la paroi ventrale du corps dans la région tlioracique. Sous la cuticule fort mince (ctc) sont de nombreux nucléus (P) entourés d'un protoplasme granuleux. Il en sort des fibres ondulées qui traversent de part en part la base homogène de l'hypoderme. Ces filires sont l'expression de cloisons membraneuses qui transfoi'ment l'hypoderme en un système d'alvéoles irrégulières. Des nucléus (y) forment une couche dans la région la plus profonde de f hypoderme. On en voit aussi (-î) ç<à et l<à aux intersections des membranes. L'iiypoderme est suivi de la couche de fibres transversales (wjs') à laquelle succèdent les sections des fibres (ou plutôt des rubans) du muscle longitudinal inférieur (ms'^). Entre ces fibres apparaissent çà et là des nucléus. Gr. 750/1. .
Fig. 7. Hypoderme de la région ventrale vu de face ; on voit les alvéoles irrégulières remplis de la substance homogène. Dans les nœuds sonlles nucléus entourés de protoplasme granuleux. Gr. 7S0/1.
Fig. 8. Partie d'une branchie de Nérine, bordée de son aileron memhraneux. On a supposé les din"érentes couches enlevées successivement pour montrei- celles placées plus profondément. La partie supérieure de la branchie montre la surface même de la branchie pro-
prement dite et celle de son allei'on avec l'hypoderrae semé de nucléus de l'une (hp') et de l'autre {hp^}. Plus bas, la couche superficielle est enlevée de manière à laisser voir le stratum de fibres musculaires (ms') dans la brancliie et la couche principale de l'aileron (Ap*). Enfin, dans la partie inférieui-e, la couche musculaire est elle-même enlevée, de manière à n'apparaître plus qu'en coupe sur les bords (ms) et à laisser ouverte la cavité de la branchie. Dans l'intérieur de celle-ci apparaissent les vaisseaux branchiaux v' et «'avec des nucléus (a^) dans leur paroi. L'un des vaisseaux renferme quelques masses de sang caillé (X). La paroi de la cavité est tapissée d'une couche péritonéale (/)() dont on distingue les noyaux. L'hypoderme atteint une épai.s.seur considérable du côté concave de la branchie (hp^), porteur de cils vibratiles (f*). Les nucléus y sont fort nombreux, sans qu'il soit possible d'y distinguer des limites de cellules. Le tissu pi-opremenl dit de fhypoderme (/;/)*) est formé par une substance homogène traversée par des filaments granuleux et présentant çà et là des nucléus (P). Dans la partie de l'aileron la plus voisine de la branchie, ces filaments protoplasmatiques et leurs nucléus se réunissent poui- enserrer des espaces sphériques (y) remplis par la substance homogène fondamentale. A la surface môme de l'aileron les nucléus sont beaucoup plus serrés {hp^) et semblent appartenir à une couche épithéliale. Gr. 480/L
Fig. 9. Coupe transversale à travers une branchie de Nérine et son aileron (A). Dans l'intérieur de la cavité branchiale on distingue les deux vaisseaux (v^ et v'') dont l'un a, dans la règle, un diamètre moindre que fautre. Dans la paroi on reconnaît les rubans musculaires longitudinaux (ms) et l'hypoderme (fip). Ce dernier atteint son maximum d'épaisseur au point d'insertion des cils a. Ceux-ci ne forment qu'une seule rangée. Gr. 28o/l.
Fig. 10. Partie d'une section transversale de la paroi de fœsophage dont la cavité est visible en œ. La plus grande épaisseur de la paroi est due aux cellules épithéliales (ep) dont on voit les nucléus à peu près tous au même niveau en ep'. Dans la couche profonde de l'épithélium il existe, en outre, de nombreux nucléus {ep'').
Cet épithélium renferme aussi des boyaux plus ou moins ondulés (a.) se colorant d'une manière intense par l'action de la fuchsine ou du bleu soluble. Ce sont, sans doute, des follicules qui déversent leur contenu dans la cavité du tube digestif à travers la cuticule (y), entre les cils vibratiles (3). La couche externe du tube digestif comprend d'abord un stratum de fibres circulaires (ms^), puis des fibres musculaires longitudinales {rns^) et enfin une enveloppe de tissu connectif (pt) semée de nucléus. Dans cette couche on voit çà et là des vaisseaux sanguins (v). Gr. 375/1.
Fig. 11. Coupe à travers un tentacule de Nérine. On reconnaît en se le sillon longitudinal qui court dans toute la longueur du tentacule. La cavité du tentacule (ce) est limitée par une couche péritonéale (pt) l'iclie en nucléus et divisée en deux parties par le vaisseau v. La couche musculaire, formée par des rubans dont on voit les seftions (ms) dans la figure.
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a une grande épaisseur. L'hypoderme qui la recouvre forme presque paitout une couche fort mince (hp) à nucléus arrondis. De l'un des côtés du sillon, les cellules hypodei'miques prennent cependant des dimensions colossales pour former un bourrelet très-saillant (hp^) qui porte pendant la vie des cils vibratiles. Là les cellules foiment un épithélium cylindrique fort élevé, à grands nucléus de forme allongée. Sous cet épitiiélium est un cordon (a) de substance granuleuse et finement fibrillaire (peut-être le nerf du tentacule?). Gr. 85/1.
TABLE DES MATIÈKES