‹ Recherches sur la structure des annélides sédentairesChapitre 9 sur 55 · IV BIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

IV BIOGRAPHIE

contribué à soutenir à l'étranger la renonunée de cette institution. Il devint aussi l'un des rédacteurs les plus laborieux des Arcbives de la Bibliotbèque universelle, dont le bulletin scientifique, aussi bien que la partie consacrée aux mémoires, a été rem[)lie pendant 15 années de ses savantes analyses, d'autant plus précieuses qu'elles l'ont, pour la plupart, connaître des ouvrages écrits dans des langues étrangères.

Déjà comme étudiant, Claparède avait publié un ceitain nondjre de mémoires très-estimés, insérés pour la plupart dans les Archives de Millier, et qui lui avaient valu une place fort honorable parmi les zoologistes. Tel est son mémoire sur Y Aclinophrys Eichhornii, chez lequel il signale une grande vésicule contractile qu'il considère conuue un rudiment de cœur. Il décrit le mode de digestion de ces animaux, capables d'envelopper et de digérer des matières végétales et animales par n'importe quelle partie de leur corps, tout orifice servant chez eux inditïeremment de bouche ou d'anus, ce (pii doit les faire classer dans les Rhizopodes. Tel est aussi son travail sur le Cyclosloma elegans, qui lui servit de tlièse pour le doctorat, et dans lequel il décrit un organe calcaire composé de couches concentriques, logé entre les replis de l'intestin, organe dont on ne connaissait aucun exemple chez les Gastéropodes. A cetti^ série de ses travaux appartient encore son anatomie de la Neriline flumatile qu'il montre ne pas être hermaphrodite, et dont l'opercule teslacé olfre une structure différente de celle de la coquille; ce qui doit faire exclure l'opinion de Gray, que l'opercule est une seconde valve atrophiée, etc.

Son grand ouvrage sur les Infusoires, rédigé en collaboration avec Lachman, qui mourut avant la publication de ce travail, le lit aussitôt classer parmi les maîtres de la zoologie. Quoique aujourd'hui un peu dépassé par les travaux de Siein, Zenker, Cohn et autres, dont l'œil a pu s'armer d'instruments plus parfaits, on peut dire que cet ouvrage est réellement celui qui a fondé la science moderne des Infusoires, dont l'organisation et les affinités étaient encore si peu comprises, malgré les travaux d'Ehreidierg, de Dujardin et de plusieurs autres naturalistes.

BIOilUAPHIK. V

(Miiparède et Laclnnaii inontrciil (|m' ces rlics ne sont ni aussi compli([n(''s (inc Tavail ( rn Klnenberg, ni aussi simples que les prélendail Mayen, dont la théorie a longtemps domint', et suivant leiiuel le corps de ces animalcules se con\poserail d'une simple cellule l'oiinant une sorte de |»oclie. Us renversent celle llK'orie à l'aide d'un arsenal d'observations et de laits sous le poids duquel les champions de l'unicellulaiisme ont dû rapidement succomber. Us établissent les allinités des Inlusoires, d'une part avec les Vers et les Cœlentérés, d'autre part avec les Rhizopodes, et en donnent pour la première Ibis une classification salisl'aisante. Us y distinguent 10 l'amilles et décrivent un grand nomijre d'espèces; pas autant, il est vrai, qu'Ehrenberg en avait signalé; mais, en revanche, ils l'ont faire un grand pas à la comiaissance de l'organisalion de ces êtres.

La partie de l'ouvrage qui concerne les Rhizopodes, tend surtout à révéler une organisation définie chez ces animaux qu'on avait voulu considérer comme n'en possédant [tour ainsi dire aucune. La troisième partie de l'ouvrage, qui traite de la production des Inlusoires et des Rhizopodes, avait été envoyée déjà eu 1855 à l'Académie des Sciences de Paris; elle lut couronnée en 1858 et ne |)ut paraître t[u'en 18fiO.

Nous voyons ensuite le nombre des publications de Claparède s'accroitre avec une rapidité surprenante, comme on peut en juger par le catalogue de ses œuvres que nous pla(;ons à la suite de cette esquisse biographique.

Quoique ses études se reportassent toujours avec pn'dilection sur les animaux inférieurs, il s'occupait des sujets les plus variés et rédigeait souvent des notices étendues, destinées à donner le résumé des travaux récents sur tel ou tel point de la science. On trouvera dans les Archives de la Bibliothèque universelle un grand nondtre de mémoires de ce genre, où il traite de matières intéressant la |)liysiologie, la zoologie, la géologie, et même l'archéologie, tandis que dans d'autres articles il aborde les plus hautes questions de philosophie naturelle.

Page 1