OBJET ET PLAN DE CE TRAVAIL
Munis des deux notions nouvelles que nous venons d acquérir, pouvant reconnaître avec certitude si, à un niveau donné, un faisceau est axiie ou appendiculaire, et sachant déterminer, quand la hauteur varie, les points précis où, axile jusqu'alors, il devient appendiculaire, et où, appendiculaire complexe, il se divise pour produire des appendices simples, nous pouvons entrer résolument dans l'étude de notre sujet.
Nous ne tarderons pas à acquérir une conviction qui s'est imposée à moi dès le début de ces recherches, et que l'exposé qui précède su£Brait à établir, c'est qu'il est insuffisant, pour se faire une idée exacte à la fois et complète de la structure du pistil, de le concevoir isolé du reste de la fleur, comme le suppose la question proposée. La chose est impossible dans les ovaires adhérents, et, pour ceux qui sont libres, l'étude de l'ensemble des connexions vasculaires dans toute la fleur, outre qu'elle fait mieux comprendre la structure du pistil, apporte à la symétrie et au mode de formation des autres parties des résultats souvent intéressants.
Cest donc l'étude des connexions anatomiques de toutes les parties de la fleur, considérées les unes par rapport aux autres, et toutes par rapport au pédicelle floral, qui fera l'objet de nos recherches.
Toutefois, pour ne pas mêler les questions plus qu'il n'est nécessaire, après avoir jeté, dans le deuxième chapitre, un rapide coup d'œil sur la valeur de la méthode d'investigation dont nous venons d'établir les principes et que nous allons appliquer, comparée à ceUe des procédés successivement adoptés pour l'étude de la fleur, nous exposerons tout d'abord et assez brièvement la structure anatomique que le pistil revêt dans les principaux types généraux de son organisation. Ce troisième chapitre présentera , sur tous les points essentiels, une réponse succincte à la question posée par l'Académie, et, joint aux deux premiers, qui lui servent
Structure du pistil. 3
d'introduction, il formera la première partie de ce travail. Ensuite cest par une série de chapitres, formant la seconde partie de ce mémoire, et dans chacun desquels nous traiterons d'une famille naturelle, que nous décrirons dans leurs détails les connexions anatomiques de la fleur tout entière. Nous en tirerons, pour chaque groupe, avec une connaissance plus complète des variations de structure du pistil lui-même , des conclusions sur Torganisation de sa fleur, que nous comparerons avec les résultats acquis par les autres méthodes. Un r^^ont^^^n^ra/ terminera cette seconde partie.
C'est ainsi que ce travail sera, puisque l'Académie a daigné en approuver la méthode et les conclusions, comme la première ébauche d'un Traité général d'anatomie comparée de la fleur.
Donc, après avoir établi, comme nous l'avons fait dans ce premier chapitre , deux principes d'anatomie générale , indispensables au début, puisqu'ils sont l'àme même de notre méthode, voici le plan que nous allons suivre dans notre exposition :