Loc. cit. p
lement variable, le centre est toujours ou concave ou convexe et entouré par une zone plane; celle-ci est limitée par un anneau étroit dont le bord intérieur est dentelé (les dentelures proviennent des faisceaux vasculaires qui forment saillie du côté de l’axe et accompagnent sans doute le cercle interne de lacunes). En dehors se trouverait un autre cercle de lacunes, analogue à celui qui existe chez les prêles, mais d’après M. Grand’- Eury ce deuxième cercle ne serait qu’une apparence due au passage à chaque articulation des faisceaux vasculaires se dirigeant vers les feuilles. »
» Celles-ci sont lancéolées, disposées en verticille et soudées à leur base; la longueur de la portion libre du limbe est de 13 à 14 millimètres environ, la partie soudée étant de 7 à 8 millimètres. Les tiges ne prennent pas beaucoup d’accroissement et sont légèrement striées à la surface. »
Comme on le voit, les annularia , tout en ayant des analogies évidentes avec les prêles de nos jours, en sont assez distinctes et par la structure de la tige et celle des rameaux, les fructifications surtout sont différentes; c’est une section importante de cette famille qui n’est pas parvenue jusqu’à nous.
Généralement on admet l’existence des prêles à l’époque houillère et pourtant, jusque] à présent on n’en a pas encore rencontré soit à l’état silicifié, soit à l’état carbonaté. La structure n’est connue que par des empreintes dans les tiges qu’on rapporte à ce groupe, et l’on sait que même dans les meilleures empreintes il reste beaucoup de vague et d’indécision ; il serait donc à désirer que les recherches qui se font de divers côtés amenassent la découverte de quelque épi, ou de quelque rameau silicifié appartenant d’une manière incontes-
table à ce genre qui a bien déchu en arrivant jusqu’à nous.
EXPLICATION DES PLANCHES
RELATIVES AU BRUCKMANNIA TUBERCULATA