Schimper, Paléont. végét. vol. I, p
et surtout par M. Grand’Eury 1 qui a vu sortir ces épis de rameaux qu’il rapporte à Yannularia longifolia; il est donc certain d’après cela que les longs épis de bruekmannia tuberculata sont les fructifications de Yannularia en question.
Plusieurs échantillons ont été rencontrés dans les gisements silicifiés d’Autun, lesquels ne peuvent se rapporter qu’au bruekmannia de Sternberg.
La fig. 1, pl. i, représente une portion d’épi légèrement comprimé, les verticilles au nombre de six, quoique en partie dépourvus de leurs organes appendiculaires, sont alternativement formés de feuilles stériles b b et de feuilles fertiles a a.
Les fig. 3 et 4, de grandeur naturelle, permettent de comparer deux épis de bruekmannia tuberculata : le premier à l’état d’empreinte dans un schiste houiller de Saint-Étienne, le second conservé dans un magma siliceux d’Autun.
Le nombre des feuilles stériles sur un verticille est plus considérable que celui des feuilles fertiles ou sporangiophores ; dans des échantillons mieux conservés que celui qui est figuré en 1, je l’ai trouvé deux fois plus grand, les feuilles insérées perpendiculairement à l’axe de l’épi s’en éloignent d’abord horizontalement puis se redressent presque verticalement ; les figures 12 et 13 sont des sections transversales faites dans la partie horizontale de la feuille et dans la portion qui est redressée ; elles sont lancéolées, épaisses, uninerviées ; la nervure est saillante, le limbe étroit quoique s’élargissant un peu dans la partie relevée pour mieux protéger les sporanges. Souvent les bords de la feuille
1. Grand’Eury, Flore carbonifère du départ, de la Loire, Ire partie, p. 45.
ont disparu et il ne reste guère que la portion qui correspond à la nervure.
Les pédicelles verticillés qui portent les sporanges et qui alternent avec les verticilles de bractées stériles, sont insérés au milieu de l’entre-nœud sur des côtes saillantes, en partie fibro-vasculaires, et dirigées parallèlement à l’axe de l’épi ; ces côtes correspondent aux lacunes, comme nous l’avons vu et comme on peut s’en convaincre en comparant les fig. 1 et 5, cette dernière représentant une coupe passant par un verticille de sporangiophores.
Ceux-ci sont cylindriques, fig. 14, terminés en pointe. S’il a existé un disque peltoïde comme chez les prêles, ce disque a toujours disparu dans les échantillons examinés ; ils paraissent avoir été plus solidement fixés à l’axe que les bractées, car on en trouve davantage qui sont encore en place.
A chacun d’eux étaient fixées deux paires de sporanges (fig. 2 et 7), mais rarement on les trouve dans leur position naturelle, ils gisent épars aux environs de leur support (fig. 1).
La plupart du temps ce ne sont même que les enveloppes qui sont restées, leur contenu a été disséminé.
Le sporange garni de ses spores se présente sous la forme d’un petit sac à sections transversale et longitudinale, sensiblement rectangulaires (fig. 2 et 8). Sa hauteur est à peu près de 2mm,“ son épaisseur 0mm7, et sa longueur diamétrale lmm3. Les spores qui y sont contenues sont sphériques, nombreuses, et ont environ 0mml de diamètre.
L’enveloppe du sporange, très délicate, est formée de cellules polyédriques, dont la juxtaposition produit une mince membrane d’un aspect réticulé (fig. 8).
La structure de l’axe qui porte l’inflorescence est sensiblement la même que celle des rameaux décrits précédemment.
Le nombre des lacunes était de seize, par conséquent le nombre des sporangiophores également de seize, et celui des bractées stériles de trente-deux.
Je n’ai rencontré à la surface de l’épi ni écorce, ni épiderme, ce qui fait qu’elle paraît cannelée, grâce à la compression du tissu cellulaire recouvrant le tissu fibro-vasculaire des côtes.
Aux articulations (fig. 2) on ne voit pas de cloisons transversales, soit parce que les épis différaient en cela des rameaux et des tiges, soit, ce qui est plus probable, parce que toute trace en aurait disparu.
Le diamètre de l’axe peut atteindre 5 à 6 millimètres, et comme il ne diminue que très -lentement, la longueur de l’épi devait être considérable.
Tige. — Equisetites lingulatus (Germar). Parmi les nombreux débris de Yannularia longifolia, M. Grand’- Eury signale 1 des tiges rompues aux articulations, où est tendu un diaphragme, auquel font suite tout autour, à l’extérieur, des feuilles en languettes étalées soudées à la base, semblables à celles décrites par Germar (loc. cit.) et qui pourraient bien être les tiges auxquelles étaient attachés les rameaux d ’annularia. Ni à Saint- Étienne, ni à Autun on n’a encore rencontré de ces tiges à l’état silicifié, par conséquent ce que l’on en sait se réduit à ce que les empreintes ont pu fournir. Voici les traits principaux de la description de Germar :
« Les diaphragmes se présentent sous la forme d’empreintes circulaires ou elliptiques à diamètre essentielle-