TROISIÈME TYPE DE FRUCTIFICATION ÉQUISÉTIFORME
EQUISETITES INFUNDIBULIFORMIS ?
Ce fragment isolé d’épi silicifié, provenant des environs d’Autun, a les extrémités des bractées peu distinctes ; elles m’ont paru représentées par des dents courtes, relevées et appliquées contre un prolongement lamelliforme du verticille supérieur.
Le diamètre extérieur de cet épi mesure 25 -à 26 millimètres ; c’est le plus considérable que j’ai rencontré.
Son axe a 5 millimètres environ de diamètre et paraît cannelé sur une coupe transversale. Ces cannelures correspondent aux intervalles de dix faisceaux qui forment le cylindre ligneux ; chaque faisceau présente deux ou trois lacunes.
L’axe présente assez bien, sur une coupe transversale, sauf que la division des faisceaux est plus marquée, la figure publiée par M. Williamson dans sa description d ’ Une nouvelle forme de calamite (loc. cit. 1869-70).
Les verticilles stériles, composés probablement de 20 bractées soudées entre elles, sont distants les uns des autres de 4mm5; leur section transversale forme une lame continue dans laquelle il m’a été impossible de reconnaître les différentes bractées qui la composaient, à cause de la mauvaise conservation de l’échantillon.
Le disque plan qui en résulte se relève sur les bords et se termine par de petites dents probablement en même nombre que les bractées, et appliquées contre un prolongement lamelliforme du verticille supérieur. En effet, si l’on fait une coupe tangentielle près des - bords, entre les deux lames résultant de la soudure des bractées, on remarque une bande continue formée de grandes cellules dirigées perpendiculairement au plan de la bande, tissu élastique peut-être. Cette lame se relève sur les bords extérieurs et m’a paru réunie par du tissu cellulaire au verticille de bractées situé au dessus d’elle ; elle formerait donc une bande continue circulaire, dont le bord supérieur serait soudé au verticille et l’inférieur s’avancerait plus ou moins dans l’entre-nœud ; son rôle serait purement protecteur, rôle nécessité- par le peu de développement extérieur des bractées.
Les sporanges m’ont paru volumineux, disposés en un seul rang sur le plan formé par le verticille des bractées ; leur enveloppe, composée d’une seule couche de cellules, renferme des spores dont la grosseur dépasse beaucoup celle des spores rencontrées dans les épis précédents, et peuvent être considérées comme des macrospores.
Par les dimensions et la forme générale des bractées, cet épi incomplet paraît se rapprocher de ceux des
macrostachya, connus sous le nom à’equisetites infundibuliformis.
Ces derniers épis sont, en effet, cylindriques, à entrenœuds rapprochés ; les bractées, relevées et imbriquées, sont courtes, lancéolées, et les bords latéraux de la partie aiguë sont légèrement concaves ; soudées dans leur partie horizontale, ces bractées forment un plancher continu, et il n’est pas rare de voir, sur des épis brisés transversalement , le disque continu qui en résulte.