PLANCHE IV
Figure 19. — Coupe transversale d’un épi montrant le plancher continu formé par la soudure des bractées b b qui se présentent dans cet échantillon sous la forme de lames foliacées ; l’épi est vu en dessous et en grandeur naturelle.
a. Axe ligneux formé de dix faisceaux disposés en cercles ; sur la coupe de chacun de ces faisceaux on distingue deux ou trois lacunes.
Fig. 20. — Coupe longitudinale du même, grossie deux fois.
a. Axe ligneux sur la surface duquel on voit, b’ b\ les traces d’insertion des bractées.
b b. Bractées en forme de lames planes rencontrées par la coupe.
s s. Sporanges renfermant des macrospores mm, en se reportant à la fig. 11 de la planche xm,on peut comparer leur grosseur avec celles des spores de volkmannia gracilis , fig. 10, et de bruckm&nnia, , fig. 7, planche m.
c c. Lames formées cle cellules à sections rectangulaires, dont le grand axe est dirigé perpendiculairement au plan de la lame; l’un des bords de ces lames est flottant dans l’intervalle qui sépare deux verticilles ; le bord externe paraît être uni par du tissu cellulaire avec le verticille de bractées supérieur, et n’en serait par conséquent qu’une dépendance.
Fig-. 21. — Coupe tangentielle faite parallèlement à l’axe et près des bords de l’épi.
En b 5, on voit les planchers continus formés par les verticilles de bractées soudées entre elles ; les sporanges reposent directement sur ces planchers et paraissent disposés sur un seul rang ; je n’ai pu reconnaître aucune trace de sporangiophore.
c c. Bandes résultant de la soudure des lames que j’ai signalées précédemment et qui pourraient être considérées comme les organes protecteurs disposés circulairement au dessous des verticilles de bractées.
Fig. 22. — Un des faisceaux ligneux qui forment l’axe de l’épi grossi vingt fois et montrant les lacunes / t de la périphérie.
Fig. 23. — Coupe longitudinale tangentielle faite près de la surface de l’épi (gros. 35 diam.).
b. Portion du plancher cellulaire résultant de la soudure des bractées.
s'. Macrospores déformées.
CLASSE DES FILICINÉES
FAMILLE DES BOTRYOPDÉRÏDÉES
GENRE ZYGOPTERIS
Sous le nom de tubicaulis primarius l, Cotta a donné une description sommaire de pétioles que Corda, plus tard, a désigné sous le nom générique de zygopteris.
Les caractères attribués par Cotta à son tubicaulis primarius sont :
« In majoribus horizontaliter perscissis fasciculis utres ad formam i sive h.
» Majores et minores tubulorum formam imitantes fasciculi caulem formant, et ita quidem ut majores digitum crassi infra in medium convergant. Ceterum massa porosa expleti sunt, et intus compressum utrem continent qui horizontaliter perscissis figuram quemdam ut i sive h ostendit.
» Ex adverso illis duabus hujus figuræ parallelis lineis, in uno vel altero latere cuticula divisa esse solet ; quod si est, minorem exclusum fasciculum, in cujus perscissi media parte duo distincti pori conspici possunt, continet.
» Ceteri parvi fasciculi qui, inordinati collocati et in varia latera se extendentes, circumdant majores, multum incurvati sunt, eodemque modo unum vel duos majores intus habent poros. »
i. Cotta, Dendrolithen, p. 19.
Il ajoute ensuite que le microscope montre non-seulement les pétioles remplis d’une masse cellulaire, mais tpie l’écorce et les faisceaux intérieurs sont formés par des fibres très fines et très serrées. Jusqu’à lui, on n’avait trouvé qu’un seul exemplaire de cette espèce dans le grès rouge de Chemnitz.
Corda 1, dans son Histoire de la flore fossile de l’ancien monde, caractérise de cette façon le genre zygopteris :
««Truncus centralis..., rachides crassusculæ teretes, radiculis irregulariter inspersæ ; cortice crassa, extus gemma propria laterali ornata; fasciculo centrali vasorum simplici, jugiformi; radicibus minutis, rotundatis, fasciculo vasorum centrali. »
Il n’en cite qu’une seule espèce : zygopteris primæva, la même que celle de Cotta, et renvoie à la description et aux figures de ce dernier.
M. Brongniart, dans son Tableau des genres de végétaux fossiles , définit ainsi celui qui nous occupe.
Pétioles épais, cylindriques, entremêlés de racines ; écorce épaisse ; faisceau vasculaire ressemblant dans sa coupe transversale à un I à ligne horizontale supérieure et inférieure très large ; racines très nombreuses, inégales, cylindriques ou anguleuses, à faisceau central vasculaire très petit.
Une seule espèce :
Le zygopteris primæva de Corda, syn. tubicaulis primarius, Cotta, constitue ce genre, dont le faisceau vasculaire des pétioles a une forme tout à fait insolite.
A ma connaissance, il n’existe aucune autre description plus complète du genre zygopteris ; la tige n’en est