Deitrage sur flora, p
du faisceau vasculaire est contraire à tout ce que l’on connait dans les pétioles de fougères qui, dans tous les cas où les pétioles n’offrent qu’un seul grand faisceau vasculaire, ont ce faisceau canaliculé à concavité dirigée du côté supérieur et jamais inférieurement, et pense que la légère cannelure superficielle qui a décidé Corda dans la distinction des faces supérieures et inférieures, n’est peut-être pas assez prononcée pour l’emporter sur cette disposition constante du faisceau vasculaire des fougères vivantes.
Dans la plupart des fougères, en effet, le plan de la fronde laisse au dessous de lui la plus grande partie du rachis qui porte les ramifications formant cette fronde, et dans les fougères à faisceau unique, dont la concavité est tournée en dessus, quand ce sont les bords libres qui envoient des faisceaux vasculaires dans les ramifications, le plan de la fronde doit être sensiblement à la hauteur des bords libres du faisceau vasculaire, il en serait ainsi pour les pétioles d ’anachor opter is si c’étaient réellement les bords libres ou enroulés du faisceau vasculaire qui fussent en rapport avec les faisceaux des ramifications; mais nous verrons en étudiant la structure des pétioles qu’il en est tout autrement et que les faisceaux vasculaires ayant une origine toute différente, l’orientation donnée par Corda est inexacte et contraire, comme le fait justement remarquer M. Brongniart, à ce qui existe généralement dans l’orientation habituelle des faisceaux vasculaires des fougères.
Anachoropteris Decaisnei (B. Ren.)
Cette tige, à peine longue de un à deux centimètres, a été trouvée dans les rognons siliceux d’Autun ; à
plusieurs reprises depuis, j’ai eu occasion de rencontrer quelques autres fragments, mais aucun ne m’a fourni une structure aussi complète que celui que j’avais tout d’abord décrit.
La même tige a été signalée depuis dans le terrain houiller du Lancashire par M. Williamson 1, en même temps que divers pétioles de fougères qui se rapportent, du moins certains d’entre eux, aux différentes espèces de zygopteris que j’ai décrites plus haut.
L’étude simultanée des mêmes espèces de plantes dans diverses régions du globe, ne peut que donner des résultats excellents, car l’examen anatomique fournissant des moyens précis, pour saisir les particularités qui échappent aux empreintes seules, permettra de reconnaître avec quelque certitude si, à la même époque géologique, c’étaient bien les mêmes espèces qui régnaient dans des points éloignés de la terre, et jusqu’à quel point une espèce ou un genre peut varier sans s’éteindre.