‹ Recherches sur la structure et les affinités botaniques des végétaux silicifiés requeillis aux environs d'Autun et de St. ÉtienneChapitre 44 sur 61 · Brong. Hist. végét. fossiles, t. II, pl. H · texte numérisé non relu

Brong. Hist. végét. fossiles, t. II, pl. H

cellulaire plus serré et traversé horizontalement par les faisceaux vasculaires se rendant aux feuilles, tandis que la portion extérieure de ce même tissu plus lâche, moins résistante, en grande partie détruite, était parcourue verticalement par des faisceaux vasculaires se rendant aux racines.

La nouvelle tige avait 5 à 6 millimètres de diamètre. Sa surface environnée de silice n’a présenté aucune trace de feuilles. Voici les parties que son état de conservation a permis d’étudier :

Au centre de la tige, on remarque (fig. I bis , pl. xxv) l’axe ligneux de 2 millimètres de diamètre environ. Cet axe est formé de larges vaisseaux, a a, isolés ou groupés irrégulièrement, inégaux, et dont la coupe transversale, uniforme sur les bords, diffère d’aspect de celle fournie par les vaisseaux de la première espèce qui présentaient des canalicules produits par les ponctuations.

La figure 2, a a, montre en effet la section des parois vasculaires unie et non perforée, ce qui devient encore plus évident si l’on se reporte aux figures 4 et 5 qui sont des coupes longitudinales de ces mêmes vaisseaux; nous n’avons donc ici que des vaisseaux à aréoles hexagonales, sans trace de perforation à leur centre.

Les vaisseaux ligneux sont plongés dans une masse de tissu cellulaire dont les mailles sont inégales, b b; ils sont plus nombreux, plus petits et groupés plus irrégulièrement que dans l’espèce précédente, le tissu cellulaire qui entoure ces faisceaux n’y prend pas un aspect compact et serré; je n’ai pas non plus remarqué que cette portion extérieure fût traversée par des faisceaux se dirigeant horizontalement vers les feuilles, mais cela peut tenir à ce que la coupe passe entre deux verticilles.

Dans la partie extérieure du tissu cellulaire qui entoure l’axe ligneux, on remarque des agglomérations de vaisseaux scalariformes (fig. 1, 2, 5, c c) ne formant pas autour de l’axe une zone circulaire continue mais des groupes isolés, probablement ce sont des faisceaux vasculaires qui s’élevaient verticalement quelque temps dans ce tissu cellulaire avant de se diriger horizontalement vers les feuilles. L’exiguité de l’échantillon ne m’a pas permis de faire des coupes suffisamment nombreuses pour résoudre cette question.

Entre l’axe et l’écorce se trouvait un tissu délicat (fig. 1, e; fig. 4, o) presque partout détruit.

Il est vraisemblable qu’il était parcouru par des fais- ♦

ceaux radiculaires, de moins en moins nombreux à mesure qu’il se rapprochait du sommet du végétal; la portion de la tige devait appartenir à cette région, car il n’y a pas d’autre agglomération vasculaire qui pourrait se rapporter à des racines que celle désignée par d (fig. 1) et par h (fig. 4).

Le tissu dont on voit quelques éléments en o (fig. 4) était parcouru presque horizontalement par des faisceaux vasculaires qui se rendaient aux feuilles, on en voit les indications fig. 4, i i.

Enfin à l’extérieur on reconnaît une zone corticale formée de cellules plus allongées ( f f, fig. 3 et 4) et qui envoie des prolongements dans le tissu extérieur de l’écorce (fig. 1 et 3, g g).

Telles sont les deux premières tiges de lycopode trouvées avec leur tissu conservé; il est à regretter que le peu de longueur des échantillons et l’état incomplet des tissus n’aient pas permis une étude plus étendue et plus approfondie.

EXPLICATION DES PLANCHES

DU LYCOPODIUM PUNCTATUM.

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