PLANCHES XXIII ET XXIV
Figure 1. — Coupe transversale de la tige (grossie 11 fois).
a. Faisceaux vasculaires à ponctuations aréolées.
La forme des faisceaux varie d’une manière notable sur la coupe ; tantôt ils n’ont qu’un seul gros vaisseau, tantôt ils sont composés de plusieurs qui adoptent fréquemment la forme de croissant, dont les extrémités formées d’éléments plus petits sont » tournées vers la périphérie.
b. Tissu cellulaire formé de cellules irrégulières, poreuses, qui séparent les faisceaux.
c. Tissu cellulaire plus compact formant une espèce de gaine autour de l’axe ligneux ; dans certaines régions on peut reconnaître un arrangement régulier, presque rayonnant, dû vraisemblablement au passage des faisceaux vasculaires qui se rendent aux feuilles.
cl d. Faisceaux celluloso-vasculaires se rendant aux feuilles et traversant la zone précédente avant de passer à travers l’écorce.
e e. Tissu cellulaire en partie détruit s’étendant jusqu’à l’écorce.
g g. Racines plongées dans le parenchyme précédent et descendant parallèlement à l’axe du végétal.
ff. Différents fragments d’écorce séparés lors de la silicification, mais constituant une enveloppe distincte.
h. Racine située en dehors de l’écorce.
Fig. 2. — Coupe longitudinale de la même tige.
a a. Vaisseaux à ponctuations aréolées.
b b. Tissu cellulaire qui les sépare.
d d. Faisceaux vasculaires des feuilles rencontrés par la coupe longitudinale.
f f. Portion de l’écorce où l’on remarque deux tissus différents, un tissu cellulaire et un tissu fibreux.
Fig. 3. — Coupe transversale d’une portion centrale de la tige (grossie 35 fois).
a a. Gros vaisseaux à ponctuations aréolées, sur les parois on distingue les petits canaux qui faisaient communiquer entre elles les cavités des vaisseaux.
b b. Tissu cellulaire qui sépare les faisceaux vasculaires.
c c. Tissu plus serré formé de cellules résistantes, disposées régulièrement et qui constitue une gaine autour des faisceaux ligneux.
d d. Faisceaux qui se dirigent vers les feuilles.
Fig. 4. — Coupe transversale d’une portion de tige (gr. 20 fois),
a. Gros vaisseaux ponctués.
b. Tissu cellulaire qui les sépare.
d. Bandes cellulaires qui accompagnent les faisceaux foliaires.
e. Origine du parenchyme qui s’étend jusqu’à la partie fibreuse de l’écorce.
g. Faisceau vasculaire central d’une racine affectant la forme d’une étoile irrégulière.
g’. Partie cellulaire qui entoure ce faisceau central.
g”. Partie cellulaire plus dense, servant d’écorce à la racine.
m. 2one composée de cellules plus volumineuses que celles désignées par c, qui offrent une section rectangulaire.
Fig. 5. — Coupe transversale de vaisseaux (grossie 120 fois).
a a. Vaisseaux aréolés et ponctués.
a’ a\ Canalicules mettant en communication deux vaisseaux en contact et se correspondant dans chacun d’eux. On peut remarquer la cavité lenticulaire formée par l’extrémité élargie de deux canalicules juxtaposés.
Fig. 6. — Coupe longitudinale d’une portion de tige (gross. 35 fois).
a. Vaisseau aréolé de l’axe de la tige.
c. Enveloppe de cellules à section rectangulaire, situées à l’extérieur du cylindre ligneux et disposées en rangées assez régulières.
m. Couche de cellules plus ou moins arrondies irrégulières qui s’étendent jusqu’à l’écorce.
g, h. Coupe longitudinale d’une racine où l’on distingue quelques vaisseaux scalariformes et ponctués.
e e. Restes du tissu cellulaire traversé par les faisceaux foliaires d d.
f f. Écorce formée de deux couches, l’une plus intérieure composée de cellules allongées et à section rectangulaire, l’autre plus extérieure, fibreuse, formée de cellules libériennes.
Fig. 7. — Coupe longitudinale d’une partie de l’axe ligneux, a a. Vaisseaux à ponctuations aréolées, les aréoles sont hexagonales à cause de leur pression mutuelle; la partie centrale plus sombre est le canal qui réunissait les cavités des deux vaisseaux en contact.
a,’ a’. Face des vaisseaux précédents tournée du côté des cellules et simplement aréolés sans ponctuations.
b b’. Cellules de différentes grandeurs qui séparent les faisceaux ligneux ; leurs parois sont finement ponctuées.
PLANCHÉ XXV. — LYCOPODIUM RENAULT II (Ad. Br.)
Fig. 1. — Coupe transversale de la tige du ly copodium Renaultii (grandeur naturelle).
Fig. 1 bis. — Même coupe (grossie 14 fois), a. Vaisseaux aréolés sans ponctuations, plus petits et plus nombreux que dans l’espèce précédente.
b b. Cellules intra-vasculaires formant le parenchyme dans lequel sont plongés les faisceaux a a.
c c. Groupes de vaisseaux scalariformes placés en dehors du cylindre ligneux et qui probablement se dirigent vers les feuilles.
d. Coupe transversale d’un faisceau radiculaire ? e e. Tissu lâche et délicat existant entre Taxe ligneux et l’écorce.
f. Partie formée de cellules allongées envoyant des prolongements en forme de dentelures, g g, dans la partie plus extérieure de l’écorce.
Fig. 2. — Coupe transversale d’une partie de l’axe (35 d.). a. Faisceaux vasculaires formés de vaisseaux aréolés de dimensions irrégulières, leurs parois sont fortement incrustées. b b. Cellules intra-vasculaires.
c c. Faisceaux formés essentiellement de vaisseaux scalariformes et de quelques vaisseaux aréolés.
Fig. 3. — e. Tissu lâche réunissant le cylindre ligneux et l’écorce.
f. Zone de cellules plus petites, allongées, qui envoie des prolongements g dans le tissu plus extérieur de l’écorce.
h. Partie de l’écorce qui devient de plus en plus fibreuse en s’avançant vers l’extérieur.
Fig. 4. — Coupe longitudinale passant par le milieu de l’axe et l’écorce.
a a. Vaisseaux aréolés sans ponctuations.
b b. Tissu cellulaire placé entre les vaisseaux.
f. Cellules allongées qui forment la zone dont les prolongements s’avancent en forme de dentelures dans l’écorce extérieure.
h. Fibres corticales formant la couche la plus externe de l’écorce.
n. Cellules composant la couche plus interne de l’écorce.
o. Tissu délicat formé de cellules polyédriques ou ovoïdes réunissant l’axe avec la partie corticale, mais dont il ne reste que quelques lambeaux.
i i. Faisceaux vasculaires placés dans un même plan vertical et se dirigeant horizontalement pour se porter vers les feuilles.
Fig. 4’. — Même échantillon (en grandeur naturelle).
Fig. 5. — Coupe longitudinale passant par un groupe de vaisseaux scalariformes et par une portion de l’axe (grossissement 35 diamètres).
a a. Vaisseaux aréolés sans ponctuations centrales, isolés ou par groupes plus ou moins nombreux.
b b. Tissu interstitiel lâche, la conservation n’était pas assez parfaite pour que l’on pût reconnaître si les parois étaient poreuses comme celles du lycopodium punctatum, leur forme et leur grandeur varient suivant leur position.
c c. Groupe de vaisseaux scalariformes placés à la périphérie et appartenant soit à une des extrémités des faisceaux ligneux, soit plutôt à une branche déjà détachée de l’un de ces faisceaux et qui doit aboutir à une feuille.
RHIZOCARPÉES
GENRE SPHENOPHYLLUM
Historique. — Le genre sphenophyllum établi par M. Brongniart en 1822, sous le nom de sphenophyllites , et par Sternberg en 1823, sous celui de rotularia, se compose de plantes sans analogues immédiats parmi celles qui vivent de nos jours.
Aussi tour à tour, les voit-on placées par les auteurs qui en ont fait l’objet de leurs études dans les familles les plus différentes par leurs caractères botaniques.
M. Brongniart 1 range les sphenophyllum dans sa sixième famille, celle des marsiliacêes, à côté des pilulaires, ou mieux des marsilia dont les feuilles présentent quelque analogie de forme avec celles de certains sphenophyllum. Mais il trouve en même temps que ces dernières plantes ont peut-être des rapports plus intimes avec les ceratophyllum, à cause de la disposition verticillée et du nombre des feuilles ; toutefois il reste indécis entre ces deux rapprochements.
Plus tard 2, cette même disposition verticillée des organes foliaires et la ressemblance des épis fructifiés des sphenophyllum avec les organes de même nature