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Les plantes que je vais décrire appartiennent aux cryptogames vasculaires, et représentent les trois classes que j’ai indiquées dans le tableau sommaire qui précède.
Les annularia, dont les tiges ont comme type celle connue sous le nom d ’equisetites lingulatus, naissent dans le terrain houiller et disparaissent avec le terrain permien. C’est une famille de la classe des équisétinées, complètement éteinte. Il en est de même de celle des calamopliyllites dont les rameaux, désignés par astérophyllites, ont été longtemps confondus avec d’autres rameaux d’aspect analogue, mais qui appartiennent à des plantes plus élevées en organisation, telles que les arthropitus et les calamodendrons. On trouvera plus loin la description de fructification appartenant à des plantes de ces deux familles, qui mettent hors de doute leur place parmi les équisétinées.
Dans la classe des fougères, les trois 'types que je ferai connaître pourraient bien avoir été moins éphémères.
En effet, les botryoptéridées sembleraient être la souche de nos ophioglossées actuelles, tandis que les mar attires auraient été représentées par les nevropteris et odontopteris dont je décrirai les pétioles sous le nom de myelopteris.
D’un autre côté, les osmondées auraient eu peut-être déjà des précurseurs dans les anachor opter is pulchra, rotundata, etc., comme nous le verrons plus loin.
Quant à la classe des lycopodiacées, les silex d’Autun n’ont fourni jusqu’à présent que deux familles qui puissent leur être rapportées
Celle des sphenophyllum et celle des lycopodium.
Les tiges de lycopodium qui seront décrites n’offrent
pas de différence avec celle des lycopodes vivants, de sorte qu’il est permis de supposer que le genre lycopodium existait déjà à l’époque houillère, avec les dimensions actuelles, ainsi que le prouve la grosseur des tiges trouvées à l’état fossile.
Les lépidodendrons n’ont pas encore été rencontrés silicifiés dans les gisements d’Autun.
Mais, en revanche, la famille des sphenophyllum y a laissé de nombreux témoins de son passage. Des rameaux et des tiges effeuillés se montrent fréquemment dans les magmas quartzeux.
Cette famille, dont les caractères communs aux lycopodinées et aux rhizocarpées rendent difficile un classement définitif, forme un groupe qui a pris naissance dans le terrain houiller moyen et ne se prolonge pas au delà du terrain permien.
Les rameaux, feuilles, tiges et racines sont les seules parties de ces plantes que l’on a trouvées silicifiées, les fructifications ont été rencontrées jusqu’à présent seulement à l’état d’empreintes. (1)
(1) Cependant, quand je ferai l’histoire des Sphenophyllum , je donnerai la description de fructifications qui semblent se rapporter à cette famille, et permettent de préciser davantage la position de ces plantes dans l’échelle botanique.
CLASSE DES ÉQUISÉTINÉES