PRÉFACE XVII
tous les manuels un peu détaillés. Ceux-là seuls de nos prédécesseurs qui se sont également servis de la méthode analytique demandent peut-être encore que nous leur consacrions quelques mots, car les travaux spéciaux ne sont pas suffisamment appréciés. Nous renvoyons avant tout à la bibliographie considérable que Jevons a publiée dans la deuxième édition (1879) de sa Theory of Political Economy et nous nous bornerons ici à parler des ouvrages les plus importants parmi.ceux que nous connaissons.
A. Cournot qui est connu comme un excellent mathématicien a publié dès 1838 ses Recherches sur les priîicipes m athématiques de la théorie des richesses; mais même dans sa propre patrie il ne réussit pas, comme il s'en plaint dans ses écrits ultérieurs, a attirer l'attention sur ses ouvrages. Il établit une courbe de la demande où les abscisses représentent le prix et les ordonnées les quantités d'un article. Il trouve qu'il y a un certain prix où le chiffre des transactions atteint son maximum, et il divise les marchandises en deux catégories, suivant que leur prix courant est d'ordinaire supérieur ou inférieur à cette limite. 11 établit ce prix tout d'abord dans le cas du monopole et aboutit à ce principe que la production ne doit jamais dépasser la quantité à partir de laquelle l'augmentation des frais de revient est égale à l'augmentation du produit de la vente. Il étudie l'influence sur son cas de diverses formes d'impôt, traite de l'influence de la concurrence et passe ensuite à des recherches sur les transactions internationales et la fortune nationale.
Gûsse.n n'établit pas de courbes, mais se contente la plupart du temps d'un procédé d'approximation qui consiste à considérer des lignes droites ascendantes ou descendantes. Gomme abscisse il prend le temps consacré à la satisfaction
Auspitz el Lieben