‹ Recherches sur la théorie du prix;Chapitre 12 sur 128 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

du besoin ou au travail, comme ordonnée, la satisfaction éprouvée dans l'unité de temps ou l'effort correspondant ä celte unité; la surface comprise entre ses lignes représente donc la satisfaction obtenue dans un certain temps ou l'effort à faire ; à l'occasioïà^seulement il prend comme abscisse la quantité, C'est avec ces moyens imparfaits qu'il traite l'échange et toute une série d'autres problèmes, mais, penseur original, il aboutit à toute une série d'intéressants résultats. C'est ainsi qu'il formule (p. 22) cette proposition que « la valeur du monde extérieur est exactement mesurée par la somme de jouissance qu'il nous procure». Et il dit (p. 33):« De tout ce qui pourrait obtenir de la valeur, une certaine quantité plus ou moins grande a seule de la valeur ; une augmentation de cette quantité au delà de ce point en est dépourvue. A mesure que sa quantité augmente, la chose s'approche de la non-valeur; ainsi, la première partie d'une chose qui obtient de la valeur est celle qui a la valeur la plus grande; toute autre quantité égale qui s'ajoute à la première a une valeur moindre jusqu'au moment où se produit la non-valeur ». Et encore (même passage) : « Si ses forces ne suffisent pas à lui procurer la satisfaction complète de tous ses besoins, l'homme doit pourvoir à la satisfaction de chacun d'entre eux en une mesure telle que pour chacun les derniers atomes aient pour lui la même valeur ». Cette proposition ne peut pas se retrouver chez nous, car nous traitons la transaction commerciale, et non l'échange. Comme, d'après notre exposé, l'utilité du dernier élément de tout article acheté est égale à son prix commercial, mais que les prix commerciaux sont différents, les utilités ne sont pas égales. Mais l'utilité de la dernière parcelle d'argent consacrée à l'achat d'un article est la même pour tous les articles : car elle est égale à l'utilité de l'élément de marchandise

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