PRÉFACE XI
chaque mode de satisfaction soit équivalent à l'effort qu'il ferait s'il produisait cet atome au dernier moment delà mise en œuvre de ses forces ». Jevo.ns (') dit (p. 209) : « Les quantités de marchandises données ou reçues en échange sonl dans le même rapport que les degrés de productivité du travail consacré à leur fabrication ou dans un rapport inverse aux valeurs et prix de ces marchandises, de même qu'aux frais de leur production par unité et finalement à leur degré final d'utilité {final degree of utility) ». De même Walras (2) : «Deux marchandises étant données sur un marché, la satisfaction maximum des besoins ou le maximum d'utilité effective a lieu pour chaque porteur lorsque le rapport des intensités des derniers besoins satisfaits, ou le rapport des raretés est égal au prix ». Le même auteur définit la rareté (p. 102) : « la dérivée de l'utilité effective par rapporta la quantité possédée ». De même encore Kahl Menger :i ): « La valeur d'un bien concret ou d'une quantité partielle déterminée parmi la quantité totale de ce bien dont peut disposer l'individu est, pour cet individu, exactement équivalente à l'intérêt qu'ont pour lui les satisfactions de besoins les moins importantes parmi celles que peut assurer la quantité totale disponible et qu'effectue pour l'individu la quantité partielle déterminée ».
Wieser (*), qui rend « final degree of utility » par l'expression d'utilité-limite {Grenznutzen) dit : « La valeur éco-
(/) The Theonj ofpolitical Economy, par "W. Stanley Jkvons, Londres, Macmillan and C°, 1871, seconde édition augmentée, 1879.
(' Elements </' 'Economie parc ou Theorie de la richesse sociale, par Leon Walras, Lausanne, L. Corbaz et Cie, 1874, p. 86.
undsätze der Volkswirtschaftslehre, par le Dr. Karl Mrnger, Vienne, Wilhelm Braumüller, 1S71, p. 107.
*) Über den Ursprung und die Hauptgesetze des wirthschaftlichen Werthes, par l>. Friedrich von Wiesba, Vienne, A. Holder, 1884.