X PUÉ FACE
rente foncière, 'du taux de l'intérêt et du montant des salaires, il n'est jamais question que de prix et qu'il en résulte par conséquent des rapprochements dans toutes les directions. L'axiome qui sert de base à tout notre travail, axiome aux termes duquel le prix est égal aussi bien à l'utilité de la dernièYfe parcelle qui vient d'être achetée qu'aux frais de production de la dernière parcelle qui vient d'être vendue, se ramène aux principes bien connus établis par Anderson, Maltrus et Ricardo au sujet de la rente foncière. La substance de ces doctrines est la suivante : « C'est le rapport du dernier terrain, du terrain le plus mauvais, le plus éloigné que l'on ait cultivé, terrain dont le rapport couvre tout juste les frais d'exploitation, qui détermine la rente foncière de tous les terrains ». Ricardo dit encore : « C'est le blé dont la production a coûté le plus de travail qui règle le prix du blé ». Tbünen déjà généralise cette idée en disant (') : « Le revenu que donne l'ensemble du capital est déterminé par le rapport de la dernière unité placée de capital », et encore : « La valeur du travail du dernier ouvrier engagé détermine le salaire de tous les autres ». C'est Gossen (2) qui a reconnu le premier et c'est Jevons qui a exprimé de la façon la plus claire la conception suivant laquelle ces séries d'idées offraient une base pour la fixation du prix en général. Gossen dit (p. 45): « Pour obtenir unmaximum de satisfaction de ses besoins, l'homme doit, pour se procurer les différentes jouissances, répartir son temps et ses forces de telle sorte que la valeur du dernier atome créé dans
(') Der isoürte Staat, par Heinrich von Thünen, Rostock, 1842 et 1863, Partie I, Section II, p. 100, et Partie II, Section I, p. 69.
(2) Entwicklung der Gesetze des menschlichen Verkehrs und der daraus fliessenden Begeln für menschliches Handeln, par Hermann Heinrich Gossen, Braunschweig, Friederich Vieweg & Sohn, 1854.