‹ Recherches sur la théorie du prix;Chapitre 55 sur 128 · LA COURBE DE LA JOUISSANCE DANS SA FORME GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

LA COURBE DE LA JOUISSANCE DANS SA FORME GÉNÉRALE

51. La courbe de la jouissance relative à un article de consommation et de production domestiques combinées. — Nous voulons maintenant nous occuper du cas général d'un article produit et consommé tout à la fois par le même individu. Nous avons déjà donné plus haut (§ 23) l'exemple du paysan qui produit et consomme du blé. Il en est de même de la plupart des produits agricoles ; de même les houillières emploient une partie de leur production à la marche des machines d'extraction, et, dans une manufacture où se trouvent réunies la filature et le tissage, le fil produit dans la filature sert de matière première pour le tissage, etc. Mais maintenons-nous eu à l'hypothèse selon laquelle il n'y a aucun stock initial du produit A en même temps consommé et qu'il ne reste à la lin de l'année aucune réserve. Si la consommation d'un individu pendant l'année est v et sa production e, il n'a à acheter que le surplus de sa consommation au delà de sa production (^ — e) ou à vendre que la différence entre la production et la consommation (e — v), dans le cas contraire. Si donc nous désignons respectivement en général par -+- x et — se les quantités achetées et vendues, nous avons toujours

x = v — e et il n'y a ni achat ni vente quand

v = e. c'est-à-dire x = 0.

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Pour toule quantité achetée ou vendue x et aussi pour x = 0, il existera toujours, parmi les nombreuses combinaisons possibles qui peuvent contenir les quantités différentes de consommation et de production v et e de A, une combinaison présentant le maximum d'avantages. Nous désignons à nouveau la satisfaction que cette combinaison procurerait s'il y avait acquisition ou livraison gratuite de la quantité en question achetée ou vendue x de ^4 de jouissance liée à cette quantité. Si, dans les figures ol a, b ou c, nous portons comme abscisses vers la droite les diverses quantités achetées et vers la gauche les diverses quantités vendues et que sur ces abscisses et sur le point 0 nous portions la jouissance correspondante comme ordonnée, nous obtenons ici encore une suite de points d'un tracé généralement irrégulier, mais qui traverse l'axe des ordonnées. Ici encore nous pouvons éliminer les quantités impropres auxquelles, dans la série de points imaginée, correspondent des points situés plus bas que les lignes directes de liaison des autres points ; nous obtenons ainsi la courbe concave gagn, c'est-à-dire la courbe de la jouissance de l'individualité économique considérée, relative à l'article A qu'elle produit et consomme tout à la fois. Comme ordonnée initiale de cette courbe, nous prenons la hauteur de son point d'intersection b avec l'axe des ordonnées, et la courbe nous donne, déduction faite de cette ordonnée initiale, la courbe du coût et de l'utilité aOn; les ordonnées de cette courbe représentent à droite de l'axe des ordonnées l'utilité de toute quantité achetée et à gauche le coût de toute quantité vendue. Nous pouvons en dériver comme précédemment la courbe de l'offre et de la demande a'On' qui, bien que son tracé s'étende des deux côtés du point 0, ne rencontre pas plus d'une fois n'importe laquelle des lignes du prix qui se trouvent également à droite et à gauche du dit point. L'abscisse du point d'intersection de toute ligne du prix, par exemple PiOPk ou PiOPi.äe l'article A avec la dérivée indique, sui-

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v.uit que ce point se trouve à droite ou à gauche, soit la quantité achetée la plus avantageuse, soit la quantité vendue la plus appropriée ; l'écart vertical entre ce point d'intersection et la courbe aOn représente, dans le premier cas, le profit attaché aune consommation supérieure de la quantité achetée à la propre production simultanée, et, dans le second cas, le profit lié à une production dépas anl la propre consommation du montant de la quantité vendue. L'importance de la consommation propre o et celle de la production propre e n'apparaissent pas dans la figure, mais elles sont déterminées de la même façon que la quantité de tout autre article appartenant k la combinaison de consommation et de production la plus avantageuse pour les quantités achetées ou vendues«; considérées de l'article A. Nous pouvons observer, en outre, qu'étant donné un prix croissant de l'article A l'entrepreneur non seulement augmentera sa production, mais encore restreindra sa consommation : le complément qu'il achetait diminue donc, puis disparait et fait place à des ventes de plus en plus considérables. Les prix s'élèvent-ils encore plus haut : il cesse de consommer et met en vente tout ce qu'il produit ; de même, à partir d'un certain niveau, la baisse des prix suspend toute production de sa part et l'amène à acheter tout ce qu'il consomme. La satisfaction est toujours figurée par l'écart vertical entre la courbe de la jouissance et la dérivée, au point d'intersection de cette dernière avec la ligne du prix ; cet écart ne cesse de croître vers la droite et vers la gauche à mesure que l'on s'éloigne du point 0, c'està-dire que la satisfaction est à son minimum quand la courbe a'O/ï n'est pas du tout coupée par la ligne du [»rix. PoOP,, par exemple, mais n'est touchée par cette ligne qu'au point <>. de sorte qu'il n'y a ni achat ni vente de l'article t. Celte satisfaction minimum Ob (lig. 5i a ou b) repose sur une combinaison de la consommation et de la production annuelles totales dans laquelle la quantité consommée de

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A est égale à la quantité produite, et cette combinaison est la plus avantageuse, étant donné les prix de tous les autres articles, de toutes les combinaisons dans lesquelles, v — e. Il faut aussi considérer cette satisfaction comme la satisfaction initiale, parce que, tant que la combinaison en question est maintenue, elle est indépendante du prix de l'article A, de même que la satisfaction initiale, étant donné l'exclusion d'un simple produit ou d'un simple article de consommation quelconque, est indépendante du prix de l'objet en question. La satisfaction restera donc toujours limitée à la satisfaction initiale si l'individu considéré ne veut produire que juste cette quantité de l'article A dont il a besoin, c'est-à-dire s'en tenir à l'économie naturelle. On rencontre souvent chez les paysans et chez les petils entrepreneurs une tendance à produire soi-même autant que possible les articles destinés à leur propre satisfaction et une certaine aversion pour la peine de chercher, un marché, de déterminer le prix exact et de s'y adapter. Une aversion de ce genre pour l'économie monétaire, qui nécessite pour être surmontée des variations de prix si considérables que l'achat d'un supplément ou la vente de l'excédent offrent un avantage important, est exprimée dans notre graphique (fig. 51 a ou b) ; en effet, dans l'axe des ordonnées, les parties droites de la courbe de la jouissance g„gn consécutives monlrent une forte différence d'inclinaison. Le prix d'achat maximum est représenté par la direction de la partie droite, le prix de vente minimum par la direction de la partie gauche. Il en est de même quand la courbe de la jouissance se réfère à un produit intermédiaire, comme le fil, dans l'exemple, mentionné plus haut, d'une filature et d'un tissage réunis. Plus deux branches d'entreprise de ce genre sont adaptées l'une à l'autre au point de vue quantitatif, plus il est difficile de se résoudre à acheter ou à vendre une partie du produit intermédiaire parce qu'il serait nécessaire d'avoir recours à une limitation extraordinaire de l'une et

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à un forcement de l'autre de ces productions. Cela est particulièrement vrai de ces produits intermédiaires qui, notamment dans la grande industrie, marquent les dilférents stades d'une fabrication complexe, mais qui d'habitude n'apparaissent pas sur le marché, parce que les outils et machines servant à leur fabrication et à leur traitement ultérieurs se correspondent de façon étroite. Les limites de prix entre lesquelles il n'y a ni achat ni vente sont encore élargies quand l'article A donne lieu à des frais de transport, des taxes de marché, des commissions, etc. : ces dépenses ont pour effet de raccourcir les ordonnées des deux parties de la courbe de la jouissance ou de l'une d'elles, tandis que l'ordonnée initiale Ob (fig. 51 a ou b) ne subit aucune modification : de même l'impôt à payer lois de l'achat ou de la vente raccourcit respectivement les ordonnées de la branche droite ou de la branche gauche de la courbe de la jouissance.

Le maximum de cette courbe qui, dans la ligure 51 a, se trouve à droite de l'axe des ordonnées peut aussi se trouver sur cet axe, ou comme dans la lig. 51 b, à sa gauche. Si le maximum est sur l'axe des ordonnées, il ne peut y avoir une consommation supérieure à la production que moyennant une prime à la consommation, c'est-à-dire à un prix négatif. 11 en est de même dans le cas de la ligure 51 b. Mais ici, contrairement aux deux cas précédents, une production supérieure à la consommation du producteur [»eut avoir lieu si le prix est négatif, c'est-à-dire s'il existe des frais d'enlèvement.

Nous avons exclu plus haut les quantités non appropriées : il peut alors se faire que, comme dans la ligure 51 c, la partie de la série de points qui se trouve au-dessus du point 0 soit surmontée d'une partie droile qui coupe l'axe désordonnées. Dans ce cas la combinaison de consommation et de production la plus avantageuse pour la quantité d'achat et de vente x — 0 no fait jamais son apparition,

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mais elle est omise. Cela signifie qu'au prix représenté par la direction de la partie droite en question on passe de la quantité minimum achetée Om à la quantité minimum vendue Ou., beaucoup plus petite dans notre figure. L'exploitation d'une grande entreprise, une fabrique de sucre par exemple, dont le produit .4 ne joue pas en même temps le rôle de moyen de production utilisé dans l'entreprise, n'est jamais réduite à la quantité nécessaire à la consommation de l'entrepreneur lui-même; mais, dans une conjoncture défavorable, la fabrication sera plutôt tout à l'ait suspendue par suite de l'omission de quantités à produire si petites et l'entrepreneur se présentera aussitôt comme acheteur de l'article qu'il produisait auparavant. A l'inverse, un gros brasseur, qui ne possède qu'une étendue tout à fait insignifiante de champs, ne se bornera jamais à utiliser son orge propre, mais, si le prix de Porge est trop élevé, il passera de l'achat d'une quantité minimum élevée à la fermeture de sa brasserie et à la vente de ses faibles récoltes d'orge. On obtient également la courbe du coût et l'utilité aOn dans les cas de la figure 51 c, en abaissant de Ob la courbe de la jouissance g„g„; le point de la série de points qui se trouve sur l'axe des ordonnées tombe ainsi au-dessous du point 0. Mais ici l'ordonnée initiale ne désigne pas la satisfaction que l'on peut obtenir sans achat ni vente de l'article A, mais la satisfaction plus considérable que l'on peut atteindre en vendant la quantité Om ou en achetant la quantité 0[j. au prix de transition représenté par la direction de la partie droite mentionnée, satisfaction inférieure à la satisfaction que l'on pourrait se procurer à n'importe quel autre prix.

Enfin, dans les trois cas des figures 51, nous pourrions faire tourner de 180° la partie des courbes située à gauche de l'axe des ordonnées : la figure 51 a donne alors la figure 52 qui comporte deux branches séparées, bngn elbagat de la courbe de la jouissance ; ces deux parties commencent à

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égale distance au-dessus el au-dessous du point 0 et les courbes du coût et de l'offre Oa et Oa' apparaissent dans cette figure dans leur position habituelle indiquée au commencement.

52. Les asymptotes et le point maximum de la courbe de la jouissance traversant l'axe des ordonnées. — La courbe de la jouissance d'un article consommé aussi par son producteur présente pour nous une importance particulière ; elle constitue en effet le cas le plus général, tandis que les courbes, traitées antérieurement, qui ne s'étendaient que d'un côté de Taxe des ordonnées, n'apparaissent que comme des cas spéciaux. Tout individu peut, par le prix extraordirement élevé d'un article qu'il se contente en général de consommer, être amené à le produire, de sorte que son olTre, non effective dans des conditions normales, devient effective : de môme, si le prix est extraordinairement peu élevé ou s'il y a une prime à la consommation, tout individu peut être amené à consommer un article qu'il se contentait auparavant de produire, de sorte que sa demande devient effective. Si le prix auquel commence la production est supérieur au prix maximum d'achat ou si le prix auquel débute la consommation est inférieur au prix minimum de vente, la satisfaction initiale Ob (flg. SI a ou b) repose sur une combinaison dans laquelle l'article en question n'est ni consommé ni produit. Dans ce cas la courbe gagn représente dans sa partie droite la jouissance au cas de consommation exclusive et dans sa partie gauche la jouissance au cas de production exclusive.

Nous voyons ainsi que, dans tous les cas, la courbe de jouissance s'étend des deux côtés de l'axe des ordonnées et retombe des deux côtés en asymptote à une verticale dont l'abscisse désigne d'un côté la quantité qui ue peut rire produite même au prix maximum, cl de l'autre côté la quantité qui ne [»eut être consommée malgré la [»rime maxi- Auspitz et Lieben 10

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mum. Entre ces deux asymptotes la courbe, concave d'un bout à l'autre, doit avoir quelque part un point culminant; ce point désigne la quantité pour laquelle la jouissance atteint son maximum et devient, tout comme pour la quantité 0, absolument égale à la satisfaction. C'est la quantité de pleine satisfaction jusqu'à laquelle, si le point maximum se trouve à droite, l'achat (c — e) peut seulement être accru quand il ne coûte plus rien ou jusqu'à laquelle, si le point maximum se trouve à gauche, la quantité à vendre (e — p) peut seulement être augmentée si elle n'occasionne plus de frais de production. On peut observer l'apparition du maximum à gauche de l'axe des ordonnées non seulement pour les produits secondaires, souvent mentionnés, de moindre valeur, mais encore pour les produits du travail d'amateur, travail effectué en vue du plaisir et sans intention de lucre, comme preuve d'habileté, comme exercice corporel, etc. ; l'abscisse du point maximum est alors en réalité la quantité la plus agréable de la pleine satisfaction produite par l'activité en question. Des quantités supérieures à la quantité de pleine satisfaction ne sont acceptées que moyennant une prime à la consommation ou livrées que moyennant un prix de vente positif.

Comme la courbe de la jouissance s'abaisse à l'infini des deux côtés comme asymptote, elle doit forcément couper deux fois la ligne des abscisses ; pour les quantités représentées par le point d'intersection, la jouissance disparaît et la satisfaction devient absolument égale à la recette ou à la prime respectivement. Il est donc clair que nous ne pouvons maintenir notre hypothèse d'une appréciation fixe de la valeur de l'argent jusqu'à la cessation de toute jouissance, cas où l'existence physique elle-même serait en jeu ; de même, quand il ne s'agit que de l'existence économique, si la banqueroute ou la saisie menace et si l'on recherche dans les conditions les plus mauvaises l'argent indispensable pour les éviter, on ne peut plus parler d'une appréciation invariable

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de la valeur de l'argent. A ce sujet nous l'avons déjà aftinne' que nous ne pouvons mesurer en argent la valeur de la vie et par conséquent la satisfaction totale ou la jouissance totale due à une combinaison quelconque de consommation et de production ; nous ne pouvons jamais estimer que leurs différences pour des combinaisons difïérentes ou des prix différents. La situation absolue en hauteur de la courbe de la jouissance reste donc toujours entièrement indéterminée et, suivant que nous la plaçons plus haut ou plus bas, >es points d'intersection avec Taxe des abscisses seront plus éloignés ou plus rapprochés l'un de l'autre.

La dérivée a'On' dans son complet développement est asymptote aux mêmes verticales que la courhe g„g„. Après qu'elle s'est élevée du point 0 à droite ou à gauche au-dessus de la ligne des abscisses, elle tombe verticalement au-des5sous du point maximum de la courbe g„gn au-dessous de la ligne des abscisses et a par conséquent son maximum audessous de la partie ascendante de la courbe de la jouissance commençant au point O. Dans cette partie située audessus de l'axe des abscisses, la dérivée a des dentelures aiguës; au-dessous de cette ligne, par contre, ses dentelures sont obtuses des deux côtés.

11 faut enfin observer que les courbes totales de l'utilité et du coût, de la demande et de L'offre, résultent de ce que la partie droite, et d'autre part la branche gauche des courbes i(hi et a'On (fig. 51) sont combinées avec les courbes analogues des autres individus; les courbes totales du coût et de l'offre paraissent en outre retournées de 180° par rapport à leur position habituelle.

53. Rapports réciproques des divers articles. — L'intersection de la ligne du prix d'un article quelconque A avec la dérivée de la courbe de la jouissance corrélative donne non seulement la quantité soit d'achat soit de vente de cet article la plus appropriée pour l'individu considéré, mais encore en

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même temps la combinaison la plus avantageuse de la production et de la consommation annuelles totales et les« quantités corrélatives, consommées et produites, de tous les autres articles. Un changement de prix de l'article A, qui a pour résultat une modification de la quantité annuelle du dit objet, occasionnera aussi d'autres combinaisons de consommation et de production et en même temps des quantités autres des autres articles. Le cercle des articles est élargi par l'entrée en ligne de compte des produits et des moyens de production et, si nous voulons encore distinguer les articles qui se complètent et les articles qui se concurrencent, nous remarquons aussitôt que les divers produits dus au même procédé technique et leurs moyens de production ont les uns par rapport aux autres une certaine relation quantitative et se complètent mutuellement. Mais il faut aussi considérer comme matières premières les moyens de consommation de l'entrepreneur, notamment quand il fournit en personne un travail physique : ils rendent en effet possible une prestation plus considérable et leur quantité augmente d'ordinaire avec la quantité produite. Par contre, des articles qui, soit comme moyens de consommation, soit comme moyens de production, peuvent se remplacer, comme par exemple les diverses sortes de charbon, se font une concurrence réciproque ; de même les différentes espèces ou des articles tout à fait différents qui, par des modifications appropriées du procédé ou de l'outillage, peuvent être produites par le même établissement se remplacent et se supplantent mutuellement. Il en est de même des produits de branches d'affaires différentes ou d'établissements tout à fait autonomes exploités par le même entrepreneur. Les produits et les moyens de production de toute branche d'affaires de ce genre forment les uns et les autres un groupe d'articles qui se complètent, mais ils sont en concurrence avec les groupes correspondants des autres exploitations, car l'effort accru que l'entrepreneur, qui travaille lui-même physique-

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ment, laugmentation d'attention et de temps, que L'entrepreneur qui se borne à un travail de surveillance, consacrent à une branche de production, doivent plus ou moins influencer les autres branches. Les articles de consommation qui se concurrencent en partie et se complètent en partie ne se relient à aucun de ces groupes : leur consommation croit et décroît en général avec la prestation totale de l'entrepreneur et s'adaptera donc le plus souvent à son activité prépondérante. On constate un rôle analogue de la partie d'un article qui, comme le charbon, se présente en même temps comme moyen de production dans la plupart des branches d'occupations concurrentes.

En principe, les rapports mutuels des différents articles ne restent pas du tout les mêmes dans toutes les circonstances ; ils varient aussi avec les individus. Ainsi, pour beaucoup d'objets de consommation, notamment les boissons spirilueuses, on observe que, prises avec modération, elles augmentent la capacité productrice, tandis que leur excès rend incapable au travail, de sorte que ces articles ne se complètent plus mais deviennent concurrents. De même, par exemple dans une fabrique de sucre brut, la consommation de betteraves, de charbon, de chaux, de noir animal, etc., croît en même temps que la production du sucre, le produit principal, de la mélasse, des sirops et des produits secondaires ; mais, par un changement approprié de l'exploitation, l'usage de la chaux pour le lavage du jus de betterave peut être augmenté assez pour que l'on puisse restreindre l'emploi du noir animal. De même, si le prix du sucre est moins élevé, l'extraction du sucre de la mélasse sera poussée moins loin, de sorte qu'on enverra sur le marché moins de sucre et plus de mélasse. Si deux matières premières concurrentes, deux sortes de charbon, par exemple, sont employées en même temps, elles se compléteront si l'on s'en tient à un certain rapport de mélange. Il peut en cire de meine île sortes concurrentes de produits qui sont fabriquées en meine

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