‹ Recherches sur la théorie du prix;Chapitre 60 sur 128 · HAI\ III. — MODIFICATIONS DE LA COURBE DE I.A 101 [SSAKOE · texte numérisé non relu

HAI\ III. — MODIFICATIONS DE LA COURBE DE I.A 101 [SSAKOE

pour le choix d'une profession ou pour mu changement de métier et par suite pour l'ordonnée initiale ; mais, tant qu'il n'est pas question de l'exploitation de l'entreprise, les goûts individuels et les inclinations et les exigences personnelles de l'entrepreneur ne peuvent apparaître d'aucune façon visihle, là où il est nécessaire d'avoir des installations coûteuses et de nombreux collaborateurs» On individu qui, par caprice ou par envie de changement, voudrait employer d'autres matières premières ou fabriquer d'autres produits que ceux qui sont les plus avantageux, étant donné les prix existants, ne correspond plus à nos hypothèses générales. Par contre, ici d'autres qualités personnelles de l'entrepreneur, ses connaissances, son activité, ses aptitudes particulières, et tout spécialement son talent d'organisation et sa capacité de trouver ou de former pour chaque poste l'homme le plus capable, influent sur la courhe de la jouissance par ce fait que ces qualités individuelles sont déter; minantes si l'on veut porter un jugement sur le genre d'exploitation le plus avantageux dans chaque cas.

Il est d'une grande importance que l'entrepreneur limite son activité etson attention auxmodiflcationsimportantes de l'exploitation [constructions, installation de nouvelles machines, engagement d'employés, introduction d'autres matières premières ou d'autres produits), sans se préoccuper par luimême ou par l'intermédiaire de ses subordonnés des détails de l'entreprise. La courhe de la jouissance présentera ilors, pour chaque produit ou moyen de production, de longues parties droites ; ce tracé polygonal, qui se répète naturellement dans la courbe du coût et de l'utilité, s'exprime au moyen d'une dentelure grossière dans la courhe de l'otlre et de la demande. C'est ce qui montre que les faihles oscillations de prix restent inaperçues, et que l'on ne s'occupe que des changements d'exploitation importants, tandis que l'on néglige des combinaisons intermédiaires de consommation et de production en soi avantageuses. L'entrepreneur considéré

164 part. iv. — l'individu considéré comme producteur

trouve, comme le consommateur exigeant, que ce n'est pas la peine ou bien qu'il n'est pas avantageux de fractionner son temps et son attention pour obtenir l'utilisation la plus complète possible des matières premières et des moyens de production achetés, pour prévenirle plus possible toute perte sur les quantités produites et à vendre, pour réussir à employer avec le plus d'économie possible l'outillage et les installations, etc. Par contre, celui qui ne recule pas devant la peine de surveiller le travail dechaque journalier etdechaque machine, même dans les plus petits détails, celui qui fait dépendre toute disposition de sa décision, court le danger de ne sedépenser qu'en minuties, de perdre toute vue générale et de négliger d'entreprendre en temps voulu les modifications les plus considérables. Cbez cette personne, la courbe de la jouissance aura un tracé beaucoup plus continu que la courbe dont nous avons parlé auparavant, mais, si elle se réfère à un produit, elle sera dans sa partie gauche plus escarpée pour les plus grandes quantités et moins pour les petites, et par là plus bombée dans son ensemble, par conséquent elle se rapprochera plus tôt de sa limite asymptotique ; le côté droit est plus escarpé au début et s'infléchit également plus vite, si la courbe se réfère à un moyen de production. Si l'on évite toute faute dans les deux directions et si, par conséquent, l'on obtient en fait la jouissance la plus élevée pour toutes les quantités achetées ou vendues, la courbe aura le tracé le plus continu possible et sera en même temps moins incurvée ; elle peut se rapprocher le plus possible de celte forme au moyen d'une répartition opportune et savante du travail de l'entrepreneur. L'initiative des grandes modifications de l'entreprise doit toujours appartenir au chef ou directeur tandis que, par une attribution judicieuse des emplois inférieurs à des contre-maîtres habiles, à des surveillants et à des travailleurs capables et par une instruction et un encouragement professionnel du personnel, par exemple par un système de primes sainement mesuré, les

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