PRÉFACE XIII
dans les sciences naturelles, mais encore parce qu'elle comporte une précision qui rend impossibles les malentendus provenant des multiples définitions de mots. Lorsque, par exemple, nous représentons la demande par une courbe el que, comme dans toutes les courbes que nous établissons, les quantités d'un article donné sont représentées par des abscisses, c'est-à-direparl'éloignemenl horizontal par rapport au zéro, tandis que nous exprimons les sommes d'argent par les ordonnées, c'est-à-dire parla distance verticale qui sépare de l'horizontale chaque point de la courbe, nous donnons par la forme de la courbe une définition de la demande beaucoup plus précise qu'on ne saurait la formuler par îles paroles. Chaque point de la comité a son abscisse et son ordonnée, et l'on voit aussitôt que la somme dépensée se modifie avec la quantité de marebandises et par conséquent dépend d'elle; que la somme augmente tout d'abord avec la quantité elle-même, pour diminuer ensuite, etc. Nous représentons ainsi graphiquement toute une série de rapports de telle sorte que l'on peut toujours les retrouver d'un coup d'oeil et les vérifier.
Que chacune de nos courbes ne trouve d'application que dans les conditions rigoureusement déterminées où elle esl établie, c'est ce que nous ne nous lassons pas de rappeler pour éviter de les voir appliquer à des cas qui ne les comportent pas ou qui ne les comportent tout au moins qu'avec de notables modifications. I >e même nous nous contenions d'établir le caractère du tracé de nos courbes, nous abstenant d'en donner une équation approximative, comme on pourrait l'essayer dans certains cas à l'aide de la statistique. Les données empruntées à l'expérience ont en efifel une valeur historique, mais off renl des éléments imparfaits «le comparaison, car d'une époque a L'autre ce ne sont pas