‹ Recherches sur la théorie du prix;Chapitre 8 sur 128 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

seulement les prix qui peuvent avoir varié, mais aussi d'autres circonstances essentielles : ces indications ne sauraient donc rentrer dans nos prémisses. Au demeurant, une formule qui viserait à embrasser toute la réalité serait nécessairement aussi compliquée et aussi obscure que la réalité elle-même.

Nous avons donc tout d'abord, dans notre premier chapitre, représenté les frais de production et Futilité, chacun par une courbe et cherché à éclairer le rapport qui règne, dans des conditions nettement déterminées, entre l'utilité et la demande, de même qu'entre les frais de production et l'offre. 11 est facile alors d'en déduire le rapport de dépendance où se trouve le prix relativement à l'offre et à la demande.

Nos courbes se distinguent tout d'abord par les coordonnées sur lesquelles elles sont établies de celles de nos prédécesseurs : par suite tout ce qui est relatif à leur forme et à leur construction ne s'appuie pas sur les œuvres qui ont précédé. Seul Launhardt a une courbe d'utilité établie sur les mêmes coordonnées que la nôtre, — l'utilité elle-même avait déjà reçu de Dupuit (*) une définition conforme à celle que nous en donnons nous-mêmes — ; mais, en maintenant pour celte courbe une approximation parabolique, il abouti ta des résultats que l'on ne saurait adopter, car un examen plus attentif montre que la parabole ne possède pas les qualités essentielles d'une courbe d'utilité. De même le professeur Marshall (2), dans son ouvrage publié à un nombre d'exem-

(') De la mesure de l'utilité des travaux publics, par M. Duppit, Annales des Ponts et Chaussées, 1844.

(2) Prof. A. Marshall. The pure Theory of domestic value et The pure Theory of foreign Trade. Privateiy printed, 1879. Une analyse de cet ouvrage, qui n'a jamais été dans le commerce, se trouve dans Pure Economies, par le Prof. Maffeo Pantaleoni, Macmillan et O, 1898.

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