PART. VI. L'INFLUENCE DE L'INDIVIDU SLR LE PRIX
était arrivé, grâce à la recherche la plus soigneuse de toutes ces circonstances, à fixer le taux du droit le plus favorable, son imposition altérerait immédiatement la base de ses investigations, puisque les variations des prix des articles les plus différents devraient s'effectuer à l'intérieur et à l'étranger. En effet, ou bien les prix sont influencés d'une façon tout à fait directe par les représailles douanières des autres États, exercées contre d'autres articles, ou bien l'interdiction de l'entrée des marchandises provoquera un afflux de monnaie si l'exportation demeure d'abord la même. Il en résulte à l'intérieur une dépréciation de l'argent, et, par conséquent, la hausse des prix, tandis qu'à l'étranger on peut observer l'effet contraire. Mais toute variation d'un prix quelconque modifie la forme de nos courbes de sorte que le taux déterminé n'est plus le plus favorable. Ce n'est qu'au cas de stabilité complète des prix de tous les autres articles et de l'estimation de la valeur de l'argent de la part de tous les individus considérés, que nous pouvons établir des courbes pour un article quelconque ; il ne peut donc être question de courbes afférentes en même temps à plusieurs ou même à tous les articles; il est donc tout à fait impossible d'établir un système entier de taux de droits de douane les plus favorables selon la méthode que nous avons appliquée pour un seul article. Sans même rechercher le droit le plus avantageux, en s'efforçant seulement d'obtenir une modeste approximation du dit droit, les représailles possibles de l'étranger, comme les fluctuations de prix occasionnées par les modifications du change, mettent en question l'avantage que l'on a tâché de se procurer. Si en outre plusieurs pays s'efforcent en même temps d'attirer à eux la plus grande part possible du bénéfice commun international, une seule chose est certaine, c'est que dans cette compétition, les transactions se restreignent et le bénéfice commun qu'ils peuvent obtenir dans leur ensemble est diminué.
Le lecteur compétent en analyse mathématique s'est rendu compte par lui-même que nos courbes représentaient toutes sans exception des fonctions de la quantité d'un article quelconque A. Si nous désignons par X les quantités totales du dit article et, par conséquent, les abscisses des figures 1 à 5, par Fa (.Y) les ordonnées et par conséquent l'équation de la courbe totale du coût OA, et par Fn(X), celle de la courbe totale de l'utilité OX , la caractéristique de ces courbes, consistant en ce que la première et la seconde sont respectivement convexe et concave d'un bout à l'autre, s'exprime de la façon suivante :
/■'.' (X) est toujours positif Fn (.Y) est toujours négatif.
Nous savons en outre que
F„ (o) = Ftl (o) = 0 et qu'il y a une certaine valeur finale de -Y pour laquelle
Fa(X) = Fa'(X)= », et également une autre valeur filiale de X pour laquelle Fn(X)=,F,t(X) = - *.
Le premier quotient différentiel Fn' (X) est positif jusqu'au maximum de la courbe ON, puis il est négatif, tandis que la dérivée première Fa' (X) est ou bien constamment positive ou bien, quand la courbe OA descend au-dessous de l'axe des abscisses, négative jusqu'au point minimum et ensuite seulement positive. Les équations des dérivées OA' et ON' résultent de leur mode de naissance ; leurs ordonnées sont, respectivement,