‹ Recherches sur la théorie du prix;Chapitre 84 sur 128 · CBAP. III. — LE COMMERCE IM ERNA 1 1« WAL · texte numérisé non relu

CBAP. III. — LE COMMERCE IM ERNA 1 1« WAL

deux pays restent invariables, mais encore qu'elles sont exactement connues et déterminées au point de vue de leur propriété initiale. Ainsi les courbes subissent les modifications décrites plus haut (§ 08) quand, par suite de mesures de politique douanière, l'on fait de nouvelles installations ou que l'on dissout celles existantes, ou que certains entrepreneurs transportent leur industrie d'un pays à l'autre ou même émigrenl avec tout leur persounel.

Tandis qu'un véritable droit protecteur cherche à limiter l'importation encore plus que ce ne serait le cas pour le droit fiscal le plus productif, le taux du droit de douane le plus favorable, comme nous avons appris ici à le connaître, doit en tout cas être inférieur à celui qui donnerait le rendement le plus considérable et que l'expérience permettrait le mieux de découvrir. Si un pays veut appliquer en fait à tel article le droit de douane le plus favorable, et s'il a ainsi l'intention d'attirer à lui la [»lus grande part possible du bénéfice commun international, on rencontrera les mêmes difficultés que s'il s'agissait de l'exploitation intégrale d'un monopole. La difficulté est encore plus grande ici, car il faudrait connaître de la façon la plus précise la situation de la production et de la consommation non seulement de la nation considérée, mais aussi du pays étranger. En outre l'étranger ne s'oppose pas à cette nation comme un marché unique, mais il embrasse en fait l'ensemble total de tous les autres marchés. Il n'est donc pas possible de réduire la courbe de l'offre libre et la courbe de la demande libre de chacune des places étrangères en tenant compte des frais de transport correspondants exigés pour les amener sur le marché intérieur et ensuite de les combiner, car la totalité des marchandises n'est pas adressée à ce marché. Il se l'ait eu vue des conditions de transport et des droits de douane des compensations entre les marchés extérieurs, et ce u'esl qu'en tenant compte de ces compensations que l'on peut envisager l'étranger comme une unité. Même si l'on

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