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présentent pas de mouvements amiboïdes et que les globules à grosses granulations réfringentes en présentent; c'est ce que Max Schultze avait vu '. Seulement ces deux espèces de globules sont rares dans le sang normal. J'ai voulu m adresser aussi à d’autres objets d'étude, à des sangs contenant en plus grande quantité ces types de leucocytes faciles à distinguer dans le sang frais. J’ai eu l’occasion d’examiner à ce point de vue quatre cas de leucémie.
Les observations I et IV concernent des leucémies avec tumeur splénique, hypertrophie ganglionnaire, leucocytes très nombreux dans le sang avec proportion à peu près égale de grands mononucléaires et de polynucléaires et de 2 à 6 p. 100 d’éosinophiles. L'observation Il concerne un cas de leucémie ganglionnaire, avec leucocytes du sang peu augmentés de nombre et comprenant surtout des petits mononucléaires. L'observation IT était un cas mixte; l’état du sang était à peu près le même que dans le cas précédent, mais il existait une tumeur splénique volumineuse.
OBserRvATION 12. — B:.. Pierre, 58 ans, entré à l’Hôtel-Dieu, salle Saint-Louis, n° 3, le 23 février 1897. Sans antécédents pathologiques, perte des forces depuis 2 ans 1/2. Alité depuis 6 mois. Dyspnée, oligurie, nuage d’albumine dans les urines. Tumeur splénique énorme. Hypertrophie des ganglions inguinaux, axillaires et sterno-mastoïdiens. OŒEdème généralisé.
Examen du sang le 4 mars :
Examen des préparations de sang fixées et colorées : Peu de petits mononucléaires. Nombreux globules à noyau polymorphe (52 p. 100); 42 p. 100 de grands et moyens mononucléaires ; 6 p. 100 de leucocytes
surface de la lame ; les chambres à air qui ont une certaine profondeur conviennent surtout à l'examen de la lymphe. Les numérations qui suivent ont été faites avec les appareils de M. Malassez; pour la numération des différents types de globules blancs, je me suis servi de la technique que j'ai indiquée dans un précédent travail (Archives de méd. exp., 1896).
1. Pour Max Schultze, les globules de la 1° variété sont absolument immobiles, les globules de la 2° variété présentent des modifications de forme sans mouvements de reptation. Ceux de la 3° variété montrent toutes les formes de mouvements et de déplacements qui ont été prises comme types de l’activité amiboïde, ceux de la 4° variété présentent une activité égale, mais leur protoplasma est moins diffus dans son étalement.
2. Recueillie dans le service de M. le D' Gingeot, grâce à l’obligeance de mon collègue M. Sicard.
dis
éosinophiles à noyau polymorphe, à deux noyaux ou à un seul noyau. Pas de globules à granulations « basophiles ». Globules rouges nucléés. Examen du sang le T mars :
Examen des mouvements amiboïdes les 4, 7, 9 et 10 mars. Mort le 10 mars.
Aulopsie. — Petite quantité de liquide séreux dans la cavité péritonéale ; congestion des bases des deux poumons; pas d’hypertrophie des ganglions trachéo-bronchiques. Caillots d’aspect purulent dans les cavités cardiaques. Foie, 2720 grammes. Rate énorme, 1 740 grammes, 25 centimètres dans son plus grand diamètre. Reins gros. Nombreux ganglions mésentériques lombo-aortiques et spléniques; hypertrophie des ganglions axillaires, inguinaux et iliaques. Rien d’anormal au tube digestif, aux capsules surrénales et au cerveau.
Oes. IL. — S... Gaspard, 62 ans, entré le 28 janvier 1897 à l'hôpital Necker, salle Vernois, lit n° 19. Pas d’antécédents pathologiques. Perte des forces depuis 5 ans. Apparition des premières tumeurs ganglionnaires il y à 1 an. Actuellement, existence de tumeurs ganglionnaires volumineuses au niveau des régions sous-maxillaires, sterno-mastoidiennes, axillaires et inguinales. Pas d’hypertrophie splénique. Râles sibilants des deux poumons, dyspnée, cornage la nuit. Le 12 mars apparition au bras gauche d’une tumeur au niveau d’une pustule de vaccine; la pustule laisse une ulcération qui s'agrandit, et repose sur une tuméfaclion dure, du volume d’un œuf de pigeon.
Examen du sang le 28 février :
Examen des préparations de sang fixées et colorées : Le plus grand nombre des globules blancs sont des petits mononucléaires à gros noyau, à protoplasma à peine visible. Quelques-uns atteignent jusqu’à 9 w. Leur ensemble-forme 56 p. 100 du nombre total des leucocytes. Pas de globules de grande taille à noyau unique arrondi ou légèrement incurvé. Leucocytes à noyau polymorphe peu nombreux (12-13 p. 100). Éosinophiles rares (1 p. 100). Pas de « basophiles ». Quelques rares globules à noyau polymorphe de petite taille, Pas de globules rouges nucléés.
Examen du sang le 6 mars :
Examen des mouvements amiboïdes les 42 et 16 mars. Mort le
24 mars.,
1. Recueillie dans le service de mon maitre M. le Dr Culfer, grâce à lobli geance de mon collègue M. Terrien.
PC
Autopsie. — OEdème et emphysème des deux poumons. Nombreux et volumineux ganglions médiastinaux et trachéo-bronchiques; le pneumogastrique droit est étalé et divisé en filets sur l’un deux. Cœur, - 330 grammes, lésions légères d’athérome de l’aorte. Foie, 2 T00.grammes. Rate, 480 grammes, 14 cm. x 10 em. Rein gauche sain unique (450 gr.). Hypertrophie considérable des ganglions iliaques, spléniques, lombo-aortiques, mésentériques; masse ganglionnaire énorme recouvrant le rein gauche, pesant 650 grammes et se reliant à une masse contenue dans la fosse iliaque du même côté. Hypertrophie des plaques de Peyer de l’iléon.
L'examen histologique a montré que la tumeur ulcérée du bras avait la structure du tissu des ganglions lymphatiques.
O8s. III!. — D... Jules, 58 ans, entré le 23 mars 1897 à l’hôpital Saint-Louis, salle Bazin, n° 3. Début en 1891 par l'hypertrophie des amygdales, qu’on lui excise, et par l’apparition d’une masse ganglionnaire de la région sterno-mastoïdienne gauche, actuellement énorme. Perte des forces depuis { an. Hypertrophie de l’amygdale droile. Hypertrophie des ganglions inguinaux. Le foie dépasse le rebord des fausses côtes de deux travers de doigt. Rate énorme, presque aussi volumineuse qu’un fœtus à terme. OEdème des jambes. Râles de congestion des deux poumons.
Examen du sang el des mouvements amiboïdes le 15 avril.
Examen des préparations de sang fixées et colorées : Le plus grand nombre des globules blancs sont des petits monucléaires à gros noyau arrondi bien coloré, à protoplasma peu visible; un cerlain nombre dépassent sensiblement le diamètre des globules rouges. Ces cellules forment environ 60 p. 100 du nombre total des leucocytes. Leucocytes à noyau polymorphe peu nombreux (5 p. 100). Peu de globules mononucléaires de grande taille. Pas de « basophiles», éosinophiles très rares.
Moit le 20 mai; l'autopsie n’a pu être pratiquée.
Ogs. IV ?. — D... Julienne, 28 aus, entrée le 23 juin 1897 à l'hôpital Necker, salle Monneret, lit n° 27. Perte des forces depuis 2 ans. Pàleur, amaigrissement faisant contraste avec l’augmentation de volume du ventre due à l’hypertrophie de la rate dont la hauteur de matité mesure 27 centimètres et dont la surface, facile à explorer, ne présente ni inégalités, ni bosselures. Pas d’hypertrophie ganglionnaire appréciable en aucune région. L'examen des autres organes donne des renseignements négatifs.
1. Recueillie dans le service de M. le D° Hallopeau, grâce à l’obligeance de mon collègue M. Weil.
2. Recueillie dans le service de M. le D' Rendu, grâce à l'obligeauce de mon. collègue M. Hallé,
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Examen du sang le 41 juillet : :
R — 3 166 000 .B — 240000 Examen des préparations de sang fixées et colorées : La morphologie de ce sang se rapproche beaucoup de celle de l'observation I. Les petits mononucléaires sont rares; la majorité des globules blancs est formée par des mononucléaires de grande taille, les leucocytes à noyau polymorphe sont un peu moins nombreux (35 à 39 p. 400). Eosinophiles (3 p. 100) à noyau polymorphe, à deux noyaux, ou à un seul noyau gros et ovalaire. Pas de leucocytes « basophiles ». Petits leucocytes à noyau polymorphe. Globules rouges nucléés. Examen du sang le 15 juillet :
R— 3112000 B — 380000 Examen des mouvements amiboïdes les 11 et 15 juillet. Sortie le 18 juillet. N'a pas été revue.
Il serait trop long de rapporter le compte rendu détaillé de toutes les expériences que j'ai faites sur le sang de ces malades ; je me contenterai de les résumer ainsi :
1e Chez ces quatre malades, j'ai pu observer facilement les mouvements des globules blancs du sang à une température de 35° à 40°. Mais pour des raisons inconnues, tenant peut-être à une faute de technique inaperçue, dans une des expériences concernant l'observation |, ces mouvements ne se sont pas produits ; ceci peut expliquer peut-être l’opinion des auteurs, qui, ne répétant pas suffisamment les observations, ont, à tort selon nous, considéré les globules blancs du sang leucémique comme des éléments en général paralysés, en train de mourir, ou même morts.
20 Les différences d’aclivité qu’on observe entre les globules semblent surtout en rapport avec des différences morphologiques, ce qui confirme les observations partielles de Biesadecki', Gilbert?, Maurel’, Mayet‘, Lüwit”, Roux’