‹ Recherches sur la Valeur Morphologique et la Signification des Differents types de Globules BlancsChapitre 10 sur 27 · VALEUR DES PROPRIÉTÉS PHYSIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

VALEUR DES PROPRIÉTÉS PHYSIOLOGIQUES

La distinction des différents types de globules blancs estelle justifiée par des propriétés physiologiques différentes ?

Pour répondre à cette question, nous ne nous sommes adressé qu'à la propriété la mieux connue et la plus facile à observer des globules blanes, leur capacité de changer de forme et de se déplacer.

Ici, il y a une difficulté de technique qui se pose; c’est que la différenciation des divers types morphologiques est très difficile à faire dans le sang frais. En effet, comme M. Ranvier ! s’est attaché à le montrer, on ne voit qu’exceptionnellement le noyau des leucocytes vivants, sauf chez les batraciens urodèles, l’axolotl en particulier. Max Schultze reconnait qu'on le voit mal et que ses limites sont indistinctes ; sa description du noyau des leucocytes du sang frais de l’homme est du reste fort imparfaite. Il nous parait impossibble de différencier avec certitude les types morphologiques du sang vivant par l'examen du noyau, bien que certains auteurs aient cru pouvoir baser des conclusions sur de pareilles constatations. D'un autre côté, le noyau des globules blancs ne prend les matières colorantes qu'une fois que la cellule est morte {Ranvier) *.

A. — Examen du sang frais de l'homme *.

Dans le sang normal de l’homme, on peut constater que, d’une manière générale, les plus petits globules blancs ne

4. Raxvier, Arch. de physiol., 1875, et Leçons sur la cornée, Paris, 1881, p. 160.

2. Je n'ai pas obtenu ici de résultats avec les « colorations vitales », employées pour l'étude des infusoires par Brandt, Certes, Henneguy, et même pour les leucocytes de la lymphe de la grenouille, par Certes (C. R. de l’Ac. des sciences, 1881, t. 92, n° 8). Je ne pense pas que cette méthode convienne à l'objet que j'étudie. (Cf. au sujet des colorations vitales : Borzes Ler et Hen- NEGUY, Traité des méthodes techniques de l’analomie microscopique, 1896, p. 12, 145.et 468.)

3. Je me suis servi pour cette étude de la platine chauffante de M. Marassez (Arch. de .physiol., 1886), que sa simplicité rend très applicable aux recherches cliniques. Pour les mouvements amiboïdes dans le sang, j'emploie la chambre à air de M. Malassez dont le plateau est sur le même plan que la

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