‹ Recherches sur la Valeur Morphologique et la Signification des Differents types de Globules BlancsChapitre 15 sur 27 · MAveET, loc. cil · texte numérisé non relu

MAveET, loc. cil

3. J. Waiss, Das Vorkommen und die Bedeutung der eosinophilen Zellen und ihre Beziehung zur Bioblastentheorie Altmann's (Wiener med. Presse, 1891, p. 1537, n°* 41-44). F

4. Müzcer und Rieper, Ueber Vorkommen und klinische Bedeutung der esinophilen Zellen (Ebrlich) im circulirenden Blute des Menschen (Deutsch. Archiv f. klin. Med., 1891, 48, p. 96).

5. D... (Alexandre), 13 ans, n° 20, salle Bazin. Observé à Saint-Louis le 28 mars 1898, dans le service de M. le D' Hallopeau, que je remercie ici de son extrême obligeance. Les observations de Leredde.et Perrin, de Neusser, de Canon, de Gaucher, de Darier ont montré que dans certaines maladies cutanées la proportion de ces éléments dans le sang pouvait être considérablement augmentée.

lement sont restées immobiles. Cette observation est d'autant plus intéressante que, dans ce sang, les cellules éosinophiles avaient absolument les mêmes caractères morphologiques et histo-chimiques que les éosinophiles du sang normal.

Max Schultze avait fait remarquer que les cellules granuleuses du sang normal ne présentaient pas des pseudopodes aussi effilés que les autres, que leurs contours restaient plus neltement arrêtés. J'ai souvent pu me rendre compte de la justesse de cette observation, dans le sang de mes leucémiques en particulier; mais je ne pense pas, d’après ce que j'ai vu, qu'il faille la généraliser absolument. Enfin, sur ces globules, aussi bien dans le sang leucémique que dans le sang normal, on peut observer le déplacement des granulations à l'intérieur de leucocytes qui restent arrondis, immobiles, sans pseudopodes ‘.

Quant à l’activité des globules à noyau polymorphe, il est facile de s’en rendre compte, si l’on examine un sang pathologique qui, comme celui de beaucoup de malades atteints de suppurations aiguës ou chroniques, par exemple, ne contient presque que des leucocytes de cette forme. Chez deux femmes de 24 et de 39 ans, observées à l’Hôtel- Dieu, dans le service de mon maître, M. Dieulafoy, femmes

1. Lavdowsky, qui à décrit les mouvements des cellules à grosses granulations réfringentes du sang normal des mammifères et des batraciens, les considère comme nettement plus actifs que ceux des autres leucocytes (Virchow’s Archiv, 188%, t. 96, p. 60); mes observations ne vérifient pas cette assertion. £

Je ne me suis attaché ici qu'aux mouvements amiboïdes, et j'ai laissé de côté les autres propriétés des globules blancs, en particulier leur faculté d'absorber des corps étrangers, découverte par Hæckel et V. Recklinghausen (1862), étudiée ensuite par Max Schultze, puis par Ranvier, et dont Metchnikoff a montré toute l'importance dans la défense de l'organisme, puisqu'elle est capable de s'appliquer à des microbes vivants. Les travaux de M. Metchnikoff et de ses élèves tendent à montrer que lescellules qui ont les propriétés phagocytaires les plus actives sont les cellules à noyau polymorphe, tandis que les plus petits mononucléaires ne seraient pas du tout phagocytes. Quant à la faculté d'absorption des grandes cellules à noyau arrondi, elle est moins connue, elle semble en tous cas plus faible. M. Metchnikoff (loc. cit, p. 136) avait d’abord pensé que les cellules éosinophiles n'avaient aucune faculté phagocytaire, conclusion qui a été généralement acceptée. Aujourd'hui, M. Metchnikoff semble revenir à la conclusion de Max Schultze (loc. cit., p. 20 et fig. 12) qui avait parfaitement vu et figuré l'absorption des grains de bleu d’aniline par les leucocytes granuleux du sang normal de l’homme, mais considérait seulement ces cellules comme moins aptes à cette absorption.

atteintes de tuberculose pulmonaire avancée, avec fièvre et expectoration purulente, et dont le sang contenait 87 à 89 p. 100 lencocytes à noyau polymorphe, j'ai pu voir, dans le sang, de 30° à 38°, les mouvements amiboïdes de la plupart des globules blancs que j'observais.

B. — Étude des globules blancs fixés in vitro pendant leur activité même.

Nous allons chercher à compléter les résultats obtenus dans les observations précédentes par l’examen des globules blancs fixés et colorés pendant leur activité même.

Technique. — Une goutte de lymphe est déposée sur le plateau de la chambre à air de M. Ranvier. La préparation est lutée à la paraffine, portée à la température convenable sur la platine chauffante s'il en est besoin, et laissée le temps nécessaire au développement complet de l’activité des globules. Puis on soulève la lamelle et on dépose avec une pipette, avec précaution, quelques gouttes d'une solution d'acide osmique à 4 p. 100 sur le plateau de la chambre à air! On laisse la fixation se faire À ou 2*minutes, puis avec l'extrémité d’une fine pipette,on enlève l'acide osmique qu'on remplace avec précaution par de l’eau distillée; on enlève de même l’eau distillée avec la pipette; on la remplace successivement par une solution d’éosine et par une solution d’hématoxyline ou d'hématéine et on monte définitivement dans la glycérine. Le sang convient peu à cette étude, à cause de la présence des globules rouges; c’est avec le lymphe des batraciens qu’on obtient les résultats les plus sûrs.

a) Lymphe de la grenouille. — Lorsqu'on a fixé en pleine activité le lymphe de la grenouille (Iymphe péritonéale et lymphe des sacs lymphatiques, R. E. et R. T.) de la manière indiquée et que l’on a colorée, voici ce qu’on observe :

Un très grand nombre de globules, la plupart même, présentent des pseudopodes plus ou moins allongés et les formes habituelles desglobules observés en plein mouvement. Nos dessins témoignent que de cette façon les pseudopodes

1. I ne faut pas mélanger l'acide osmiqne à la lymphe, afin de ménager soigneusement l’adhérence des cellules au plateau de verre.

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sont fixés d’une façon délicate. Presque tous ces globules présentent un noyau irrégulier, découpé, ou divisé en plusieurs fragments réunis ou non par des filaments chromatiques visibles. Lorsque les globules ont été saisis par la fixation au début de leurs mouvements, les fragments ou bourgeons du noyau sont quelquefois reserrés et moins faciles à observer que sur les globules qui ont eu le temps de s’étaler sur le plateau de la chambre à air. On peut trouver quelques globules à noyau arrondi présentant des déformations du corps cellulaire, ils sont peu nombreux; on trouve également des pseudopodes aux globules granuleux et aux globules non granuleux; les globules dont le corps cellulaire a la forme ronde sont des globules à noyau arrondi, dont beaucoup sont de petite taille. Parmi ces derniers, on en rencontre presque toujours qui présentent un ou plusieurs pseudopodes sans une déformation complète du corps cellulaire qui, d'une manière générale, reste arrondi; ces pseudopodes sont toujours courts, le plus souvent assez fins, quelquefois plus étalés. Enfin, si l’on a attendu quelques minutes (la chambre étant fermée) avant de faire agir le réactif fixateur, on trouve presque toujours, sur le plateau de la chambre, des globules qui se sont élalés en une mince membrane uniformément, comme une goutte d'huile, restant à contours arrondis (Max Schultze, Ranvier). Ces cellules étalées, lamellaires, et sans irrégularités de contours présentent un gros noyau ovalaire, peu coloré.

De ces observations il semble résulter :

4° Qu'il y a une relation constante entre le remaniement du corps cellulaire et la forme bourgeonnante du noyau;

2 Que des cellules à noyau arrondi peuvent présenter des pseudopodes qui peuvent être émis sans que tout le corps cellulaire soit déformé, et d'autant plus longs et larges que la masse protoplasmique qui entoure le noyau est plus abondante. Ainsi, les plus petites cellules à noyau arrondi peuvent pousser des pseudopodes.

3° Qu'il y a une relation entre un gros noyau ovalaire peu coloré et un corps cellulaire qui s'est étalé régulièrement sans présenter de mouvements amiboïdes. On sera certaine-

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