FOIE
éosinophile du cælome et de la muqueuse intestinale du rat, un argument contre cette manière de voir. |
Suivant Heidenhain !, Metchnikoff ?, la relation qui existe entre l’activité du protoplasma et la forme du noyau est une relation de finalité. Le noyau est découpé, afin de faciliter la diapédèse et la migration de la cellule. La relation entre la diapédèse et la forme du noyau bourgeonnant avait déjà été vue par Ehrlich, qui avait été le premier à signaler la fréquence de ce type de leucocytes dans les exsudats inflammatoires *.
Metchnikoff trouve même dans la fréquence moins grande des globules à noyau polymorphe chez les invertébrés, dont le système vasculaire n’est pas fermé, un fait en faveur de cette hypothèse; le noyau polymorphe représenterait une sorte de caractère acquis chez les vertébrés, par l’accommodation d’un organe à sa fonction, dans la suite du développement phylogénique. Pour M. Ranvier‘, les formes à noyau polymorphe et multiple sont des formes correspondant à un état préliminaire à la division de la cellule lymphatique. Arnold *, Renaut° ont avancé une opinion semblable. Au contraire, Ziegler ‘pense qu'il s’agit là d'un processus de désagrégation. Pour Ehrlich*, semble-t-il, le bourgeonnement du noyau exprime le résultat d’une croissance progressive. )
Quand on fixe des globules blancs en pleine activité dans la chambre à air on voit que non seulement leur noyau est polymorphe, mais aussi que des fragments du noyau ont pénétré dans les prolongements cellulaires et se sont effilés,
A, Loc. cit,, p. 144.