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et situation qui changent peu pendant les mouvements de la cellule. IT pense plutôt que les changements de forme du noyau sont indépendants du protoplasma cellulaire et dépendent beaucoup plus des forces qui résident en lui-même. Cependant les figures mêmes etles descriptions des expériences de l’auteur ne semblent guère autoriser les déductions qu'il en tire.
Lavdowsky a vu que quelquefois le noyau pouvait rester arrondi dans un leucocyte doué de mouvements; cette observalion est parfaitement juste, et nous l'avons vérifiée facilement chez l’axolotl, mais elle n’infirme en rien l'hypothèse de tout à l'heure, parce qu’on conçoit très bien la possibilité de mouvements exoplasmiques qui n’exercent aucune action sur le noyau. Nous y reviendrons. Ce qu’il faudrait montrer, ce sont des mouvements du noyau dans un leucocyte dont le corps cellulaire est immobile’. Ce dernier fait aurait été observé par Demoor* qui considère la forme du noyau comme dépendant de son activité propre. Ainsi le chloroforme, l’acide carbonique, l’oxyde de carbone, l'hydrogène, arrêtent pour un temps les mouvements protoplasmiques, mais n’arrêtent pas les mouvements du noyau. Nous ferons remarquer seulement que l'auteur expérimente sur les leucocytes vivants de la grenouille; ce que nous avons dit de l'observation du noyau dans ces conditions nous dispense d'insister sur la valeur de l’objet d'étude choisi.
Sherrington * a exprimé la même hypothèse que M. Ranvier; de même Dekhuyzen, Gulland et Korschelt*; Hardy et Wesbrook* au contraire voient dans la constance de la forme du noyau de certaines cellules, en particulier dans la constance de la forme arquée et annulaire de la cellule
1. Encore faudrait-il choisir des globules granuleux, afin de pouvoir être sûr d'éliminer les mouvements endoplasmiques.
2, J. Demoor, Contribution à l’étude de la cellule. Individualité fonctionnelle du protoplasma et du noyau (Bull. de la Soc. belge de microscopie, 1893-1894, XX, n° 1-3, p. 36-40, et Arch. de biol., 1895, XIII, p. 163).