‹ Recherches sur la Valeur Morphologique et la Signification des Differents types de Globules BlancsChapitre 7 sur 27 · RS SE · texte numérisé non relu

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interprétation déjà donnée par Denys‘ pour les cellules semblables de la moelle osseuse?. Nous parlons de la plupart des noyaux annulaires du sang de l'homme et du chien, mais il n’est pas sûr qu’on puisse étendre cette interprétation à tous les leucocytes à noyau annulaire. Dans la lymphe péritonéale du rat, par exemple, le nombre de ces cellules, la régularité de l'anneau laissent supposer des conditions de formation peut-être différentes.

Au point de vue des formes de transition entre les globules à noyau polymorphe ct les grands globules mononucléaires, on peut se demander s’il est possible de considérer comme tels, à l'exemple de beaucoup d'auteurs, les globules qui par les dimensions, l'aspect du protoplasma, le peu de colorabilité du noyau ont les caractères des grands mononucléaires, mais dont le noyau est plus ou moins étranglé ou incurvé*. À notre avis, ils se rapprochent beaucoup plus des grands mononucléaires à noyau ovalaire que des leucocytes à noyau polymorphe et ne constituent pas des formes intermédiaires absolument nettes. En tout cas, ces formes sont toujours peu nombreuses, aussi bien à l’état normal que dans les cas pathologiques où le nombre des leucocytes à noyau polymorphe est augmenté. Il est difficile aussi de considérer comme formes de ‘passage nettes ces leucocytes à noyau bourgeonnant pâle dont le diamètre, comme l’a fait remarquer M. Malassez*, est ordinairement plus grand que celui des leucocytes à noyau bourgeonnant habituels; ces formes

1. Denys, La cytodiérèse des cellules géantes et des petites cellules incolores de la moelle des os (la Cellule, 1886, II, p. 245).

2. Ces noyaux annulaires ont été décrits par Arno dans les leucocytes de la moelle des os, par FcemmixG dans les leucocytes des tissus de la salamandre. Ils ont été étudiés dans la lymphe péritonéale du rat, où ils sont très abondants, par M. Ranvier et par Kanruacx et Harpy; ils rappellent ceux qui ont été trouvés dans différentes cellules épithéliales par FLEMMING, Harscuek, Reine; VON Kosraneckt, MEvES et HENNEGUY ont montré que, dans certaines cellules épithéliales, ils dérivaient de noyaux en division indirecte dont la membrane s'était prématurément constituée à l'intérieur de la couronne formée par les anses chromatiques, par suite de la disparition trop tardive de l'extrémité du fuseau achromatique (cf. Hexxecuy, Leçons sur La cellule, Paris, 1896, p. 398).

3. « Uebergangsformen » (Ehrlich); « Formes intermédiaires » (Stiénon).

4. Marassez, Remarques sur la coagulation du sang (Soc. de biol., 13 juin 1896, p.597).

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aussi sont peu communes. Les véritables formes intermédiaires nous semblent rares. On remarquera que (pour le sang normal du chien et de l’homme en particulier) si l’on met de côté les globules à noyaux peu colorés, les cellules à noyau bourgeonnant ont toutes un noyau très découpé. L'étude du diamètre des différents types complète les observalions précédentes. La distinction de ces types ne pouvant se faire avec certitude sur du sang frais ou sur du sang simplement desséché, je me suis servi de préparations fixées par l'acide chromique après dessiccation, colorées à l'hématéine et à l’éosine et montées dans la glycérine. J'ai apprécié l'erreur causée par l’aplatissement du globule par comparaison avec le sang frais. Pour l'évaluation du diamètre, je me suis servi de la technique indiquée par M. Malassez pour les globules rouges'. Les observations comparatives faites de cette façon sur le sang normal de l’homme m'ont montré les faits suivants : les globules à noyau polymorphe ont un diamètre assez fixe voisin de 12 y: avec des écarts de 10-14 ». Les diamètres beaucoup plus petits, se rapprochant de 7 y sont exceptionnels; je ne les ai jamais vus dans le sang normal, mais je les ai trouvés dans le sang de plusieurs leucocythémiques et aussi dans le sang d’une femme très anémique, observée dans le service de mon maitre M. Dieulafoy, qui présentait à l’autopsie un ulcère de l'estomac avec périgastrite suppurée. Il semble bien que ce soient ces globules qui aient été décrits par Spilling* dans la leucémie sous le nom de globules nains et plus tard par Rieder* dans certaines anémies. Au contraire, tous les diamètres intermédiaires existent entre les formes à noyau arrondi, toute distinction précise est arbitraire, et c'est seulement parce que c’est un mode de comparaison simple et pratique que nous ne considérerons comme petits mononucléaires que les globules d’un diamètre égal ou inférieur à celui des globules rouges. À ce propos il n’est peut-être pas inutile de faire remarquer 1. Marassez, Nouveau procédé pour la mensuration des globules sanguins,

règle globulimétrique (Soc. de biol., 5 janvier 1889). ; 2. E. Srizuinc, Ueber Blutuntersuchungen bei Leukämie (Inaugural Dis-

sertation, 1880, in Farbenanalylische, p. 51). nt 3. Rrener, Beitrüge zur Kenntniss der Leukocylose, Leipzig, 1892, p. 7.

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