‹ Recherches sur la Valeur Morphologique et la Signification des Differents types de Globules BlancsChapitre 9 sur 27 · GuzLanp, loc. cit · texte numérisé non relu

GuzLanp, loc. cit

entre ces deux types. Enfin, on trouve dans certains sangs pathologiques, des globules à noyau polymorphe de dimensions très petites, nous avons déjà eu l’occasion d’en parler.

Ainsi, on rencontre tous les intermédiaires entre les plus petits mononucléaires et les plus grands. Les globules à noyau polymorphe constituent au contraire une variété plus définie. Les formes intermédiaires aux grands mononucléaires et aux leucocytes à noyaux bourgeonnants sont peu nettes et peu nombreuses. Enfin, il existe un certain nombre de formes, qu'on pourrait rattacher à une série progressive allant des petits mononucléaires aux leucocytes à noyau polymorphe, mais dont tous les éléments ne se trouvent nombreux et nets que dans des cas pathologiques. Quant aux cellules granuleuses, c’est seulement en étudiant les réactions histo-chimiques des globules blancs que nous chercherons à voir si ces formes sont morphologiquement distinctes, ou si elles se relient aux variétés voisines.

Nous devons maintenant nous demander si toutes les formes que nous voyons sur les préparations de sang fixées comme nous l'avons indiqué sont des formes intactes, ou si certaines d’entre elles ne correspondent pas à des globules altérés. La question est importante. Lüwit accorde beaucoup de valeur à l’action du plasma sur le diamètre des globules blancs; dans plusieurs travaux, il a insisté sur la facilité d’altération des globules blancs dans le sang, à l’air, et même dans les vaisseaux ’.

Pour Botkine ?, tous les globules qu’on a désignés sous le nom de grands lymphocytes, grands mononucléaires ne sont que des petits mononucléaires gonflés par l'action du plasma sanguin ou lymphatique. Ces conclusions s'appuient sur l'observation én vitro de la lymphe du canal thoracique du chien. Elles nous semblent beaucoup trop absolues et générales.

Dans le sang de l’homme, dans la lymphe des batraciens,

4. Lôwir, Ueber Neubildung und Zerfall der weissen Blutkôrperchen (Silz. der K. Akad. der Wissensch. Wien, 1885, t. 92, p. 121; et Sludien zur Physiologie und Pathologie des Blutes und der Lymphe, Iéna, 1892).

2, Borkine, Zur Morphologie des Blutes und der Lymphe (Virchou’s Archiv, 1896, t. 14, p. 369).

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observés in vitro, on constate bien au bout d’un temps variable le gonflement de globules morts et altérés. Mais ce phénomène ne se produit pas si rapidement que le veut Botkine. D'ün autre côté, si à une goutte de sang de l’homme on mélange une goutte d’eau distillée, qu’on étale, fixe le mélange et colore la préparation, on se rend compte de l’action plus ou moins énergique de l’eau en différents points par la dissolution plus ou moins complète de l’hémoglobine du globule rouge. Or, sur ces préparations, il ne semble pas que les formes grands mononucléaires à protoplasma hyalin augmentent et on retrouve des petits mononucléaires en aussi grande quantité que sur la préparation du sang auquel on n’a pas ajouté d’eau.

Sans admettre les conclusions de Botkine, nous ne rejetons pas absolument la possibilité du gonflement de certains mononucléaires dans le sang dans certaines circonstances, et certaines formes à protoplasma hyalin, abondant, dont le noyau au lieu d’être ovalaire et pâle est arrondi et bien coloré, pourraient peut-être s’y rapporter. Nous donnerons du reste plus loin sur cette question de-nouveaux faits. Quant à ces formes, fréquentes sur les préparations de sang du lapin, par exemple, où le noyau n'apparaît plus que comme une lache diffuse sans limites nettes située à la périphérie, ce sont là des altérations probablement artificielles, nous voulons dire produites en dehors du vaisseau ‘.

1. KLEIN (loc. cil.)\ a proposé le nom de « Leukocytenschatten » pour certains grands mononucléaires à noyau pâle. On trouvera bien décrits et figurés dans son travail certains polynucléaires à noyau diffus qu'il considère avec raison comme des formes altérées ; seulement il s’agit peut-être 1à d’altérations artificielles. 11 a bien figuré aussi les éosinophiles dont toutes les granulations sont écartées les unes des autres et disséminées sur une grande surface. Cette dissémination des granulations des leucocytes granuleux a été décrite par beaucoup d'auteurs et elle est facile à observer in vitro, sur le leucocyte vivant où elle se produit assez brusquement. Il n’est pas sûr cependant que ces formes qui ont, pour ainsi dire, éclaté, soient, absolument, toutes définitivement détruites, car, quelquefois, on en peut voir qui, après avoir disséminé ainsi brusquement leurs granulations sur une grande surface, sont capables ensuite de les ramener les unes à côté des autres ; dans ce cas, on a assisté à un étalement brusque et non à une véritable destruction.

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