‹ Recherches sur la volatilité des sels de mercureChapitre 12 sur 30 · LUE ER · texte numérisé non relu

LUE ER

Il faut donc employer pour 10 em° d’une solution mercurielle : 1 cm° de solution de sulfate de strychnine à 2 g 5 pour 100 em?. 1 cm* de solution d’iodure de potassium à 0 g 5 pour 100 cm. Dans ces conditions, on décèle très bien 10 y dans 10 em° mais il n’est pas possible de déceler 5 y dans ce même volume.

Lorsqu'on fait l'expérience sur 1 cm° seulement de solution mercurielle RE L :

on ne décèle pourtant pas le y mais seulement 2 y de bichlorure de mercure.

Ce qui fait le très grand intérêt de ce procédé c’est que l’acidité chlorhydrique, qui dissimulait le mercure à la plupart des réactifs que nous venons d'étudier, n’est ici pas gênante.

On conçoit fort bien que, si le mercure est sous forme d’un anion chloromercurique, l’addition d’iodure de potassium effectuera sans difficulté la transformation progressive en présence d’alcaloïde de cet anion en anion iodomercurique.

Une trop forte concentration en acide chlorhydrique se traduit toutefois par une modification importante de l’aspect du précipité qui, de colloïdal devient granuleux, rendant la comparaison opacimétrique très aléatoire.

Pour éviter cette cause d’erreur, nous avons essayé de stabiliser cette solution par de la gomme arabique. Un certain nombre d’essais nous ont montré que cette façon de faire donnait d’excellents résultats et que la concentration de gomme optima était de 0 cm 10 de solution de gomme à 5 pour 100 pour 10 em de solution. |

Dans ces conditions, on peut titrer opacimétriquement le mercure même en présence de 1 em° d'acide chlorhydrique pur dans 10 cm° de solution (acidité N) (*).

Cette méthode est donc utilisable à partir de 10 y pour 10 cm; nos expériences ont montré qu'on peut l’employer jusqu’à une concentration de 1 mg à la condition d'augmenter la quantité des solutions d’iodure et

de strychnine que nous ajoutons et en augmentant le volume final de la

solution jusqu’à 30 cm’, cette solution étant évidemment placée dans des tubes plus grands.

Cette méthode est utilisable même en milieu fortement nitrique mais elle ne donne aucun résultat en présence d’une assez grande quantité d’acide sulfurique pour lequel nous avons été obligés d’avoir recours à Popacimétrie du mercure précipité par le chlorure stanneux.

Nous avons essayé de remplacer la strychnine par la brucine ou par la quinine, mais ces substitutions se traduisent par une diminution de la sensibilité de la réaction.

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