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Formol en milieu sodique
Les. sels de mercure sont facilement réduits en milieu sodique par le formol. Nous avons déjà utilisé ce procédé en vue du dosage volumétrique, le mercure réduit étant dosé par l’iode libre, JEAN (1), qui a très bien étudié cette réaction, a montré qu’elle est totale lorsque la concentration de l’alcali est au moins normale.
Etude de la sensibilité de la réaction.
Nous avons noté qu'un grand excès de formol était nécessaire : 5 cm* de la solution commerciale à 40 pour 100 donnent un trouble maximum aux 5 em de liqueur mercurielle auxquels on le mélange, même lorsque ces solutions contiennent jusqu’à 1 mg de mercure.
Nous avons confirmé que l’alcalinité n’influence pas le degré de réduction pourvu que cette alcalinité soit au moins normale.
Nous avons noté que le chauffage ou le refroidissement dans l’eau glacée ne faisait pas varier le degré de trouble.
Les meilleures conditions pour employer ce procédé sont les suivantes :
A 5 em de solution mercurielle, contenant moins de | mg de chlorure mercurique, on ajoute 5 cm° de formol du commerce et 1 cm° de soude à 40 pour 100.
Dans ces conditions, on peut déceler jusqu'à 10 y de chlorure mercurique dans 5 cm de solution. La sensibilité est donc la même que par le chlorure stanneux en milieu chlorhydrique.
Acide hypophosphoreux en milieu chlorhydrique
JEAN (1) a noté que le réactif de BOUGAULT convenait très bien à cette détection du mercure puisque l’action réductrice de l’acide hypophospho-
(1) Jean (M.). Dosage de petites quantités de mercure, Thèse Doct. Pharm.,
Bordeaux, 1931, p. 18.
. (2) Jean (M.). Dosage de petites quantités de mercure. Thèse Doct. Pharm.,
Bordeaux, 1931, p. 29.
reux sur le mercure n’est pas gênée par un excès d’acide chlorhydrique pourvu que cette acidité soit supérieure à N/4.
L'emploi du réactif de BOUGAULT ne nous a pas donné de résultats satisfaisants car nous n’avons pu déceler 200 y de mercure dans 10 em de solution auxquels nous avions ajouté 1 cm° de réactif de BOUGAULT, cette absence de précipité étant notée aussi bien à froid qu’à la température du bain-marie bouillant. Il semble bien ici encore que l’acide chlorhydrique dissimule le mercure par formation d’ion chloromercurique.
Nous n’avons pas poursuivi davantage ces essais.
Microdosage par opacimétrie de liodomercurate de strychnine
JEAN (1) signale que l’iodomercurate d’alcaloïde, qui se forme en ajoutant à la solution de mercure une solution d’iodure alcalin et une solution de sel d’alcaloïde, ne contient pas la totalité du mercure de la solution mais qu’ (on peut cependant fonder sur la production de ce corps un mode d'évaluation extrêmement sensible de très faibles quantités de mercure, basé sur l’appréciation du trouble qui résulte de la formation de traces d’iodomercurate d’alcaloïde, appréciation qu’il est facile de réaliser par rapport à des étalons ».
Suivant la technique préconisée par JEAN. c’est à la strychnine que nous avons recours. à
Précipitation du mercure à l’état d’iodomercurate de strychnine :
ES CNE ON:02, IH Nous faisons intervenir les 2 réactifs suivants : Une solution de sulfate de strychnine à 2 g 5 pour 100 cms. Une solution d’iodure de potassium à 0 g 5 pour 100 cm#.
Ces doses ont été adoptées par JEAN, en se basant sur la formule de l’iodomercurate de strychnine, l’alcaloïde devant être en grand excès pour diminuer l’action dissolvante de l’iodure de potassium sur le précipité.
La dissolution du sulfate de strychnine est longue et difficile à froid ; on porte à 60 ou 800 pour l’activer.
Technique.
À la solution de mercure-Il à doser on ajoute un volume déterminé de la solution de sulfate de strychnine d’abord, puis d’iodure de potassium. On effectue ces réactions dans des tubes à essais de faible diamètre (10 mm) de manière à obtenir le maximum de sensibilité.
Etude de la sensibilité de la réaction.
Les proportions de réactifs préconisées par JEAN sont-elles celles qui confèrent la plus haute sensibilité et n’y a-t-il pas lieu de chercher mieux ?
Nos expériences ont montré que ce sont là les proportions optima.
(1) Jean (M.). Dosage de petites quantités de mercure. Thèse Doct. P Bordeaux, 1931, p. 57 à 60. e Doct. Pharm.,